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Les Cahiers des ÉCO / PME

La création d’entreprise a atteint, en 2016, un niveau inégalé depuis 2009. Les dernières statistiques d’Inforisk recensent plus de 33.149 entreprises créées en 2016, soit une variation annuelle de 12,1%. Casablanca et sa région continuent de concentrer le plus fort taux de création d’entreprises, représentant ainsi plus de 40% des créations, suivi de l’axe Rabat-Kénitra avec 10%.

Bonne nouvelle, les Marocains préfèrent être patron. Si la culture d’entreprise avait jusque-là été plus ou moins en berne, l’année 2016 et le niveau des créations d’entreprises pourrait bien confirmer une tendance générale: les Marocains développent de plus en plus leur esprit d’entreprise. Preuve à l’appui, la création d’entreprise a atteint en 2016 un niveau inégalé depuis 2009.

Les dernières statistiques d’Inforisk relèvent plus de 33.149 entreprises créées en 2016, soit une variation annuelle de 12,1% contre seulement 2,5% en 2015. Pour ce qui est de la répartition régionale, sans surprise, Casablanca et sa région continuent de concentrer le plus fort taux de création d’entreprises, représentant plus de 40% des créations, suivi de l’axe Rabat-Kénitra avec 10%. Sur un plan sectoriel, trois secteurs continuent de représenter la majeure partie des créations d’entreprises avec près de 70%. Il s’agit du commerce, qui totalise 33% des créations d’entreprises, maintenant ainsi le niveau de création enregistré en 2015, de l’immobilier, qui représente 21% des créations en 2016, et du BTP avec 16%. Le relevé par Inforisk vient renouer avec les niveaux de création d’entreprise enregistrés sur la période 2005-2010 qui a connu le plus de créations d’entreprises au Maroc, dans la mesure où plus du quart des sociétés inscrites auprès de l’OMPIC (27,7%) étaient âgées de 5 à 10 ans en 2015. Celles âgées de 2 à 5 ans représentaient 22,8%, tandis que les entreprises de plus de 20 ans ne constituaient que 15%. Une question se pose alors: qu’est-ce qui explique le niveau enregistré en 2016? Pour les experts, il ne s’agit aucunement d’une conjoncture économique favorable, bien au contraire.

Les niveaux de création d’entreprise seraient en partie liés, par un effet conjoncturel, à une disposition du Code général des impôts modifiée par la loi de Finances 2015, permettant aux entreprises individuelles d'acquérir le statut de société sans avoir à subir un impact fiscal, si ce n’est un simple droit d’enregistrement. Cette disposition ouvrait cette possibilité aux entrepreneurs jusqu’à fin décembre 2016, et c’est justement ce point qui aurait impacté la dynamique de création d’entreprises, effet escompté par ses initiateurs. Si, pour l’heure, aucune statistique n’est disponible pour analyser l’impact réel de cette mesure de manière chiffrée, il n’en demeure pas moins que selon les observateurs, elle aurait eu un impact considérable sur l’encouragement à l’entrepreneuriat. Si l’année 2016 a connu une amélioration du niveau de création d’entreprises, une question se pose naturellement à l'entame de cette année: 2017 poursuivra-t-elle sur cette dynamique ?

2017, année de reprise ?
Si on élimine les effets conjoncturels ou effets d’aubaine, tels que le cas de l’incitation fiscale à fin 2016, le rythme des créations d’entreprises devrait reprendre un rythme normal de croissance, à l'instar de celui qui a prévalu durant sur la période 2009-2015, à un rythme annuel moyen de 3%, explique-t-on auprès d’Inforisk. Bien qu’avec des prévisions de taux de croissance entre 3 et 4% , 2017 soit considérée comme l’année de la reprise avec une campagne agricole prometteuse, la reprise de la croissance de l'économie mondiale, la concrétisation de nombreux projets du Plan d’accélération industrielle ou encore la mise en œuvre des multiples conventions de partenariat conclues en Afrique, les effet de conjoncture macro-économique ne devraient pas avoir un impact réel sur le niveau de création d’entreprises, pour un retour à la «normale». 


Effet de simplification

Il est à noter que le gouvernement a œuvré depuis 2013 à l’allègement de 70 procédures administratives liées à la création d’entreprises. Ce processus de simplification vise particulièrement l’amélioration du climat des affaires. Cette démarche de simplification structurée a impliqué l’ensemble des départements ministériels, donnant ainsi la priorité aux procédures qui ont un impact certain ainsi qu'aux plus utilisées. Au total, 35 mesures de simplification liées à la création d’entreprises ont été déployées. Ces procédures concernent entre autres la suppression de certaines procédures et la réduction du nombre de documents exigés et des délais. Les délais de traitement de l’enregistrement ont été ramenés d'une journée à 1 heure. Idem topo pour les demandes d’immatriculation. Notons également que ces deux dernières années ont connu l’accélération du déploiement du statut simplifié de l'auto-entrepreneur, qui a aujourd’hui atteint sa vitesse de croisière.

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