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52% des 448 internautes qui ont répondu au sondage online de Flm ont affiché leur préférence pour les sociétés publiques au niveau des futures cotations en Bourse. Pour leurs parts, les groupes privés recueillent 48% des votes.

Les privatisations par voie de Bourse sont souvent synonymes de Jackpot pour les investisseurs. Le dernier exemple est celui de Marsa Maroc qui a vu son cours plus que doubler en un an. Il en est de même pour IAM qui pèse un peu moins que le double par rapport à sa valeur de cession en Bourse, sans compter la multitude de dividendes versés. Aussi, pour la vague des années 90, par ordre alphabétique, l’État a cédé entre 1993 et 1995 BMCE à une valorisation globale de 4,1 MMDH, Holcim Maroc (ex CIOR) à 1,1 MMDH, Saham Assurance (ex CNIA) à 395 MDH, Eqdom à 395 MDH, CTM à 274 MDH, SAMIR/SCP à 5,7 MMDH, SMI à 651 MDH, la SNEP à 404 MDH, Sonasid à 1,3 MMDH et Total Maroc à 600 MDH. Au final, pour ces sociétés privatisées et cotées actuellement en Bourse, l’État a cédé ses participations sur la base d’une somme de valorisations à 100% de 14,9 MMDH.

Actuellement, cette somme est de 74,6 MMDH, soit 5 fois la privatisation, sans compter les dividendes perçus. Naturellement, ce jugement facile a posteriori est à nuancer car une simple actualisation par l’inflation fait que le prix de vente des années 90 actualisé vaut au moins le double de celui de l’époque. Par ailleurs, une partie de la création de valeur est liée aux nouveaux actionnaires qui ont souvent rationnalisé les coûts et modernisé l’outil de production. Par ailleurs, l’argument en faveur des entreprises publiques a certainement comme nom l’OCP, qui a dégagé en 2016 un RNPG de 3,8 MMDH, ce qui laisse envisager une capitalisation boursière d’un minimum de 75 MMDH et une OPV pouvant dépasser les 10 MMDH. Quant à la préférence de certains investisseurs pour les groupes privés, celle-ci est liée au préjugé favorable sur la bonne gestion et sur la clarté de la stratégie et des objectifs sans interférence politique ou autre.

Aussi, l’investissement continu des groupes privés dans la communication et le marketing font que ces derniers font souvent rêver. De même, les choix sectoriels sont beaucoup plus variés comme le montre l’exemple actuel de Delta Holding ou celui historique du groupe ONA. Toutefois, tous les groupes ne choisissent pas de faire coter la holding ou la maison mère et optent pour une cotation d’une ou plusieurs filiales. C’est l’exemple d’Afriquia Gaz avec Akwa ou de la SNEP avec Ynna Holding.


Farid Mezouar
DG de FL Market

Les Inspirations ÉCO : Pourquoi certains groupes ne cotent que leurs filiales ?
Farid Mezouar : Deux motivations émergent souvent. La première est celle de la décote holding, les marchés boursiers ayant tendance à valoriser les holdings moins que la somme des valeurs des filiales. Ceci est d’autant plus vrai quand les filiales appartiennent à des secteurs différents. La deuxième motivation est celle du risque de l’illisibilité de la communication financière quand les filiales sont nombreuses avec des modèles économiques différents et variés.

Comment expliquer le bon comportement des privatisations ?
Tout d’abord, les entreprises publiques bénéficient de l’évolution d’un marché boursier au statut quasi-émergent, ce qui permet de bénéficier de la dynamique moyen et long-termes des cours. Aussi, l’État est forcé de ne pas être opportuniste quand il vend en Bourse, vu le caractère assez long des procédures à suivre en plus des dispositions normées de détermination de la valeur de cession. De plus, contrairement à la cession de gré à gré, les enchères n’existent pas encore lors de la vente en Bourse.

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