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Les Cahiers des ÉCO / Automobile

510 ch sous le capot, des performances dynamiques de haute volée et un boucan d’enfer, la Giulia Quadrifoglio Verde fait partie de la crème mondiale des berlines sportives. Polyvalente et pouvant se fondre dans le trafic urbain, elle a surtout de réelles prétentions pour faire des chronos sur circuit. Une italienne comme on les aime... même si elle ne manque pas de brutalité.

Dans notre métier, on sait comment se faire plaisir : prendre à l’essai un bolide qui en a sous le capot, dont le cockpit vous transpose dans la peau d’un pilote de course et dont les accélérations laissent facilement s’hérisser les poils de l’avant-bras. C’est précisément ce joli programme que propose l’Alfa Romeo Giulia, dans son exécution la plus puissante et la plus radicale : la version Quadrifoglio Verde (QV). Pour ceux qui ne le savaient pas encore, le trèfle vert n’est autre chose que l’expression la plus sportive de la marque au «biscione». Un label qui se respecte dans le cœur des passionnés et encore plus celui des «Alfistes». Sans appartenir à cette dernière catégorie, le mien de cœur s’emballe dès les premiers instants où j’approche cette berline, rivale directe des BMW M3, Mercedes-AMG C63 et autres Audi RS4. Les battements d’un bonheur imminent, mais avant toute chose le fruit d’une rencontre avec l’une des plus belles italiennes.

Sublime tenue de sport
Difficile de ne pas craquer devant une si belle créature, qui plus est splendide, laquelle s’habille d’une sulfureuse teinte : le «Rouge Alfa». Outre son badge triangulaire orné d'un trèfle vert, cette Giulia se reconnaît surtout par ses roues sombres de 19’’qui abritent des étriers de freins rouge et son diffuseur d’air arrière, traversé par quatre tuyères d’échappement. D’autres prises d’air (sur le capot, derrière le passage des roues avant), ainsi que des bas de caisse et un aileron en carbone complètent l’accastillage spécifique réservé à la QV. L’ensemble repose sur un châssis surbaissé et géré par un système électronique très pointu, le CDC (Chassis Domain Control). Celui-ci, développé en collaboration avec Magneti Marelli, joue le rôle de cerveau central du véhicule, coordonnant entre les différentes aides actives, du contrôle de stabilité (ESC) aux suspensions pilotées, en passant par le contrôle vectoriel de couple. Il n’y a finalement que son coffre (d’une capacité de 480 litres) que cette version conserve le plus fidèlement de la Giulia «normale».

À bord, comme une GT à 4 places
L’ambiance intérieure verse, elle aussi, dans la sportivité avec une sellerie en Alcantara à surcoutures rouges, des pédaliers chromés, et là encore des inserts de carbone sur la planche de bord et la base de la console centrale. L’équipement se veut complet, incluant un écran tactile et connecté de 8’’, une caméra de recul ou encore un climatiseur bizone. En revanche et c’est tant mieux : pas de sièges climatisés ni même à réglages électriques ! Le conducteur prend plutôt place sur un baquet assez ferme et enveloppant qui lui permet de ne faire qu’un seul corps avec le véhicule. Dans cette même veine sportive, le levier de vitesses est court, la position de conduite basse tandis que le volant à méplat abrite de grandes palettes et, petit clin d’œil aux Porschistes, il intègre sur sa gauche le bouton de démarrage. Allez, moteur, c’est le moment d’emmener cette italienne pour se dégourdir les jambes ou plutôt les jantes.

Du pilotage au quotidien
Au démarrage, le V6 de 2.9 l de cylindrée respire avec un peu de discrétion, mais un timbre assez marqué. La fiche technique nous renseigne : une puissance de 510 ch et un couple de 600 Nm. De quoi s’autoriser le 0 à 100 km/h en 3,9 secondes (!) et jusqu’à 250 km/h (vitesse électroniquement limitée). Il faudrait d’ailleurs souligner qu’il est possible de débrider ce moteur, la vitesse de pointe atteint alors les 321 km/h ! Déraisonnable, à moins de rouler sur un (vrai circuit) et de maîtriser un minimum l’art du pilotage. Sans pousser cette italienne dans ses retranchements nous l’avons tout de même titiller en jouant des palettes de la boîte (auto à 8 vitesses) et en faisant virevolter l’aiguille du compte-tours, haut dans les régimes. Pour le plaisir de l’ouïe et un meilleur répondant, nous réglons le sélecteur de mode de conduite DNA sur D (pour Dynamic) et de temps à autres sur le programme Race. À la moindre accélération franche, le feulement épais du V6 se fait agréable à entendre, la voiture s’emballe et les dépassements deviennent un jeu d’enfant. La Giulia accélère vite, très vite même, mais sait garder les pieds sur terre grâce au travail de l’ingénierie-maison et surtout à l’électronique embarquée. En même temps et à coups de kick-down, l’indicateur d’autonomie baisse, alors que la conso’ mixte est annoncée à 8,5 l/100 km. Au diable le prix au litre du Sans-plomb ! C’est même un détail pour la cible de cette Alfa, celle-là même qui sera prête à débourser quelques 810.000 DH (hors frais d’immatriculation et taxe de luxe. Une chose est sûre : le trèfle est réellement source de bonheur.

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