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Actrice pleine de fraîcheur, Nadia Kounda a écumé les tournages avec les plus grands ces 10 dernières années. Aujourd’hui, elle joue dans le prochain opus, tant attendu, de Faouzi Bensaidi : Volubilis. Révélations et coulisses d'un tournage plein de douceur.

Après avoir incarné la princesse Sherazade dans les 1001 Nuits, de Anouar Moatassim, après avoir joué dans l’Amante du Rif, de Narjiss Nejjar ou Paris à tout prix, de Reem Kherici, la jeune comédienne Nadia Kounda originaire de Casablanca qui vit et étudie à Montréal, se voit confier un premier rôle en or par le grand Faouzi Bensaidi dans «Volubilis», un des films marocains les plus attendus de 2017. Être dirigé par un cinéaste à la fois énigmatique et saisissant, qui a une vision et un univers à lui ne peut que laisser des traces. Nadia Kounda en sait quelque chose.

Une histoire d’amour avant tout
Volubilis c’est l’histoire d’une servante et d’un vigile. Une histoire simple d’un amour qui se termine par un mariage. L’histoire d’un couple sans histoire, celle de Malika, jouée par Nadia Kounda et Abdelkader interprété par Mouhcine Malzi, dont la vie bascule après une humiliation sur le lieu de travail du mari. «Malika est cette femme forte et fragile, une servante, qui vient de se marier avec l’homme de sa vie : son meilleur ami, son voisin. Il est vigile dans un mall, se fait humilier au travail. Leur vie bascule. Il n’arrive pas à surmonter son humiliation. Le film commence bien jusqu’à cet incident qui signe une véritable descente aux enfers», confie l’actrice qui se dit ravie de jouer avec un réalisateur comme Faouzi Bensaidi. Contacté par le directeur de casting, Amine Hani, l’actrice fait le voyage depuis Montréal où elle vit afin de rencontrer le réalisateur pour discuter d’un futur projet. «On a tout fait dans les règles de l’art, je suis venue faire des essais», continue l’actrice qui arrive à Casablanca où elle se retrouve dans une salle énorme, ouverte et pleine de comédiens. «Je n’avais pas de texte, ni de scénario, on m’a juste dis «viens et ne pose pas de question». Une façon de faire qui n’a pas fait peur à Nadia Kounda qui avoue avoir été soulagée, bien au contraire. «Cela m’a mise à l’aise, de sortir de cette habitude de venir avec un texte préparer, rentrer avec la boule au ventre, on a l’impression de passer un examen !», continue la comédienne qui fait la rencontre de l’acteur fétiche de Bensaidi, même acteur qui lui donne la réplique : Mouhcine Malzi. Le réalisateur tenait à vérifier l’alchimie entre les deux comédiens. Après quelques essais, une journée bien remplie, Nadia Kounda et Faouzi Bensaidi se revoient une nouvelle fois avant de laisser la comédienne rentrer chez elle à Montréal. «Faouzi Bensaidi m’a appelée à la sortie de mes cours, et m’a proposé de jouer dans son film ! J’en ai crié !», confie la comédienne originaire de Casablanca qui avait déjà vu «Mort à vendre», du réalisateur et qui avait adoré cet univers. «J’ai vu tous ses films et je me suis toujours dit que j’aimerais un jour jouer avec ce réalisateur. Cela s’est fait naturellement».

