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Lancé en Europe fin 2018, le C5 Aircross arrive enfin dans le réseau de Sopriam, l’importateur de la marque aux chevrons. Celui-ci, pour se distinguer dans un segment surpeuplé, a fait le pari de ne proposer son nouveau SUV qu’en puissante motorisation diesel, couplée à une boîte automatique et associée à deux finitions suréquipées.

Enfin, il est arrivé! Testé par la presse mondiale en novembre dernier à Marrakech, puis commercialisé dans la foulée sur les marchés européens, le C5 Aircross débarque enfin dans les showrooms nationaux de la marque aux chevrons. Au passage, précisons qu’il arrive dans un contexte commercial résolument positif pour Citroën Maroc qui, à fin avril dernier, affichait une croissance de 34% sur un marché en repli à deux chiffres. Cette «parenthèse» n’a lieu d’être ici que pour augurer de la continuité de cette dynamique des ventes, le nouveau SUV de Citroën ayant plusieurs cordes à son arc. À commencer par le registre stylistique sur lequel il marque une certaine différence par rapport à ses concurrents.

Différent comme les autres… …
Citroën. Il est vrai qu’avec son architecture assez haute (1,69 m), ses barres de toit et ses protections inférieures en plastique noir, le C5 Aircross s’habille des principaux codes esthétiques du SUV. Pour autant, il sait se distinguer par certains attributs, ceux-là mêmes qui ont fait toute la personnalité des Citroën actuelles. C’est le cas des Airbumps, ces protections latérales en plastique marquées par une couleur contrastante qui ne sont pas là que pour faire joli, puisqu’elles préservent la partie inférieure du véhicule s’il lui venait par exemple de traverser une broussaille de branches sèches. En outre, et comme les gammes C3, C4 et Berlingo, sa face avant reprend à son compte cette signature lumineuse agencée sur deux niveaux, avec des projecteurs supérieurs fi- nement étirés et reliés par une calandre chromée. Le détail unique et propre au C5 Aircross est perceptible de profil puisqu’il s’agit de l’entourage chromé de la 3e vitre, qui se profile vers la custode en forme de décapsuleur. Enfin, l’arrière ne manque pas d’originalité avec une lunette légèrement arrondie et des blocs de feux au graphisme en 3D. Ce mélange de lignes à la fois douces et musclées fait qu’au final, le C5 Aircross affiche un look «plein de force et sans arrogance», selon les propres termes de son constructeur.

Ode au confort
On pourrait en dire autant pour ce qui est de sa présentation intérieure. Outre son espace habitable doublé d’un volume de coffre annoncé «best in class» avec une capacité allant de 580 à 720 litres, le C5 Aircross sait surtout recevoir par le moelleux de son assise. Merci aux sièges brevetés sous l’appellation «Advanced Comfort» et incluant une mousse à haute densité doublée d’une seconde couche de 15 mm d’épaisseur. De la sorte, les longs trajets se feront moins ressentir, pour les postérieurs comme pour les lombaires. Au-delà de leur «beauté intérieure», ces sièges sont aussi beaux à regarder avec leur matelassage presque vintage qui n’est pas sans rappeler les Citroën d’antan. Il faudrait d’ailleurs voir dans cet argument de confort un retour aux sources et à l’identité même de la marque. Le reste du mobilier est aussi plaisant à l’oeil qu’au toucher, avec entre autres aspects fl atteurs, une planche de bord cossue par ses habillages (incluant une partie supérieure en cuir) et moderne par son poste de conduite. À l’ère du numérique et du tout automatique, le C5 Aircross se veut à la page, laissant d’emblée remarquer le démarrage par bouton, un combiné d’instrumentation digital, un frein de parking électrique, l’écran tactile et une boîte de vitesses à levier court. Voilà ce qui nous amène au registre des équipements qui ont été configurés selon deux finitions dites «Feel» et «Shine».

Un diesel de routière
Campé d’office sur des jantes alu’ 18’’ et coiffée de barres de toit, la première se veut d’emblée complète, offrant notamment la clim’ auto bizone, l’écran tactile 8’’ à interface multimédia et connectée (Bluetooth, USB, Mirror Screen, GPS), la caméra de recul couplée aux radars de parking (Av/ Ar), le régulateur de vitesse, les rétroviseurs rabattables électriquement, le vitrage surteinté, les capteurs de pluie et de luminosité ou encore, le système de motricité Grip Control (avec contrôle en descente) et les suspensions dite à «Butées hydrauliques progressives ». La finition Shine va encore plus loin, ajoutant notamment la sellerie en cuir avec des sièges avant électriques et chauffants, les phares Full LED, le chargeur sans fil pour smartphone et le hayon à ouverture mains libres. Les aides à la conduite ne sont pas en reste avec, là encore, un arsenal dernier cri incluant le freinage automatique d’urgence, l’alerte active de dérive, la reconnaissance des panneaux et la surveillance des angles morts. Des sophistications qui ne sont pas de trop pour l’âme routière du C5 Aircross qui arrive avec l’un des diesels les plus puissants de sa catégorie: le 2.0 l HDI de 180 ch/ 400 Nm. Des valeurs que l’on croise chez les berlines routières et qui permettent d’envisager sereinement l’autoroute. Doté du système Stop&Start et adossé à une boîte automatique à 8 vitesses, ce moteur brille aussi par une consommation modérée, soit 4,8 l/100 km (en cycle mixte). Ces qualités s’ajoutent au confort de conduite et à la générosité de l’équipement pour justifier amplement le positionnement tarifaire du C5 Aircross qui se négocie dans la moyenne haute du segment. Logique !