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Les Cahiers des ÉCO / Épargne & Invest

Wafa Assurance continue de creuser l'écart avec les autres compagnies à travers une croissance des revenus de 14,2% entre 2015 et 2016. La filiale d’Attijariwafa bank maintient ainsi sa position de leader avec des primes émises de 7,3 MMDH et une part de marché estimée à 20,8%. En termes de prévisions, les analystes d’Upline tablent sur une croissance annuelle moyenne (2016-2021) de 13% pour les primes émises brutes et de 9% pour le résultat net. Une performance qui reste en phase avec les ambitions de l’assureur.

En effet, le plan stratégique «Oufouk 2018» vise essentiellement à renforcer son leadership sur le marché marocain via toutes les branches (bancassurance, automobile, TPME, grande entreprise, assistance), et ce tout en restant innovante, tant en matière de distribution que de produits et services et d’accélérer son développement à l’international. Le potentiel existe, tant sur le plan local -avec un taux de pénétration d’environ 3%- qu’en Afrique subsaharienne.

Les 14 pays d'Afrique francophones regroupés dans la Conférence interafricaine des marchés d'assurance (Cima) restent caractérisés par un taux de pénétration très faible (0,27% du produit intérieur brut (PIB) pour la vie et 0,65% pour la non-vie en 2014). À noter que la compagnie a multiplié des implantations en Greenfield dans plusieurs pays d’Afrique francophone et s’intéresse à d’autres marchés à potentiel notamment dans la région anglophone de l’Afrique, en espérant, à terme, aboutir à une acquisition. Aussi, Wafa Assurance a lancé il y a quelques mois un nouveau produit dédié aux très petites entreprises ainsi qu'aux professionnels. Un marché encore peu couvert sachant que le Maroc compte plus de 3 millions de TPE -représentant 90% du tissu économique national- et plus de 300 activités et professions libérales.

La compagnie dispose, par ailleurs, d’un autre relais de croissance qui devrait donner un certain élan à son développement. Wafa Assurance vise à accompagner la banque participative du groupe Attijariwafa bank sur ce nouveau marché. La compagnie compte mettre en place les conditions de montée en charge, avec même l’ambition de devenir leader sur la région. La nouvelle industrie devrait démarrer début 2018. En attendant, les derniers ajustements du projet de circulaire, la compagnie a nommé le directeur général (Koudama Zeroual, ex-directeur communication et marketing) des Assurances Takaful pour gérer et mettre en place le dispositif. Côté Bourse, le titre s’échange actuellement à 4.920 DH et figure parmi les valeurs préférées des investisseurs en Bourse. Considérée comme une valeur défensive, Wafa Assurance est très peu corrélée à la conjoncture. L’action est, du coup, placée sur la courbe ascendante et affiche une croissance de 5,81% depuis le début d’année. Elle fait mieux que les deux années précédentes à la même période, soit 3,8%. Le titre reste assez attractif vu son PER (17x) qui reste en dessous de la moyenne du marché (22x).

En outre, la compagnie adopte une politique de distribution de dividendes plus «prudente» (le payout ne dépassant pas 50%). Une décision, selon plusieurs analystes, qui serait justifiée par la stratégie de développement à l'international ainsi que la mise à niveau des réglementations du secteur.


Très appréciée par le marché

Mahmoud Rebai
Analyste chez Alpha Mena

Le marché semble apprécier les bons chiffres de 2016 publiés par Wafa Assurance. Cette dernière, qui détient une part de marché de 20,6% en termes de primes émises, a affiché une hausse de presque 8%, soit une légère surperformance par rapport au MASI. En termes de valorisation, Wafa Assurance est considérée comme nettement chère sur le marché avec un potentiel fondamental de -16,3%, selon notre modèle. Le titre se négocie, en 2017, à un P/B et PER de respectivement 2,7x et 18x contre 1,56x et 14,2x pour le secteur. En revanche, la Somme des parties offre un potentiel positif, soutenue par les participations cotées. En effet, Attijariwafa bank et BCP, qui représentent 35% de l’actif brut de notre NAV, ont progressé de respectivement 10% et 8% depuis le début de l’année.

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