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20-11-2017 11:32

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Le roi Mohammed VI a annoncé, le 13 octobre, la création d’un ministère délégué chargé des affaires africaines ainsi que la mise en place de deux cellules de suivi de l’action du Maroc sur le continent. Quels seront les dossiers à gérer et qui sera  désigné pour cette mission ? Réponses.

«Nous avons décidé la création d’un ministère délégué auprès de celui des Affaires étrangères, chargé des Affaires africaines et plus particulièrement de l’investissement, ainsi que la mise en place de deux cellules de suivi, l’une au ministère de l’Intérieur et l’autre au ministère des Finances». C’est le roi Mohammed VI qui l’annonçait solennellement, vendredi 13 octobre à Rabat, lors de son discours à l’ouverture de la 10e législature. Devant les parlementaires, le souverain annonce la couleur : l’Afrique va gagner en importance dans la diplomatie marocaine. La création de ce ministère rattaché au département des Affaires étrangères vient le confirmer. Après son retour à l’Union Africaine en janvier dernier et son adhésion attendue à la CEDEAO dès décembre prochain, le Maroc entend donner aux questions africaines tout le poids qu’elles méritent.

Le Sahara d’abord
Sous l’action de ce nouveau ministère délégué, la politique africaine du Maroc sera plus coordonnée. Exclusivement dédié au continent, il permettra d’animer et d’inspirer l’action du royaume à l’Union Africaine. Cela d’autant plus que la contribution marocaine aux initiatives africaines est très attendue, notamment dans l’optique de mise en place de stratégies sectorielles continentales dans les secteurs censés aider l’Afrique à réussir son émergence économique. C’est le cas notamment de l’agriculture, de l’énergie, de l’intégration économique ainsi que des défis liés à la migration. Sur un plan purement politique, il va sans dire que le curseur sera mis sur le dossier du Sahara. Pour le Maroc, il s’agira d’anticiper et de contrer plus efficacement les initiatives et manœuvres adverses sur cette question sensible.

Business et sécurité
En plus de l’angle politique, les «affaires africaines» du continent sont abordées sous des aspects économiques et sécuritaires, vu les enjeux marocains en jeu sur le continent. D’où «la mise en place de deux cellules de suivi, l’une au ministère de l’Intérieur et l’autre au ministère des Finances». À l’heure où le Maroc s’est hissé au rang de premier investisseur africain en Afrique en 2016, avec des investissements estimés à 4 milliards de dollars, il est plus que jamais opportun de créer des cellules de suivi des intérêts marocains, mais aussi d’accompagner la concrétisation des projets d’investissements ainsi que des accords et conventions impliquant les secteurs public et privé du royaume. Sur le plan sécuritaire, le Maroc est de plus en plus sollicité par les pays amis du continent dans la lutte contre l’extrémisme, aussi bien à travers l’enseignement religieux que par l’action de ses services de renseignement. C’est notamment le cas avec la Côte d’Ivoire ou encore le Burkina Faso.

Monsieur ou Madame Afrique ?
Enfin, et attendant la nomination du futur ministre délégué aux Affaires africaines, il sied de s’interroger sur la nouvelle configuration du «super» ministère des Affaires étrangères et de la coopération internationale. En effet, le département dirigé par Nasser Bourita dispose déjà d’une secrétaire d’État en la personne de Mounia Boucetta. Depuis sa nomination à ce poste, elle a multiplié les déplacements sur le continent pour assurer le suivi des accords signés ces dernières années par le Maroc avec ses partenaires africains. Montera-t-elle en grade pour se consacrer pleinement, en tant que ministre, aux Affaires africaines, ou fera-t-on appel à un pur produit de la diplomatie marocaine pour s’en charger ? La réponse ne saurait tarder. Affaire à suivre.


Moussa Diarra
Président de l’Association malienne d’amitié  Mali-Maroc (AMAMA)

«La création d’un ministère délégué chargé des Affaires africaines prouve que le Maroc, sous le leadership de SM le roi Mohammed VI, place le continent africain au centre de sa politique étrangère».

Rasheed Draman
Directeur exécutif du Centre africain des affaires parlementaires (ACEPA

«La création d'un ministère délégué chargé des Affaires africaines démontre la volonté du Maroc de renforcer l'intégration régionale. Elle va permettre d'accélérer le rapprochement avec l'Afrique et de suivre de près l'état d'avancement des accords signés entre le Maroc et les pays du continent».

Boubacar Séye
Président fondateur de l’ONG «Horizon Sans frontières»

«Cette initiative est significative à plus d'un titre car la mise en place d’une entité spécifique dédiée à l'Afrique et non globalement à l’ensemble des pays du monde est un pas de plus vers l'intégration africaine».

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