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Aaron, Duo de jazz

AaRON cultive la différence comme il cultiverait le beau ou l’amour. Le duo français à l’univers musical unique a clôt les concerts de l’Hippodrome Anfa de cette 12e édition du Jazzablanca. Humain, puissant et envoûtant, le duo a séduit et ému avec des extraits de trois albums parfaits. Entretien avec Simon Buret et Olivier Coursier.

Les Inspirations ÉCO : Vous achevez «We cut the night», tournée longue de deux ans, au Maroc. Qu’est-ce que cela fait de jouer au Maroc ?
Simon Buret : C’est la fin de la tournée, et le sentiment que l'on éprouve est très étrange. Je crois que je réaliserai un peu plus tard. C’est un grand plaisir que de voyager avec notre musique et de terminer par une date comme celle-ci. De manière générale, nos fins de tournées n'ont pas lieu à Paris, on aime bien disparaître un peu. On a eu deux années très intenses. Je ne sais quoi dire. Enregistrer trois albums, tourner dans le monde, se rendre compte que cela continue... Cela dure, cela fait 10 ans, cela devient ta vie en fait. C’est incroyable. 3 albums, ce n’est pas beaucoup. On a été surpris par cet accueil. On a beaucoup voyagé avec cet album. On a créé un lien tangible avec les gens. Quand un premier album marche, on ne comprend pas forcément tout de suite ce qui se passe, mais quand cela s'inscrit dans la durée, tu commences à comprendre. On ne pensait pas recevoir autant d’amour avec cet album…

Comment fait-on pour garder une telle constance au fil des albums?  
Olivier Coursier : On s’écoute beaucoup! La composition d’un album est un moment où l’on s’enferme tous les deux. On teste plein de choses. Il faut que cela nous touche en premier lieu. Si ce n'est pas le cas, on sait que ce n’est pas le moment de faire un album ou que ce n’est pas le bon morceau.

Simon Buret : On s’empêche d’être poli! De pas vouloir plaire absolument, de ne pas coller à quelque chose qui se fait en ce moment. Le fait de ne pas avoir conscience de ce que l'on fait est ce qui fait que ça dure avec Olivier. On le fait parce que le son suscite quelque chose en nous, et non parce qu’on pourrait passer là où qu'on pourrait exister là-bas. On s’en moque. C’est vraiment le sujet des chansons, le fait d’avoir des choses à dire qui est important. C'est dur parce qu’il faut s’autoriser à dire que c’est intéressant, être un peu égoïste. La beauté de tout cela réside dans le partage. On se rend compte de cette symbolique de «couper les solitudes», on voit qu’on est liés. Tu as beau croire que tu es le seul à éprouver ce sentiment, quand on est tous les deux enfermés en studio et que cela prend ces proportions-là, cela veut dire qu’on est tous pareils. Cela me rassure. Cela fait du bien dans les «mondes troubles», le personnel et la vie en général.  

La musique dicte-t-elle les mots ou est-ce  le contraire  ?
Olivier Coursier : Il n’y a pas de règle. Généralement, ce sont plutôt les textes qui dirigent le processus, mais après, une idée peut émaner d’un son en particulier. On va rebondir sur ça. Simon va venir avec une idée de refrain. On va développer un couplet. On ose essayer plein de choses surtout…

Simon Buret : Il y a souvent des moments chaotiques, mais il faut essayer, il ne faut pas avoir peur de se tromper. Il y a quelque chose d'un peu magique, une sorte de bouclier qui se forme lorsqu’on est en train de créer. Je ne pense pas du tout à cela. Ce moment où l’on est obsédé par la création nous retient de vouloir plaire à tout prix. De nous dire que c’est ce résultat qu’on a envie de voir jaillir. C’est important d’être dans le moment présent sans penser au résultat. D’être en accord avec nous-mêmes.  

Vos concerts ne se ressemblent pas...
Olivier Coursier :  Merci! On aime réadapter nos premières chansons à ce que l’on est aujourd’hui, au live aussi. Nos concerts ne sont pas pareils.  

Simon Buret : On aime regarder la scène, l’endroit où on est et, en fonction de cela, on se fait une espèce de set list. Une fois sur scène, on voit si on bascule vers autre chose. C’est génial de pouvoir se balader dans nos chansons. Quand on donne un concert, on vit une expérience. C’est encore une fois égoïste. On ne va pas au Jazzablanca ou ailleurs pour demander de l’amour. On est faiseur et mangeurs de liberté!  C’est l’expérience commune qui est importante dans la musique. Ce n’est pas comme dans un film où les gens s’assoient et regardent. On est tous en train de créer quelque chose dans le moment présent. C’est pour cette raison que j’aime les concerts: je crois pouvoir «attraper l’invisible». Il n’y a pas beaucoup d’endroits sur terre où on est relié par le beau. La scène permet cela.

Quid du quatrième album ?
Olivier Coursier : On écrit des choses, un peu de musique, un peu de textes. Cela ne s’arrête jamais, pas même pendant une tournée. Mais il faut marquer une pause, retrouver une vie normale. Voir ce qu’on a écrit, prendre le temps de voir ce que cela donne.

Simon Buret : Cela ne s’arrête jamais. On ne pense même pas en termes d’albums, c’est tout nous! On fera toujours des choses. On ne force pas les choses, on attend le bon moment. Cela ne se maîtrise pas…(Rires). 

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