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12-12-2017 12:25

Télécomsi : Maroc Telecom «meilleur opérateur africain»

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Le Groupe Maroc Telecom a remporté le prix du «Meilleur opérateur africain» lors des «Telecom…
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Abdelilah Fadili, directeur financier de Sonasid

Dans un contexte marqué par le repli de la consommation dans le secteur du BTP conjugué à la hausse des prix de la ferraille et de la billette, le sidérurgiste a pu maintenir ses principaux agrégats financiers et opérationnels à la hausse. Son chiffre d’affaires consolidé s’élève ainsi à 1,7 MMDH (contre 1,61 MMDH au premier semestre 2016). Son résultat net part du groupe est redevenu bénéficiaire de 18,1 MDH (contre un déficit de 61 MDH l’année dernière). Sonasid s’est même distingué cette année en exportant pour la première fois 20.000 tonnes de fil machine vers les États-Unis.

Les Inspirations ÉCO : Sonasid renoue avec les bénéfices, peut-on dire que c’est grâce aux conditions de marché ?
Abdelilah Fadili: C’est une légère progression, mais nous ne sommes pas encore sortis de l’auberge. Il faut miser aujourd'hui sur les mesures de sauvegarde pour protéger le marché. Nous ne sommes pas les seuls à souffrir de l’ouverture du marché marocain, mais c’est bien toute l’industrie qui est aujourd’hui en alerte. Certes, des mesures de sauvegarde ont été mises en place, mais elles ne sont pas suffisantes. En plus, elles arrivent à échéance en 2018.

Sonasid réfléchit à la diversification. Quels sont les secteurs visés ?
Nous essayons de nous positionner sur d’autres secteurs industriels comme l’automobile, l’agriculture (serres) ou encore l’aéronautique. Nous souhaitons aller vers des secteurs que nous ne couvrons pas actuellement. Regardez notre partenaire Arcelor Mittal, il ne lésine pas sur les moyens relatifs à son développement et sa diversification. C’est ainsi qu’il reste maître sur le marché.

Justement, comment a évolué cette alliance avec ce géant mondial ?
C’est une alliance qui nous aide énormément. Arcelor Mittal partage avec nous son centre de recherche et développement basé en Europe, ce qui représente un budget de 600 à 800 millions de dollars. Donc chaque fois que nous avons besoin de développer un nouveau produit ou un métier, nous passons par ce centre.

L’internationalisation ne vous tente-t-elle pas ?
Il faut savoir qu’il y a un grand problème en Afrique puisque le marché n’est pas protégé. Aussi, la Chine représente 50% de la production mondiale et donc ils inondent le marché d’une certaine manière. Et au final, elle applique les prix qu’elle veut, c'est-à-dire des prix relativement bas. Mais nous sommes quand même arrivés à nous positionner sur certaines niches. Comme pour les États-Unis, Sonasid a pu profiter des accords de libre-échange ainsi que des mesures de sauvegarde sur les produits chinois pour pouvoir intégrer ce marché.

Vous avez d’autres pays dans le viseur ?
Il faut savoir que ces opérations que nous avons réalisées à l’étranger sont ponctuelles. Ce sont des opportunités qu’on a saisi en prenant en considération les prix et les arbitrages à faire dans ces cas-là.

Avez-vous des investissements dans le pipe ?
Quand on est dans un marché mature et en surcapacité, il est totalement injustifié de faire des investissements. Nous avons prévu des investissements de maintenance dont l’enveloppe se limite à 60 MDH.

Où en est le plan d’investissements à l’horizon 2016 ?
En effet, nous avions un plan d’investissements, sauf que l’étude qui a été faite n’était au final pas très concluante. Mais on le garde pour peut-être s’en servir à l’avenir.  Ce qu’il faut retenir, c’est que nous avons une bonne situation financière sauf que ce n’est pas le bon moment d’investir.

Comment gérez-vous votre facture énergétique ?
En fait, c’est de l’arbitrage, on diversifie l’utilisation de l’énergie. Plus on a le choix, plus on a de l’arbitrage pour gagner de l’argent. Donc on bascule entre le fuel et les énergies dites alternatives.

Et comment cela se passe au niveau de la devise et du futur projet de la flexibilisation du dirham ?
C’est un vrai challenge pour nous. Pour l’instant, en tant qu’opérateur, nous n’avons pas beaucoup de visibilité et nous restons tributaires des banques. Et comme nous sommes plus importateur, certainement, nous allons subir l’impact de cette réforme. Nous comptons donc prendre des couvertures, mais celles-ci coûtent également très cher…

Comment voyez-vous vos résultats d’ici la fin d’année ?
Sur le marché global, on risque de faire du -10% par rapport à l’année dernière. Maintenant, on a eu un trimestre assez difficile avec le secteur du BTP. Ce qu’on peut dire aussi, c’est que le dernier trimestre peut être sur les mêmes tendances que celles du premier trimestre de l’année.

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