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«Le concept évolue chaque année avec plusieurs nouveautés», annonce d’emblée Souad Benbachir, administratrice directrice générale de CFG Bank. L’évènement qui en est à sa quatrième année a accueilli plus de 50 investisseurs et 25 émetteurs. Cette édition a été marquée par la présence, pour la première fois, d’investisseurs marocains. L’occasion pour ceux-ci d’être confrontés à leurs homologues étrangers et ainsi «apporter plus de dynamisme aux échanges...»

Le désormais incontournable rendez-vous qui réunit investisseurs et émetteurs est de retour. Pour la quatrième année consécutive, CFG Bank Capital Markets met les petits plats dans les grands pour son évènement phare. En somme, ce sont 50 investisseurs étrangers qui ont répondu à l’appel. «Chaque année, nous constatons une hausse de 20 à 25% du nombre d’investisseurs», commente Mohamed Bachir Tazi, directeur délégué à CFG Bank Capital Markets. Cette année, la banque d’affaires a accueilli des investisseurs des quatre coins du monde. Ainsi les sociétés cotées à la Bourse de Casablanca ont pu échanger avec des investisseurs issus de la région Mena-Moyen-Orient (Tunisie, Liban, Qatar, Dubaï), de l’Afrique du Sud mais aussi des pays scandinaves (Danemark, Suède). La présence des Anglais, des Mauriciens et des Singapouriens a été remarquée. Leurs points communs : leur intérêt pour le «Frontier Market». Ces investisseurs étrangers qui représentent 5.000 MM de dollars dans le monde en détiennent 600 M au Maroc. Toutefois, le possible renforcement de la pondération du Maroc (actuellement 7,74%) dans le MSCI Frontier Markets soutiendrait en partie ce regain d'intérêt pour les actions cotées. La particularité de cette année, c’est la présence des investisseurs nationaux ; 12 au total constitués essentiellement d’assureurs, de caisses de retraite et d'OPCVM. «Cela apporte un certain dynamisme dans les échanges», assure le management. Une expérience que la banque d’affaires souhaite réitérer dans les prochaines éditions.

En face d’eux, 25 émetteurs représentant différents secteurs. Quatre opérateurs tunisiens sont également de la partie. Des sociétés cotées à la BRVM auraient également été conviées, sauf que leur calendrier ne leur permettait pas de faire le déplacement. Comme chaque année, l’objectif est de mettre «face-à-face» et donner plus de visibilité aux investisseurs étrangers sur la place boursière marocaine. «Nous n’arrivons pas encore à profiter d’une conjoncture favorable et l’ambition du Maroc à devenir un hub financier régional», déplore Benjelloun. Pour le management de la banque d’affaires, il y a certes de l'appétit, mais la machine met du temps à prendre de la vitesse.

La présence a apporté, du coup, une touche spéciale à l’évènement. D’ailleurs, sur les 500 rendez-vous programmés durant ces 2 jours, celui de la Banque centrale a été l’un des plus prisés. «Les investisseurs ont voulu approché Bank Al-Maghrib pour avoir une vision claire de l’environnement macroéconomique du pays», souligne Younes Benjelloun, administrateur directeur général de CFG Bank. En plus des rendez-vous qui se sont enchaînés (à hauteur de 8 à 9 par jour), les investisseurs ont même eu la possibilité de visiter des sites industriels. Si certains investisseurs ont foulé le sol marocain pour la première fois, d’autres n’en sont pas à leur coup d’essai à l’image de ce fonds sud-africain basé à New York qui s’est déjà positionné sur plusieurs valeurs marocaines. Il a une préférence pour les petites et moyennes capitalisations telles que Label'Vie et Brasseries du Maroc. D’autres valeurs seraient dans son viseur, à savoir Lesieur et Maroc Telecom. Les investisseurs occidentaux ont jeté leur dévolu sur des titres comme Salafin ou encore Jet Contractors, mais la star de l’évènement a été indéniablement «HPS». Le nom de cette valeur a beaucoup résonné lors de la soirée de Gala organisée par la banque d’affaires. Même si celle-ci est restée discrète sur les émetteurs (2 à 3) qui se sont distingués durant ces «face-à-face». Malgré cet engouement apparent, certains investisseurs trouvent le marché marocain relativement cher, à l’instar des marchés nigériens ou égyptiens. «La capitalisation du marché marocain est trop petite et c’est cette concentration qui le rend cher», nous confie un investisseur. «Le rapport investissement/rendement n’est pas encore à la taille de notre portefeuille», commente un deuxième investisseur. Il faut dire que sur les 620 MMDH de la capitalisation globale de la Bourse de Casablanca, le tiers (soit 1,8 MMDH) seulement est détenu par ces investisseurs étrangers). Le manque de liquidité reste ainsi un point fondamental à régler sur le marché marocain, même si d’autres points positifs prévalent. CFG Bank Capital Markets, tout comme ses invités, saluent les avancées du Maroc en termes de réglementation, de transferts de fonds, de stabilité monétaire, de Best Practices ou encore d’accès à l’information.

Pour rappel, l'AMMC indique dans son dernier rapport que les étrangers détiennent 192 MMDH d'actions à la Bourse de Casablanca, soit un taux de détention de 32,97%. Cette proportion est en légère diminution par rapport à fin 2015 (34,48%), mais reste supérieure au niveau observé en 2014, qui était de 32,54%. L'essentiel de l'investissement étranger en actions cotées est réalisé sous forme de participations stratégiques. Le rapport dévoile également que les investisseurs d’Europe et du Moyen-Orient sont les plus importants et représentent à eux seuls plus de 93% de l’investissement global des étrangers. Aussi, parmi les 75 sociétés cotées à la Bourse de Casablanca, 50 étaient détenues par les investisseurs étrangers pour moins de 25% de leur capitalisation boursière. 

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