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Les Cahiers des ÉCO / PME

La dernière enquête ReKrute dresse une radioscopie de l'entreprise idéale vue par les Marocains. Mode de management, activités, critères de sélection et d’évaluation des collaborateurs, l’entreprise est clairement amenée à rompre avec l’approche «classique» qui la caractérisait .Zoom sur les principales caractéristiques qui peuvent faire d'une entreprise la structure rêvée des collaborateurs.

À quoi ressemble l’entreprise idéale ? Pour répondre à cette question, les experts de Rekrute se sont attelés à un travail de sondage pour dresser une radioscopie de l’entreprise idéalement perçue par les Marocains. Aujourd’hui, force est de constater que les mentalités ont évolué et nombreux sont les experts qui parlent de «l’entreprise de demain». Mode de management, activités, critères de sélection et d’évaluation des collaborateurs, l’entreprise est clairement amenée à rompre avec l’approche «classique» qui la caractérisait jusque-là et dans ce contexte la dernière enquête Rekrute permet de voir plus clair dans les aspirations des salariés marocains. En entrant dans le vif du sujet, les statistiques dégagées par ce travail d’enquête permettent de souligner trois principaux aspects : le management, l’évaluation et la santé financière de l’entreprise qui trônent en tête des critères déterminant le choix de travail dans l’entreprise. Si 15% des Marocains restent tout de même plus intéressés par le travail dans le secteur public, le privé attire incontestablement de plus en plus de Marocains. 20% des interrogés souhaiteraient travailler pour leur propre compte, 19% aimeraient travailler dans une grande entreprise, 19% aimeraient travailler dans une très grande entreprise et 18% préféreraient travailler dans une PME. Les avis semblent donc partagés mais un constat est à retenir : le secteur public n’est plus très prisé.

Tous pour un travail d’équipe !
Les Marocains ont néanmoins une idée claire sur le mode de travail qu’ils souhaitentadopter. Ils sont en effet de plus en plus enclins à travailler en équipe. Le travail de sondage mené par Rekrute relève en effet que plus de 90% des Marocains préfèrent aujourd’hui travailler en équipe contre seulement 10% qui continuent à privilégier le travail individuel. «Cela démontre qu’ils ont un sens du partage et désirent avoir recours à des compétences variées et des savoirs-faire instructifs», explique-t-on auprès de Rekrute. Qui dit mode de travail dit également mode de management et les experts de Rekrute ont enquêté sur ce volet. Les Marocains se révèlent être de plus en plus regardants quant au mode de management de l’entreprise et sont plus de 56% à rechercher un style de management participatif contre 17% à préférer le style directif. «Les répondants penchent vers un style de management qui encourage l’engagement des collaborateurs et prend en compte leur avis ; ils sont donc une majorité à chercher à être valorisés et considérés au sein de l’entreprise», explique-t-on auprès de Rekrute.

Cap sur le «CDI»
Sans surprise les Marocains préfèrent la stabilité de l’emploi et sont 90% à préférer travailler sous contrat CDI, 5% à préférer le travail par intérim et 4% à s’exprimer pour le travail en freelance. Sur le mode de recrutement et de sélection, la vision des Marocains semble claire. En effet, ces derniers ont une idée bien arrêtée des critères selon lesquels ils souhaitent être jugés avant leur recrutement. «Il est clair que les Marocains souhaitent aujourd’hui être évalués et jugés selon leurs compétences et leur potentiel. Ils privilégient ce critère car ce dernier leur permet de se différencier, en plus de la formation et de l’expérience qui peuvent être similaires pour plusieurs personnes», note-t-on auprès de Rekrute. Statistiques à l’appui, ils sont 57% à vouloir être jugés sur leurs compétences et potentiels, 17% souhaiteraient être jugés sur le critère de l’expérience et seulement 13% sur le critère de la formation. Cette approche est confirmée également lorsqu’il s’agit d'évaluer leurs perfomances au sein même de l’entreprise.

En effet, 66% des Marocains tiennent à être évalués de manière quantitative et qualitative, 20% souhaiteraient être évalués de manière qualitative contre seulement 5% qui voudraient être évalués de manière quantitative. Ces statistiques prouvent donc que les Marocains souhaitent être évalués non seulement sur le rendement et donc sur l’aspect quantitatif mais également sur la qualité de leur travail à travers une évaluation de l’aspect qualitatif. Dans le détail du mode de travail que les Marocains prrivilégient, la radioscopie réalisée par Rekrute démontre qu'ils sont prêts à constituer une réelle valeur ajoutée à l’entreprise et sont par là plus de 63% à opter pour la polyvalence des tâches contre 37% à privilégier la spécialisation des tâches.

