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La technologie de la Blockchain intéresse plusieurs opérateurs marocains. Néanmoins son adoption nécessitera un cadre juridique spécifique pour gérer sa complexité.

Depuis quelques temps, les professionnels marocains, notamment ceux du secteur financier, s’intéresse à la technologie de la Blockchain. Plusieurs conférences ont eu lieu pour expliquer cette technologie et étudier le potentiel dont elle regorge. Cette technologie (voir l’interview ci-contre) a vu le jour en 2008 avec la monnaie numérique Bitcoin. Depuis lors, son champ d’application ne cesse de s’étendre sur d’autres domaines. Selon Hicham Benbella, Client Technical Advisor-Banking à IBM, «les applications de la Blockchain sont virtuellement infinies, les transactions existent dans toute les industries et à tous les niveaux (banques, assurance, immobilier, santé, énergie, transports, vote en ligne…)».

Pour le spécialiste, cette technologie pourrait remplacer la plupart des «tiers de confiance» centralisés par des systèmes informatiques distribués. L’un des domaines qui fut d’ailleurs révolutionné par la Blockchain est celui de la grande distribution. La technologie permet en effet d’assurer la traçabilité de chaque produit depuis son origine jusqu’à sa mise dans les étagères du magasin en passant par toute la chaîne logistique qu’il a suivi y compris pour sa transformation, notamment pour les produits fabriqués. Quant à la question de son adoption au Maroc, le spécialiste estime que dans l'absolu, plusieurs entités voulant adopter un réseau Blockchain n'ont aucune limitation à le faire dans le cadre privé, mais s'agissant des métiers régulés tels que les institutions financières, la règlementation devra d'abord être mise à jour pour prendre en compte les spécificités et les avancées permises par un réseau Blockchain.

Un fonctionnement complexe
Pour ce qui est du mécanisme de fonctionnement de la technologie, il consiste en le fait d’avoir des bases de données dupliquées chez chaque partie prenante. Une situation qui pourrait encombrer les capacités de stockage des différentes parties prenantes. Pour Benbella, «chaque partie prenante doit avoir la bonne taille de stockage, mais il s’agit d’une problématique qui est traitée en amont dans le cadre des simulations». Selon le professionnel, une fois la fonction du réseau identifiée, il est facile d’estimer la taille dont il aura besoin mais aussi du système dont il aura aussi besoin pour le consensus. En fait, le système de Blockchain permet d’assurer le consensus entre ces opérations avancées. Elle permet le fait que personne ne fraude ou n’introduise des informations erronées.

Ainsi, si un réseau de 10 personnes ont une donnée et la 11e personne leur dit que j’ai telle donnée, les 10 autres vont infirmer l’existence de cette dernière donnée d’où le consensus. Le stockage des données, pour sa part, se fait sur des blocs, d’où le nom de la Blockchain qui est une chaîne de blocs de données. Chaque bloc de données va être validé selon le système de consensus retenu.

En effet, selon plusieurs paramètres du réseau souhaité, le système de consensus est différent - connaissance entre les participants, anonymat, accès au réseau ouvert ou fermé… Une fois validé, ce bloc va être distribué chez les différents participants du réseau. Ces blocs distribués, les données sont accessibles à tout le réseau à tout moment, mais cela ne veut pas dire que tout le monde voit tout. Les données sont «permissionnées». C'est-à-dire que chaque partie prenante ne peut voir que les données auxquelles elle a le droit de voir et non pas ceux des confrères même si le système garde une copie des données de ces confrères. Si la Blockchain permet une sécurité optimale des données, il va sans dire que le risque zéro n'existe pas. Le spécialiste d’IBM souligne tout de même que «Bitcoin a quand même permis de montrer que le système a une certaine solidité et résilience, mais nous sommes aujourd'hui dans un monde en perpétuelle évolution». En théorie, il est possible de hacker la Blockchain mais pour s’y faire il faudra découpler à un très haut niveau la puissance de calcul des processeurs. «Ceci dit, cela est peu probable et je m'attends à ce que les implémentations de Blockchain évoluent en même temps que la technologie», précise Benbella.  

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