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La troisième édition du Festival Oasis a définitivement fait de Marrakech une destination incontournable de la musique électronique. Les meilleurs DJ concentrés sur 4 jours de fête en plein air, c’est ce qu’a proposé le festival de musique électronique pensé par Marjana Jaidi, Youssef Bouabid et Ismael Slaoui du 14 au 17 septembre. Coulisses d’un festival qui peut faire pâlir les plus grands du monde.

Des sons de différents pays, des univers qui défilent, des musiciens qui proposent leur univers, tantôt sur la scène principale que sur la scène Arena face à des festivaliers qui déambulent dans cet espace magique qu’est la Source de Marrakech. On danse, on mange, on boit, on écoute, on s’exprime, on partage, on parle, on rit, on profite…Les états des 4.000 festivaliers, venus du monde entier, suivent et ne se ressemblent pas. 4 jours de purs sons, 4 jours de fête et de beaux moments de musique pour un festival qui vient de fêter ses 3 ans et qui s’est déjà fait une place dans la sphère de la musique électronique. 3 ans d’âge physique, mais bien 100 ans d’âge mental tant ce rendez-vous est mature.

Une vision passionnée
L’une des grandes forces de l’Oasis Festival est cette vision passionnée et de dévouement sans faille de son organisation. Pensé et organisé par trois jeunes Marocains mélomanes qui connaissent le milieu de DJing, l’Oasis Festival est un travail de longue haleine, un projet qui a bien mûri pendant des années avant de voir le jour et surtout le travail de toute une année par Marjana Jaidi, Youssef Bouabid et Ismael Slaoui. Résultat, l’Oasis Festival a tenu toutes ses promesses : organiser un évènement de qualité à l’échelle nationale et surtout internationale. La liste des artistes présents cette année est à faire pâlir les plus prestigieux festivals de musique électronique à travers le monde, confirmant ainsi son statut de festival incontournable sur la scène mondiale. Les festivaliers ont été choyés autant par le line up que par les différentes expériences culinaires, gustatives et de bien-être que le festival proposait. Créé en 2015, Oasis a en effet inscrit, dans la durée, le Maroc sur la carte des destinations festivalières du moment. Niché dans les faubourgs de la bourdonnante cité de Marrakech, le festival continue d’y mélanger avec raffinement la crème des artistes internationaux et les nouveaux talents issus du bourgeonnant vivier électro marocain. Et pour marquer le coup, le festival se permet un opening digne de son nom pour mettre tout le monde dans l’ambiance et donner un avant-goût d’une édition qui promettait d’être unique. Le DJ d’origine bosniaque qui fait le tour du monde, Solomun a enchanté avec plus de 6 heures de mix ! L’artiste du moment à Ibiza a été précédé par l’ambassadeur de la scène marocaine underground, Amine K, son comparse du label, Diynamic Karmon, et par un très attendu Kenny Glasgow B2B My Favorite Robot. Une entrée en matière qui a ravi les festivaliers venus nombreux ce soir-là.

Nicolas Jaar, cet extraterrestre des platines
L’Oasis est l’occasion de découvrir de nouveaux talents ou de les redécouvrir autrement, avec la magie de Marrakech. Que ce soit l’appliqué Richie, Charlotte de Witte, Marcel Dettmann, Dr. Rubinstein, KiNK, Willow ou encore Daniel Avery, pour ne citer que les têtes d’affiche, celui qui a mis tout le monde d’accord en cette édition est l’incroyable : Nicolas Jaar. Même les fans de Maceo Plex qui a raté son avion et qui n’a pas pu assurer son set de samedi et qui s’est vu remplacer par Jaar, n’y ont vu que du feu et ont été pris par la magie du virtuose. À tout juste 26 ans, ce DJ musicien à la créativité débordante se permet de transgresser les styles, de proposer des sets live où il prend le micro et chante. Le chilo-américain a joué deux soirs de suite et a proposé deux spectacles complètement différents. Il mise sur le mélodique, à la limite du funk soul avec des virées africaines et orientales, ce samedi soir, histoire de laisser le set techno assumé pour le soir suivant. Des débuts de sets toujours primordiaux pour un Nicolas Jaar appliqué. L’intro est toujours incroyable avec des sons et une maîtrise des silences dont lui seul a le secret. Il navigue entre la Terre et la Lune, entre son Amérique natale du Nord au Sud, des États-Unis au Chili nourri par ses voyages dans le monde. D’ailleurs ce samedi soir, pour Marrakech, il propose une entrée qui ressemble à la ville ocre. Entre samedi et dimanche, il propose ses remix et ses compositions, de «Three Sides of Nazareth» à «Siren» en passant par le sublime «No» où il chante en espagnol et fait succomber la scène marrakchie. Un moment fort, l’un des moments les plus marquants des trois éditions confondues. Une musique d’une grande maturité, pour un Nicolas Jaar qui donne une vision du monde du haut de ses 27 ans. Moments forts également : Les magiciens des machines KiNK, Karenn et Harvey Sutherland joueront live, tandis que la session back-to-back tout juste dévoilée de Joy Orbison B2B Kornél Kovács rejoindra celle de Dolan Bergin B2B Move D. Willow, Young Marco, Mike Servito, Jaza, HAAi et Thris Tian viendront compléter le line up de cette première journée. L’habitué du label Dial Pantha du Prince et les pépites du son analogique Agents Of Time ont joué en mode live, en complément des sets de Alex Niggemann B2B Amine K, Chloé B2B Ivan Smagghe, Driss Skali, Fassi et Matt Medved.

La Moroko Loko, en reine de l’Arène
Anja Schneider, Artunique, Mar1, Matthias Meyer B2B Patlac, Patrice Bäumel et Polyswitch sous le regard bienveillant et le talent d’Amine K, initiateur du mouvement électronique, ont fait le bonheur de l’Arène ce dimanche avec une scène 100% collectif LOKO. «Quand on a commencé, il n'y avait pas grand chose. Maintenant, le Maroc entier s'est converti à la musique électronique pointue qu'on défend depuis le début», avait confié Amine Akesbi, alias Amine K, lors d’un entretien avec «Les Inspirations ÉCO». Le collectif, qui vient de fêter ses 7 ans cette année, grandit et s’étend à l’international. Des soirées «fun», où les meilleurs DJ underground viennent présenter leur musique à un public détendu, venu pour apprécier le talent et l’art, tout simplement. Loin des soirées guidées marocaines, Amine Ka apporté du Berlin au Royaume de la musique. «Oasis Festival est important, car c'est par des évènements comme ça qu'on arrive à ouvrir la scène marocaine sur le monde et avoir un échange de culture via les étrangers qui sont venus pour y assister», confie le parrain de la scène électronique Unes B. «J'ai eu l'honneur de représenter ma famille Loko. Je ne peux que remercier Oasis Festival pour la confiance qu'ils ont eue en nous, pour nous laisser prendre l'Arèna le dimanche. C’est un bon signe d'évolution de la scène marocaine et une belle mise en valeur des artistes marocain». 

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