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À près de trois semaines du 31 mars 2017, date limite de publication des performances annuelles, des entreprises inscrites à la cote continuent à émettre des profit warnings. À ce jour, cinq société ont émis des alertes sur les résultats 2016.

La vague de publication des résultats annuels 2016 se poursuit et, avec elle, les annonces d’alerte sur les résultats de certaines sociétés cotées à la Bourse de Casablanca. À près de trois semaines du 31 mars 2017, date limite de publication des performances annuelles, certaines des entreprises inscrites à la cote continuent à émettre des profit warnings. La dernière en date n’est autre que Balima qui s’attend à un repli de 38% de son résultat net en raison de la hausse des charges de crédit-bail immobilier et la prise en compte des dotations d’exploitation liées à la reprise de l’hôtel Balima. Une annonce qui porte le nombre des sociétés ayant émis des profit warning au titre de 2016 à cinq. En effet, cette liste, qui pourrait s’allonger du moment que plusieurs entreprises n’ont pas encore publié leurs résultats annuels, comprend déjà Lydec, Saham Assurance, Ciments du Maroc et Stokvis Nord Afrique.

Beacoup reste à faire
En réalité, émettre un profit warning peut être profitable pour une entreprise qui souhaite garder la confiance de ses investisseurs et des acteurs du marché. En effet, cela permet d'ajuster les effets d'annonce du marché qui peuvent se révéler trop favorables et optimistes par rapport à la réalité. Il s'agit donc d'un signe de sérieux et d'honnêteté envers les investisseurs. Seulement, même si globalement, les entreprises cotées ont fait prevue de plus de transparence en améliorant leur communication sur les informations sensibles et importantes, de gros efforts restent encore à déployer pour pouvoir rassurer les investisseurs.

D’après certains analystes, des émetteurs ayant pris connaissance de la détérioration de leurs résultats par rapport aux prévisions, prennent beaucoup de temps à communiquer l’information, même si l’on ne peut reprocher à celles-ci de ne pas prendre en compte les directives de l’AMMC, vu qu’elles respectent la date limite de communication sur les résultats. D’ailleurs, l’AMMC (Autorité marocaine du marché des capitaux) n’a pas manqué de rappeler à l’ordre les émetteurs, la semaine dernière, à propos des normes de la communication financière. En dehors des informations cadrées liées aux états de synthèse ou à la déclaration des franchissements de seuils de participation, l’AMMC a exigé que l’information diffusée auprès du public, soit exacte, précise, sincère et accessible de manière égale, surtout, au niveau des profit warnings. Les personnes morales faisant appel public à l’épargne sont ainsi soumises à une obligation d’information, de tout fait intervenant dans leur organisation, leur situation commerciale, technique ou financière, et pouvant avoir une influence significative sur les cours en bourse de leurs titres ou une incidence sur le patrimoine des porteurs de titres et ce, aussitôt qu’elles en ont pris connaissance.

D’ailleurs, l’AMMC, dans le cadre de sa mission, effectue des contrôles sur les états financiers publiés. En 2015, des manquements relatifs à l’obligation d’information importante ont été relevés. Il s’agit de six sociétés cotées qui ont enregistré de fortes baisses de leurs résultats au titre de l’exercice 2014 sans alerter le public au moment opportun et de cinq autres qui l’ont fait tardivement. Ces onze sociétés cotées ont fait l’objet de sanctions disciplinaires et pécuniaires.

Les types de profit warnings
Par ailleurs, force est de noter que le timing et les conditions dans lesquelles les entreprises doivent émettre une alerte sur leurs résultats ne sont pas toujours clairs. D’après Farid Mezouar, directeur général de FL Markets, il faut distinguer deux types de profit warnings : celui lié à la survenance d'un incident externe comme un incendie ou une grève sauvage, voire le départ d'un important client et celui matérialisé par une détérioration des bénéfices pouvant provenir de plusieurs éléments comme la hausse des prix d'achat, la dévalorisation des stocks ou la chute des volumes vendus (voir Epargne et investissement du 09/01/2017). Dans le premier cas, le timing du lancement du profit warning, impose une communication quasi-immédiate avec une estimation même grossière des impacts. Dans le second cas de détérioration connue des bénéfices, le timing pose question surtout en l'absence de business plan communiqué au grand public ou d’objectifs de bénéfices annoncés aux actionnaires.

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