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La 17e édition du Printemps musical des Alizés d’Essaouira a tenu toutes ses promesses, du 27 au 30 avril. Depuis Mogador, le public a pu traverser les continents en musique. 

Un concert d’ouverture plein d’humanité pour ouvrir le bal, histoire de se mettre dans le bain d’une 17e édition qui promettait de ne pas être comme les autres. Voilà ce qu’a proposé le Printemps musical des Alizés ce week-end du 27 au 30 avril. L’Europe centrale comme destination première, depuis les murs de Dar Souiri, où jamais Johannes Brahms, Gustave Mahler ou Robert Schumann n’avaient raisonné aussi fort que sur le piano de Guillaume Vicent, le violon de Régis Pasquier, l’alto d’Adrien La Marca et le violoncelle de Christian-Pierre La Marca. Un voyage hors du temps qui prouve que cette édition 2017 est celle de la maturité avec une proposition d’une œuvre de Brahms des plus sophistiquées et complexes avant d’enchanter sur un Malher passionné et de clôturer sur le romantisme de Schumann.

Les moments de grâce se sont enchaînés à l’image des pauses opéra en toute intimité avec notamment Cui Zhengrong et Zhang Xueliang qui ont offert des extraits des plus beaux opéras du monde, le Quatuor Hanson a joué Beethoven et Schumann, le Yadain Piano Duo et Aglaia Trio ou encore une virée à Paris avec le pianiste Pascal Amoyel et la violoncelliste Emmanuelle Bertand avant que Reginald L Mobley, le contreténor américain, nous fasse voyager à l'époque baroque, pour nous faire découvrir le répertoire méconnu des compositeurs noirs, injustement oubliés par l’histoire.

Le soir, depuis le chapiteau sur la grande place, l'Orchestre philharmonique du Maroc, sous la direction d'Olivier Holt, a été accompagné pour la première fois, de l'Orchestre symphonique de Guangzhou venu directement de la République populaire de Chine nous enchanter avant qu’ils ne mettent le cap sur le Rhône.

La salle a été enjouée par la version concert de l'Opéra comique de Carmen de Bizet pour ensuite clôturer sur la joie et le plaisir de s’oublier sur les sonorités du Tango Argentin. Un hymne à l’ouverture et à la tolérance par ces temps de malaises que connaît le monde sublimé par le bonheur de transmettre et de perpétuer l’héritage à travers un des temps forts du festival : La matinée enfants. Le Festival a encore une fois mis en lumière les jeunes musiciens encadrés par la Fondation Ténor pour la culture dans le cadre du programme socio-culturel Mazaya. Une initiative louable et intelligente qui permet aux enfants déscolarisés de trouver le chemin de l’école et de l’éduction via la musique. Entre voyages, leçons de musique et leçons de vie, le Printemps des Alizés prouve qu’il est bien plus qu’un simple rendez-vous musical, c'est une «voix» de résistance.  

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