La rencontre d’un comédien et d’un réalisateur
Entre Nadia Kounda et Faouzi Bensaidi, c’est l’entente immédiate. Il lui fait confiance, lui confie son premier rôle et elle ne rêve que d’une chose, travailler avec un cinéaste aussi talentueux et décalé. «On s’est fait confiance dès le premier jour. J’ai dit oui avant même de lire le scénario ! Les essais étaient basés sur des scènes de film. J’avais un peu compris cette histoire, ce film d’auteur plein d’émotion», confie Nadia Kounda qui est confortée dans cette idée après la découverte de l’histoire. Elle se retrouve devant un scénario ficelé, touchant et une histoire qu’elle veut, plus que tout, défendre à l’écran. «Il y a toujours «toi» qui sort avant tout. Le comédien apporte une personnalité à son personnage. Les prises de décision ne sont pas les miennes, ce sont celles de Malika, mon personnage. C’est une fleur perdue, une fleur en plein milieu des ordures. Elle aurait pu avoir une autre vie, une vie meilleure. Elle a trouvé une sécurité, une zone de confort chez cet homme. C’est l’amour qui prend le dessus dans ce film». Un amour contagieux puisque, selon l’actrice le tournage était très agréable. «J’ai toujours eu envie de travailler avec ce cinéaste plein de mystère, mais tellement talentueux et plein d’humanité. On s’est rencontré à plusieurs reprises sans avoir le temps de nous connaître. Aujourd’hui, grâce à ce film, j’ai gagné plus qu’un réalisateur de talent avec qui j’ai eu la chance de travailler. J’ai gagné un ami».

Un retour aux sources pour Bensaidi
Dans Volubilis, les scènes se passent à Casablanca et dans la ville natale du réalisateur : Meknès. «Il nous a fait découvrir sa ville à travers ce film», confie l’actrice touchée par un tournage d’une douceur et d’une zénitude rare. Après «Mort à vendre», un film à succès qui a fait le tour du monde et qui a fait découvrir les dessous de la ville de Tétouan ou encore «What a wonderful world», où il filme Casablanca pleine de contrastes, Faouzi Bensaidi revient aux racines dans cet opus, en filmant la ville où il est né et où il a passé son enfance. Univers bien trempé, doté d’un style particulier, le cinéaste a prouvé qu’il s’agissait d’une valeur sûre du cinéma marocain. En travaillant avec lui, Nadia Kounda découvre un cinéaste fidèle à lui-même, à la vie comme à la scène. «Le tournage ne m’a pas fatiguée tant que ça. J’ai senti la fatigue après le cut. Il a su s’entourer de personnes comme lui. Des personnes «zen». J’ai rarement vu une ambiance de travail aussi «zen». Ça fait 8 ans que je travaille dans la télévision et le cinéma et c’est la première fois que je tombe sur un tournage aussi calme. Il a le calme contagieux !», confie la comédienne. L’acteur et réalisateur puise dans ce calme et dans son talent pour tout mettre aux profits de ces comédiens. Il dirige tout en laissant de la liberté, il sait vers où aller mais il a assez confiance en ses acteurs pour les suivre dans leur passion. «Sur le tournage, il ne prend pas une seule version mais plusieurs de ta manière de jouer. Ça laisse une certaine liberté. Tu donnes ta proposition, il te demande de faire sa proposition à lui et la troisième tu donnes sans réfléchir, sans être cérébrale». Il l’est pourtant un peu puisqu’il aime préparer. L’étape de la préparation est très importante pour Faouzi Bensaidi. «On a fait beaucoup de répétitions, c’est ce que j’aime dans la méthode de travailler de Faouzi Bensaidi. C’est quelqu’un qui a tout préparé à l’avance. On a fait plusieurs sessions à Casablanca avec tous les comédiens», continue la comédienne qui s’est dit très satisfaite de la manière de travailler du réalisateur qui, selon elle, réussit à tout avoir avec la douceur. Le plus important, c’est qu’il fait ressortir le meilleur chez l’autre, chez son comédien, selon Nadia Kounda. «Je me suis surprise moi-même à jouer d’une autre manière. Il a sorti le meilleur de moi. Les silences permettent d’incarner le personnage. Je ne jouais plus, j’étais Malika. C’est quelque chose que j’ai envie de retrouver dans d’autres tournages», ajoute l’actrice qui a hâte de découvrir le film, qu’elle n’a pas encore visionné. «Volubilis» devrait sortir courant 2017. Un cru marocain, très attendu.


Drame moderne

Abdelkader est vigile et Malika est employée de maison. Ils viennent de se marier et sont fous amoureux. Malgré des problèmes d’argent, ils rêvent d’emménager ensemble et de vivre leur amour. Un jour, Abdelkader va vivre un épisode d’une grande violence et d’une grande humiliation qui va chambouler leur destin.  

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