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Le Masi affiche une superforme au terme du premier semestre 2017 avec des volumes tout aussi conséquents. Près de 3,7 MMDH de transactions ont été attribués aux opérations de «window dressing» au mois de juin. Le volume peut paraître surprenant mais reste loin des flux enregistrés quelques années auparavant. Habituellement, ces opérations sont plébiscitées en fin d'année...

Le premier semestre bouclé, l’heure est au bilan. Les six premiers mois de l’année ont été marqués par une tendance euphorique sur la Bourse de Casablanca. Le Masi s’est hissé à 12.015 points à fin juin 2017 contre seulement 9.505,98 points à la même période de l’année dernière. Malgré quelques trous d’air, les investisseurs confirment leur confiance dans le marché actions. Les échanges sur la place boursière étaient aussi bien orientés sur les six premiers mois de l’année. Le volume d’affaires a été porté à plus de 29 MMDH de janvier à juin 2017, contre 19 MMDH en glissement annuel. Le marché connaît ainsi un dynamisme surprenant. Rien que sur le mois de juin, le marché central a enregistré un flux transactionnel de 4,38 MMDH (contre 4,2 MMDH en juin 2016). Pour certains analystes, une partie de cette performance serait le résultat d’implémentations d’achats. En d’autres termes, c’est la pondération qui aurait changé au niveau de certains OPCVM.

Revalorisation de portefeuilles
Cette pondération a surtout été dirigée à la hausse. «D’énormes transactions de ce type ont été enregistrées à fin juin», souligne un professionnel, mais pour la plupart des analystes, l’accélération des volumes transactionnels reste attribué aux fameuses opérations d’aller-retour qui sont généralement pratiquées en fin d’année par les institutionnels. Cette année, ces transactions qui dopent les volumes traités sur le marché sont estimées à un peu plus de 3,7 MMDH. «On reste loin des niveaux observés quelques années auparavant», remarque un analyste. En effet, en 2011 par exemple, le flux transactionnel dépassait les 16 MMDH. Même cette année, le montant dégagé de ces opérations de revalorisation de portefeuilles reste modeste comparé au volume de l’exercice précédent, soit environ 4 MMDH. Pourtant, les transactions effectuées cette année ont été enregistrées sur beaucoup plus de sociétés qu’un an auparavant. En somme, ce sont 11 entreprises contre 9 des grandes et moyennes capitalisations qui ont pu bénéficier de cette reprise du volume. Ces opérations d’aller-retour sont généralement opérées par les institutionnels avec à leur tête les compagnies d’assurances et les caisses de retraites. Au vu de leurs activités particulières, celles-ci sont tenues de couvrir leurs réserves techniques par des placements affectés. Cela leur permet d’établir un équilibre bilanciel ou encore un équilibre global du rendement constitué majoritairement des dividendes des titres détenus, des revenus fixes des bons du Trésor, des obligations et des plus-values sur les ventes d’actions cotées. Certes, ces compagnies placent pratiquement le tiers de leurs réserves techniques en bons du Trésor, le reste est placé en Bourse ou dans l’immobilier.

Erreurs de placement
De manière générale, ces investissements rapportent, selon des assureurs, un rendement d’un peu moins de 10% par an. Ces opérations sont donc nécessaires pour enregistrer les valeurs de portefeuilles pour ce type de sociétés puisque grâce à l’aller-retour, la valeur est remise à jour. Ces entreprises s’assurent généralement de vendre des valeurs qui ont potentiellement progressé pour pouvoir réaliser un gain. C’est à ce moment que la plus-value est constatée. Le recours à la vente d’actions à perte devrait permettre la constatation immédiate des moins-values dans le résultat de l’exercice. Une pratique qui ne plait pas forcément au fisc. En effet, les moins-values sont déductibles du résultat fiscal. «En noyant les erreurs de placement et en se débarrassant à perte des actions à mauvaise performance, ces combines permettent aux gérants de fonds de présenter, en fin de semestre, des portefeuilles mieux garnis aux investisseurs actuels et futurs», affirme un professionnel. Sachant que ces opérations n’ont aucune incidence sur la rentabilité réelle des fonds. Au final, le produit de ces transactions est souvent recyclé pour l’achat d’autres titres présents dans le portefeuille et ayant présenté des performances intéressantes par rapport à l’indice boursier global, ce qui donnerait l’impression que les gestionnaires des fonds ont fait de bons choix de placement tout au long de l’année. Cette technique permet ainsi d’effectuer une sorte de reclassement avant de démarrer un nouvel exercice.

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