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52% des 728 internautes qui ont répondu au sondage online de Flm, ont indiqué avoir l’intention d’investir dans les produits taux en 2018. A contrario, 48% des sondés ont indiqué ne pas penser investir dans cette catégorie d’actifs. Ce sondage est un affinement de la question qui a été récemment posée où 52% des sondés préféraient investir dans les actions en 2018 contre 48% pour les produits taux. Ainsi, les épargnants semblent divisés sur la question. De même, les investisseurs sont partagés sur cette question de placement dans les produits taux. En effet, les investisseurs qui optent pour les produits taux le font souvent pour la facilité de l’acte d’investir notamment avec l’ouverture aisée d’un livret d’épargne dans l’agence bancaire du coin. Ainsi, les comptes d’épargne ont atteint à fin 2017 un encours de 153,9 MMDH, en hausse de 0,4% sur un an. Les comptes à terme et bons de caisse ont progressé en 2017 de 2,6% à 157 MMDH. Nous sommes donc face à un gisement d’épargne de 311 MMDH soit l’équivalent de 47% de la capitalisation boursière. Quant aux OPCVM taux, l’investissement permet aussi de profiter de la baisse des taux vu la relation inverse classique entre la valeur des obligations et la variation des taux d’intérêt. À l’inverse, toute hausse des taux pénalise la valeur des placements avec même des moins-values potentielles en cas de rachat au moment non opportun, dans le cas d'une hausse des taux. Dans ce cadre, en 2018, théoriquement, les taux ne devraient pas subir de pression car le déficit budgétaire est attendu à 3% du PIB contre 3,5% en 2017. Aussi, pour la première fois depuis 2008, le taux d’endettement du Trésor a reculé à 64,5% du PIB en 2017 contre 64,7% en 2016. De même, l’objectif est celui de 60% du PIB d'ici à 2021. Enfin, selon la Loi de finances, en 2018, la levée nette du Trésor sur le MLT est estimée à 31 MMDH, ce qui situe ces chiffres à un niveau normal. Pour rappel, au niveau des taux souverains, le marché domestique a enregistré en 2017 une légère correction haussière de près de 13 pbs en moyenne par rapport à fin 2016 après une baisse moyenne cumulée de 78,6 pbs entre 2014 et 2016. D’où la performance moyenne de 2,84% de l’obligataire MLT, selon l’indice de performance calculé par l’AMMC. Quant à ceux qui ne souhaitent pas investir dans les produits taux, la première motivation pourrait être celle du niveau absolu bas des intérêts. Ainsi, le taux d’intérêt des dépôts à terme (DAT) d’un an est à 3,09% quand celui des Bons de Trésor à 5 ans est de 2,75%. Au passage, même à ce niveau de taux, les banques ne sont pas emballées pour la collecte des DAT. Par ailleurs, le risque de hausse des taux n’est pas nul car l’inflation devrait s’établir à 1,5% en 2018 contre une moyenne de 0,7% en 2017. De même, avec la plus grande flexibilité du dirham, l’envolée des taux américains ou européens est de nature à exercer une pression sur ceux en dirhams. Il en est de même pour la perspective d’organisation de la Coupe du monde 2026, surtout si la promotion de la candidature marocaine avance positivement. Enfin, naturellement les perspectives alléchantes du marché des actions avec une performance très positive en près d’un mois, dissuadent le placement de l’épargne dans des produits taux. De même, le risque de dépréciation du dirham dirige de plus en plus les placements au niveau des actifs réels.


Farid Mezouar
DG de FL Market

Les Inspirations ÉCO : Comment expliquez-vous le niveau bas des taux ?
Farid Mezouar : Comme nous l’avons vu, le déficit budgétaire a baissé en continu durant les dernières années. De plus, avec les différents financements accordés par les institutions multilatérales, le Trésor n’a pas eu à exercer de pression sur le marché primaire des Bons du Trésor. De l’autre côté, BAM avait baissé son taux directeur en 2016, ce qui a contribué à détendre la partie courte de la courbe des taux. Par ailleurs, le contexte mondial de baisse des taux au niveau international a dû aussi peser.

Faut-il intégrer les produits taux dans un portefeuille ?
Tout dépend du couple rendement-risque souhaité par l’épargnant ou l’investisseur. De même, il faut distinguer la rentabilisation des liquidités du placement de l’épargne. En effet, en toute orthodoxie, la rentabilité de la trésorerie ne peut passer que par des placements dans les produits taux à faible sensibilité. À l’opposé, pour l’épargne longue en plus de l’allocation stratégique, celle tactique peut privilégier les produits taux quand les prévisions tablent sur une baisse des taux d’intérêts et/ou une période difficile pour le marché des actions. 

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