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Malgré des résultats semestriels en légère hausse, les analystes restent pourtant sceptiques quant à l’effet de la publication des résultats sur le moral des investisseurs. Or, ces derniers se sont majoritairement positionnés à la vente, tout en manifestant leur sentiment de déception relatif aux performances des sociétés cotées.

«Le marché a mal réagi à la publication des résultats», nous informe un analyste de la place en commentant la série des présentations des résultats semestriels et leur impact sur la performance de l’indice boursier. Pour cet expert, les investisseurs déçus semblent s’être positionnés essentiellement à la vente après la publication d’agrégats financiers en deçà de leurs attentes. Pourtant, selon les premiers calculs d’Upline Research, le chiffre d’affaires des sociétés cotées au terme du premier semestre s’affiche à 118 MMDH, soit en amélioration de 3,6% comparativement à l’exercice précédent. Les bénéfices (en proforma) augmentent, quand à eux, de 8% à 17 MMDH. Une progression qui selon un autre spécialiste du marché, cache une autre vérité. «Même si les résultats enregistrent une hausse grâce à des éléments non récurrents, le résultat d’exploitation évolue sur un flux tendu», explique cet analyste. Les résultats d’exploitation enregistrent une progression limitée à 3,3% pour atteindre 27,4 MMDH. Quelques valeurs ont été d’ailleurs pointées du doigt telles que LafargeHolcim, les immobilières ou encore certains industriels.

En effet, la cimenterie a réalisé un chiffre d'affaires de 3,92 MMDH, en baisse de 10,2% sur la période, dans le sillage de la baisse de la demande nationale. Les immobilières ne sont pas en reste. «RDS est passée aux normes comptables internationales IFRS cette année. Il serait peu probable que le groupe ait pu atteindre le même niveau de résultats avec des normes marocaines», souligne une analyste du marché. La Compagnie minière Touissit a subi les conséquences de la grève des mineurs. Maroc Telecom a vu la progression de son chiffre d’affaires limitée par la réglementation et la concurrence. Au niveau de l’immobilier, Alliances semble remonter la pente, contrairement à Addoha qui malgré tout affiche une santé financière assez solide. Au final, les investisseurs avaient parié sur un niveau de croissance qui serait équivalent à celui de l’année dernière, mais les résultats de ce semestre ont jeté un froid sur le marché. Il faut dire que «la surperformance d’une année n’est pas un gage de succès pour l’année suivante», tranche un analyste. Le Masi a subi une forte correction en quelques semaines.

L’indice phare de la place a fleurté avec le seuil de 6%, alors qu’à la même période de l’année dernière, la performance annuelle de celui-ci dépassait les 12%. Pourtant, le marché marocain avait débuté l’exercice 2017 sur de bonnes bases. Il la doit essentiellement à une amélioration des conditions macro-économiques, conjugué à une baisse des taux obligataires. Ce qui a, du coup, favorisé un arbitrage en faveur du marché des actions. Une reprise qui est considérée comme «fragile» par les professionnels du marché.

Pour eux, elle intervient après plusieurs années de baisse, le moindre souffle de travers peut la faire chavirer. En effet, la reprise a été rapidement rattrapée par des déceptions liées aux résultats des sociétés cotées. «La confiance des investisseurs qui a été ébranlée pourrait placer le marché dans une nouvelle phase d’atonie, marquée par de très faibles volumes», avance un analyste. Pour d’autres, plus optimistes, «le marché actions sera l’une des principales sources d’opportunités en 2017». En effet, bien que la confiance des investisseurs ait été ébranlée, il se peut que les facteurs ayant permis la hausse du marché en début d’année soient toujours valables. Le marché pourrait donc terminer l’année sur une performance positive. Du côté des volumes, ledit marché a connu un été assez faste (pourtant la période est souvent considérée comme étant creuse). Les volumes avaient atteint 4,38 MMDH en juin, pour repasser à 3,17 MMDH en juillet, puis à 1,96 MMDH en août. La forte présence des institutionnels sur ledit marché pourrait par contre provoquer un impact sur les échanges. En effet, les assureurs ou les caisses de retraites se positionnent généralement sur le long terme. De ce fait, leur portefeuille d'actions est moins dynamique. L'autre point à surveiller durant les derniers mois de l’année n’est autre que le régime de change.

La mise en œuvre de la réforme suscite beaucoup d'interrogations chez les investisseurs. «Cela donne lieu à une consommation anormale de la devise. Les opérateurs tentent d’en stocker au maximum afin d’avoir un peu de marge de manœuvre», observe un expert. Avant d’ajouter que «le lancement de ce projet aura un effet immédiat sur le marché et ceci après la sortie des réserves de change, ce qui impliquera une grande pression sur les taux». 

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