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Les Cahiers des ÉCO / Épargne & Invest

45% des 616 internautes qui ont répondu à la consultation en ligne de Flm ont indiqué qu’il n’est pas logique que la Bourse n’ait pas encore intégré l’organisation potentielle du Mondial 2026 par le Maroc. Dans l’autre camp, ils sont 55% à penser que ce comportement boursier est logique. En effet, depuis le dépôt officiel de la candidature marocaine le 15 mars, le MASI a varié de -1,9% au 9 mai même si cette période a aussi coïncidé avec l’annonce des résultats annuels. Cette variation est en phase avec notre consultation du mois de décembre où 49% des interrogés pensaient que l’impact de Maroc 2026 sera neutre-négatif pour la Bourse. Il faut dire que nous sommes à quelques semaines de la validation de la candidature du Maroc par le Conseil de la FIFA ainsi que du 13 juin 2018, le jour de vote pour l’attribution de l’organisation de la Coup du monde. Ainsi, théoriquement, la Bourse devait déjà anticiper les effets positifs de l’attribution de l’organisation du Mondial 2026 par le Maroc. De plus, le comité de candidature du Maroc à l’organisation de la Coupe du monde avait annoncé que le coût global des infrastructures nécessaires à l’organisation du Mondial 2026 est estimé à 15,8 Mrds $ dont 3,2 Mrds $ en provenance du secteur privé.

De surcroît, pour le Maroc, les investissements publics nets supplémentaires pour cette manifestation ne sont que de 18,3 Mrds DH, soit 2,6 Mrds DH par an ou 4% de l'enveloppe annuelle. En effet, plusieurs investissements dans la santé, le transport ou les équipements sportifs sont déjà planifiés indépendamment de l'organisation du Mondial. De plus, les investissements hôteliers proviendront de fonds privés selon une évolution logique avec le trend de l'évolution des capacités hôtelières au Maroc. Par ailleurs, le comité a anticipé que la compétition permettra de créer 110.000 emplois au Maroc et qu’elle générera entre 2019 et 2026 un impact positif pour l’économie marocaine de près de 2,7 Mrds $. C’est dans ce cadre que l’organisation du Mondial par le Maroc permettra de stimuler le PIB de 2,2% soit une moyenne annuelle de 0,3%. Ce chiffre est cohérent car pour les précédents mondiaux, l’impact a été estimé à un surplus de croissance du PIB de 0,2% par an autant en Afrique du Sud qu’au Brésil. De plus, cette croissance attendue sera théoriquement sans gros impact sur les taux d’intérêt car le montage financier prévu ne va solliciter le budget d’investissement que de 2,6 Mrds DH de plus par an ou un peu plus de 15% des levées nettes annuelles du Trésor. Ainsi, logiquement, la perspective de l’organisation de la Coupe du monde 2026 par le Maroc doit stimuler la Bourse grâce à la croissance économique attendue en plus de la hausse de la demande adressée à certains secteurs côtés comme le BTP, l’hôtellerie, les banques ou la distribution de biens d’équipement. À titre d’exemple, la Bourse de Sao Paulo avait pris 41% en 2007, l’année d’attribution de l’organisation de la Coupe du monde au Brésil. Ainsi, tous ceux qui trouvent illogique la non prise en compte de Maroc 2026 par la Bourse ont raison surtout que la probabilité de l’organisation de cet événement n’est pas nulle, notamment après les différents soutiens comme celui de la France ou du Sommet arabe. De plus, les interventions menaçantes de Trump peuvent faire venir à la candidature marocaine plusieurs soutiens inattendus.
Mieux, la posture de la FIFA et de la Task Force en vue d’une élimination de la candidature marocaine du vote se trouve fragilisée. En effet, une telle disqualification sera considérée par l’opinion publique internationale comme une inféodation de la FIFA au président américain Donald Trump.


Farid Mezouar
DG de FL Market

Les Inspirations ÉCO : Pourquoi le marché ne prend pas en compte Maroc 2026 ?
Farid Mezouar : Probablement que les événements maroco-marocains comme l’atonie des logements sociaux ou l’IFRS 9 ont éclipsé l’enjeu de l’organisation potentielle du Mondial au Maroc. Aussi, certains investisseurs craignent peut-être un remake de 2010 car le président de la FIFA, Gianni Infantino semble être plus favorable à United 2026. Enfin, d’autres attendent peut-être davantage de visibilité sur les intentions de vote avant de s’engager.

Faut-il anticiper en Bourse la perspective de Maroc 2026 ?
Oui, car dans l’absolu certains secteurs sont déjà attractifs indépendamment de l’organisation du Mondial. De plus, certains projets annoncés seront réalisés même en cas de non-organisation du Mondial, ce qui ne manquera pas de stimuler la croissance économique. Enfin, les chances marocaines pour 2026 sont réelles surtout depuis l’intervention politique menaçante de Donald Trump qui est probablement la première de l’histoire de la FIFA.    

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