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Les Cahiers des ÉCO / Automobile

Le dernier-né de Crewe arrive au Maroc par le biais de l’importateur officiel de la marque au B ailé. Au programme une ligne sensuelle et presque intemporelle, un habitacle cousu main et un puissant moulin capable de le propulser de 0 à 100 km/h en moins de temps qu’il en faut pour le dire.

Quinze ans après sa naissance, le coupé Continental GT entame une nouvelle vie : celle marquant l’arrivée de sa troisième génération, fraîchement introduite au catalogue de la Centrale automobile chérifienne, l’importateur marocain de Bentley. Comme tous les modèles qui sortent de la manufacture de Crewe, cette Conti’ est entièrement travaillée et assemblée à la main. Des mains à la dextérité éprouvée, plutôt passionnées par leur travail et ne laissant aucun détail au hasard. Tel est en gros ce à quoi se résume ce nouveau coupé Bentley qui, en prime, ajoute une touche de modernité perceptible à tous les niveaux, y compris à travers son coup de crayon à la fois racé, élancé et raffiné.

Des courbes à souhait
En design automobile, perpétuer une figure ou tendance de style en modernisant ses facettes, tout en préservant son ADN constitue un exercice peu évident à réussir. C’est pourtant ce qu’ont accompli les designers de la firme au B ailé à travers le coupé Continental GT, troisième du nom. On retrouve ainsi la fameuse «Bentley signature» : une ligne visible de profil et courant des phares avant aux flancs arrière en marquant de façon prononcée l’épaulement au-dessus des passages de roue (arrière). Hormis ces «fondamentaux», le look de ce coupé est inédit à plus d’un titre. On remarque notamment que les ouïes d’aération latérales ont migré vers les bas des ailes. Elles arborent toujours un motif en B, mais au dessin inédit et accueillant le chiffre 12 (en son centre), puis prolongeant sa base chromée sur toute la longueur latérale inférieure. Si la face avant n’évolue qu’avec un bouclier redessiné et de nouveaux projecteurs à effet «éclats de cristal» (et à technologie Matrix LED), l’arrière change de façon plus notoire et gagne en finesse. Point d’orgue de cette poupe, la forme en ellipse des blocs de feux se voit quasiment dupliquée à travers les sorties d’échappement. Pour le reste et au-delà du descriptif, le nouveau coupé Continental dégage une forte présence, mêlant sensualité des lignes et physique d’athlète.

L’art du «hand-crafted»
Cela d’autant plus que cette carrosserie repose sur de gigantesques roues de 22 pouces et voit ses proportions en croissance par rapport au modèle précédent. Ainsi, la largeur a été accrue de près de 20 mm (à 1,966 m), tandis que la longueur a été portée à 4,85 m (+32 mm). En revanche et ce sera l’unique reproche à faire à ce bolide : son coffre affiche toujours une bien modeste capacité de 358 litres. En d’autres termes, cette Bentley incitera à voyager léger. Une contrainte qui se fera aussitôt compenser par un océan de privilèges. À commencer par la présentation intérieure digne du blason arboré. Sans évoquer l’interminable programme de personnalisation du préparateur-maison Mulliner, les matériaux utilisés sont de haute facture et nécessitent tout un savoir-faire d’artisan, à l’image des boiseries, stockées, humidifiées et travaillées de façon minutieuse. «Chaque Continental GT nécessite plus de 10 mètres carrés de bois et neuf heures sont nécessaires pour créer et poser à la main cet habillage boisé», précise Bentley dans un communiqué. Autre matériaux «hand-crafted» (travaillé à la main), le cuir offre le choix sur une palette de 15 couleurs ainsi que de somptueux motifs, dont un nouveau, dit en «losanges imbriqués». À ce titre, les explications fournies dans le même communiqué de la marque se passent de tout commentaire : «18 mois de développement ont été nécessaires pour optimiser et programmer l’alignement précis de chacun des 712 points qui composent chaque losange... Une extraordinaire attention aux détails». Là encore et tout en se conformant aux traditions de la maison de Crewe, le mobilier a été amplement modernisé. Il y va de l’instrumentation entièrement numérique, dont le contenu d’affichage (compteurs, navigation, ordinateur de bord…) est choisi par le conducteur. Il y va aussi de l’éclairage d’ambiance à 14 couleurs puis surtout de l’écran tactile haute définition de 12,3’’. Ce dernier, intégré à la planche de bord, pivote et propose trois facettes : écran, panneau en bois ou avec trois élégants cadrans analogiques. Pour le reste, l’équipement ne fait pas non plus dans la demi-mesure. Jugez-en : sièges avant multifonctions (ventilation, chauffage et massage), fermeture assistée des portes (soft-close), interface multimédia connectée (Apple CarPlay), coffre à ouverture mains-libres, affichage tête-haute, suspensions pilotées, régulateur de vitesse adaptatif avec assistance en circulation et assistant actif au maintien de trajectoire, caméra à vision panoramique et même vision nocturne par infrarouge !

Un W12 de 635 ch… désactivable
L’expérience auditive est assurée soit par une sono Bang & Olufsen à 10 haut-parleurs (650 watts) ou 16 HP (1.500 watts), soit en option, par l’installation à 18 HP (2.200 watts) signée Naim. De quoi combler les audiophiles. Les puristes, eux, préféreront apprécier les vocalises du W12, un douze cylindres de 6 litres, biturbo TSI, qui développe 635 chevaux de puissance et 900 Nm de couple. Couplé à une boîte automatique à double embrayage et à 8 vitesses, il profite aussi d’un système de coupure variable, qui désactive la moitié des cylindres dans certaines conditions. Bien entendu, il n’en faudra pas aussi peu pour exploiter tout le tempérament sportif de cet engin, capable de propulser la Continental GT de 0 à 100 km/h en 3,7 secondes seulement et jusqu’à une vitesse de pointe de 333 km/h. Des performances qui ne sont pas à la portée de tous. Idem pour son prix, démarrant au Maroc à partir de 3,4 millions de dirhams, clés en main et donc taxe de luxe incluse. Pour repartir au volant du nouveau coupé Continental GT, il faudra clairement en avoir les moyens, mais pas seulement. Encore faut-il être un connaisseur, adepte du bon goût, aux idées nobles et au savoir-être reconnu. Voilà pour dire qu’il ne suffit pas d’avoir un compte bancaire bien garni pour rouler en Bentley et de surcroît, son fleuron sportif.

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