L’autonomie, un avantage prisé
Exit les managers, chronos à la main tous les matins. Il est un fait : les Marocains sont de plus en plus attachés à une relative autonomie au travail. Si, comme cité plus haut, les Marocains sont de plus en plus dévoués à l’entreprise en privilégiant la polyvalence et la qualité du rendu du travail, il n’en demeure pas moins qu’ils privilégient une certaine flexibilité dans les horraires de travail. 53% des répondants de l’enquête Rekrute préféreraient avoir des horaires flexibles contre 47% qui opteraient pour des horaires fixes. «Sur ce point, les avis des Marocains sont partagés : là où certains aimeraient avoir des horaires fixes, d’autres préféreraient avoir des horaires flexibles, mais il est clair que la majorité préfère adapter ses horaires à ses besoins», précise-t-on auprès de Rekrute. Notons tout de même que la flexibilité des horraires est privilégiée par les salariés séniors. En effet, plus les Marocains avancent dans l’âge, plus ils semblent préférer avoir des horaires flexibles leur permettant une plus grande autonomie et liberté pour maintenir une vie personnelle.  Dans ce sens, 84% des personnes ayant entre 45 et 55 ans et 84% des plus de 55 ans opteraient pour des horaires flexibles au moment où seulement 41% des moins de 25 ans et 52% des Marocains âgés de 25 à 34 ans préféreraient avoir des horaires flexibles. Toujours dans les facteurs «temps», cette fois-ci, il s’est agi pour les enquêteurs de Rekrute de s’intéresser au temps passé au même poste dans l’entreprise. 3 ou 4 ans, c’est la durée optimale pour rester à un même poste selon 41% des Marocains. 29% des interrogés estiment que la durée optimale est plutôt de 1 à 2 ans contre seulement 15% des Marocains qui préfèrent occuper le même poste plus de 5 ans dans la même entreprise.

Tout travail mérite… «reconnaissance»
Loin du célèbre adage : «tout travail mérite salaire», les Marocains sont de plus en plus nombreux à aspirer à une véritable reconnaissance de leurs efforts et de leurs compétences. Il sont en effet 58% à préférer un développement de carrière et 23% préféreraient des tâches stratégiques alors que 19% aimeraient une reconnaissance pécuniaire. «On remarque qu’il y a clairement une évolution des mentalités car l’aspect pécuniaire se retrouve en dernière position.  Pour fidéliser leurs salariés, les entreprises doivent donc développer un système de récompense permettant l’évolution et la valorisation des employés», note-t-on auprès de Rekrute. Les mentalités évoluent donc, les attentes se calquent de plus en plus sur les standards internationaux et le grand défi qui se pose aujourd’hui aux entreprises est celui de savoir renouveler et moderniser son mode de management et répondre aux aspirations des salariés qui posent les jalons d’un nouveau rapport employeur-salarié basé sur l’engagement, la confiance et l’intégrité de part et d’autre.


6 CRITÈRES DE CHOIX DE L’ENTREPRISE

La santé financière de l’entreprise

La réputation de l’entreprise

Les valeurs de l’employeur

Le cœur d’activité de l’entreprise

La qualité des produits et services

La localisation géographique


Mobilité réduite

Les Marocains ne sont décidément pas très mobiles quant au déploiement régional. C’est sans surprise, l’axe Casablanca-rabat qui reste privilégié par les Marocains dans leur choix de travail. 62% des répondants préfèrent en effet travailler à Casablanca, Rabat et ses régions. Tanger et ses régions deviennent tout de même de plus en plus attractives puisque 14% préféreraient y travailler, juste devant Marrakech qui semble attractive pour 8% des répondants. «Il est à noter que ces résultats ne sont guère surprenants en ce sens que la forte concentration autour de l’axe Casablanca-Rabat attire les Marocains en raison des multiples entreprises qui y sont installées. Tanger se retrouve en 2e position et constitue aujourd’hui un vivier d’opportunités de par sa position stratégique», précise-t-on auprès de Rekrute.

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