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Au lendemain de la finalisation de l’opération de rachat de la filiale égyptienne de Barclays par Attijariwafa bank, l’agence de notation a passé en revu la résilience des banques marocaines, soulignant que l’expansion africaine pèse sur le profile crédit des banques marocaines.

Les banques marocaines ne cessent de s’étendre sur le continent africain. Cet appétit grandissant va de paire avec une éventuelle montée des risques. L’agence de notation Fitch Ratings a rendu public un communiqué qui relate une exposition des banques marocaines à des dettes souveraines de pays qui sont moins notés que le Maroc. «Dans la plupart des marchés africains, les obligations souveraines nationales sont évaluées à plusieurs niveaux inférieurs aux obligations souveraines marocaines (BBB-)», explique l’agence. Elle souligne aussi que le climat d’affaires est également souvent plus risqué, faisant exposer les filiales marocaines à un risque d’actif plus important et à des normes réglementaires qui sont parfois moins développées qu’elles ne le sont au Maroc. Les banques notées par l’agence, notamment Attijariwafa bank et BMCE Bank se voient attribuer respectivement les notes «bb-» et «b+» quant à la viabilité autonome des deux banques. En revanche, la note sur le défaut d’émetteur en devise à long terme est fixée à «BB+» pour les deux banques reflétant le point de vue de l’agence sur le soutien éventuel de l’État marocain si nécessaire.

Par ailleurs, l’agence n’a pas omis de rappeler le rôle joué par les filiales africaines dans la bonification des résultats des banques marocaines. Elle souligne que ces filiales ont contribué à compenser la faiblesse de la croissance du crédit et à la réduction des marges au niveau de l’activité marocaine de ces banques. Les filiales africaines ont généré 32% du bénéfice net de 2016 pour BMCE, 29% pour Attijariwafa bank et 12% pour BCP. «Si la nouvelle filiale égyptienne d'Attijariwafa bank continue d'être aussi rentable qu'elle l'a été récemment, les contributions des banques africaines aux résultats consolidés de groupe pourraient devenir encore plus importantes», estime l’agence toute en précisant que cette augmentation des bénéfices des banques marocaines n'est pas sans risque et la croissance régulière des prêts africains signifie que ces prêts représentaient environ 20% des prêts à Attijariwafa bank, 15% chez BMCE et 12% à BCP à la fin de 2016.

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