A lire aussi

16-08-2017 16:18

Les lignes de M’dina Bus remplace le tramway en période d’interruption

Pour pallier au manque que va engendrer l’interruption pendant 2 semaines, du 14 au 28 août, du…
Rejoignez nous sur :
Les Cahiers des ÉCO / Épargne & Invest

Le cabinet de Donald Trump annonce une hausse du budget pour le ministère de la Défense, au détriment du ministère de l’Environnement ainsi que de la diplomatie. De même, le budget dédié aux programmes sociaux devraient également être touchés, au moment où la Réserve fédérale américaine augmente ses taux.

Le gouvernement américain coupe dans la diplomatie et l'environnement. Mick Mulvaney, directeur du budget, a exposé durant la semaine passée, lors d’une conférence tenue à la Maison blanche les coupes les plus sévères qui devraient concerner l'agence de protection de l'environnement (EPA) et le département d'État en charge de la diplomatie. Ce ministère et les programmes d'aides au développement à l'étranger verraient leur budget total baisser de 28% en 2018, soit un montant de 10,9 milliards, d’après un article de BFM Business, ce qui a suscité la réaction du chef des relations extérieures américaines Rex Tillerson en déplacement à Tokyo.

Ce dernier a affirmé selon des propos rapportés par l'AFP que le budget de son administration était à «un niveau intenable». Le budget actuel, qui prend en compte celui de l'Agence pour le développement international (USAID) s'élève à environ 50 milliards de dollars. Notons que le président américain a fait campagne en affirmant qu'il dépenserait moins d'argent à l'étranger et plus aux États-Unis. Il a cependant assuré que le budget devrait permettre d'assurer les fonctions diplomatiques essentielles du département d'État. Pour rappel, le réseau diplomatique américain compte 250 ambassades et consulats et 70.000 employés.

De même, les budgets pour les aides aux plus pauvres devraient également être touchés par des mesures d'économie. L'administration Trump a proposé d'éliminer de nombreux programmes d'aides pour les Américains à faibles revenus et les minorités, remettant en cause leur efficacité. Les programmes visés comprennent le Low-Income Home Energy Assistance Program, qui dépense plus de trois milliards de dollars par an pour aider les plus pauvres à se chauffer dans leur logement en hiver et le programme Community Development Block Grant qui prévoit également trois milliards de dollars chaque année pour la construction de logements sociaux ou pour des programmes d'aides aux sans abris. Enfin de nombreuses réductions sont à prévoir pour les programmes de formation des chômeurs également.

Des hausses pour la Défense
Dans une lettre d'introduction au document budgétaire qui devrait être présenté au Congrès, Trump a affirmé qu'il est temps de rendre prioritaires la sécurité et le bien-être des Américains et de demander au reste du monde de s'impliquer et de payer sa «part». Comme annoncé il y a quelques jours, le milliardaire souhaite augmenter le budget de la Défense de 54 milliards de dollars. Les plus grandes hausses des dépenses devraient concerner le Pentagone mais beaucoup d'imprécisions demeurent sur les orientations budgétaires. Du côté de la sécurité intérieure, des hausses de dépenses d'environ 7% sont à prévoir. Elles devraient servir à financer l'interception, la détention et l'expulsion de migrants en situation irrégulière aux États-Unis. Enfin, la nouvelle équipe prévoit de dépenser 1,5 milliard de dollars cette année pour financer la construction du «mur» entre le Mexique et les États-Unis. Selon Reuters, ce montant servirait tout juste à financer des «prototypes», avant de réclamer une enveloppe de 2,6 milliards de dollars en 2018. Ce projet, qui doit mesurer neuf mètres de haut et s'étendre sur plusieurs milliers de kilomètres, devrait coûter entre 8 milliards et 40 milliards de dollars selon plusieurs estimations, mais les modalités de financement sont loin d'être établies, notamment concernant le rôle du Mexique. En revanche, aucune précision n'a été apportée sur la promesse de 1.000 milliards de dollars à des dépenses d'infrastructures (routes, ponts et aéroports). La Maison blanche a dit que ce plan serait présenté ultérieurement selon Reuters toujours.

Hausse des taux
Ses nouvelles sont dévoilées au moment où la Banque centrale américaine relève ses taux pour la deuxième fois consécutive. À l’issue d’une réunion de deux jours à Washington, son comité de politique monétaire (FOMC) a augmenté d’un quart de point de pourcentage la fourchette de son taux interbancaire au jour le jour, qui évoluera désormais entre 0,75% et 1%. Conformément aux attentes des analystes, la Fed relève donc le coût du crédit aux États-Unis pour la troisième fois depuis l’éclatement de la crise financière de 2008, qui l’avait contrainte à mettre en place une politique sans précédent de taux zéro pour stimuler la reprise.

Dans son communiqué, le FOMC justifie cette décision en se félicitant que le marché du travail a «continué à se renforcer» au cours des dernières semaines et que l’activité économique dans son ensemble connaît toujours une «expansion à un rythme modéré», rapporte le journal français Les Échos. La Fed souligne également que la consommation des ménages, moteur de la croissance, a continué à progresser et relève que l’investissement des entreprises, point noir de l’économie américaine ces derniers mois, semble s’être «quelque peu raffermie». Toutefois les coupes du budget entamées par le cabinet de Donald Trump, couplées à la hausse des taux directeurs, pourraient sans aucun doute renchérir le coût de la vie aux États-Unis, spécialement à la tranche des plus démunis qui subira les coupes budgétaires tel que cela a été annoncé.

Dernière Minute

Nos derniers Tweets...

Suivez-nous sur Facebook

 

Vidéos des ÉCO

Vidéos des ÉCO

0
Partages
0
Partages