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Les Cahiers des ÉCO / Afrique

La réunion des directeurs des instituts africains de statistique tenue à Marrakech en marge du 61e Congrès mondial de la statistique s’est soldé par le souhait formulé par le Maroc d’abriter une conférence continentale en 2019.

Après le 61e Congrès mondial de la statistique, le Maroc accueillera une nouvelle rencontre d’envergure dans deux ans. Il s’agit de la conférence continentale sur le «Rôle de la statistique dans le processus d’intégration de l’Afrique». Telle a été l’une des principales conclusions de la réunion des directeurs des instituts africains de statistique tenues ce jeudi 21 juillet à Marrakech, en marge du 61e Congrès mondial de la statistique. Cette réunion a réuni une quarantaine de pays africains, sous la houlette de la Commission économique des Nations-Unies pour l’Afrique (CEA) et du Haut-commissariat au plan du Maroc. À l’issue de la réunion, une Déclaration de Marrakech a été adoptée, appuyant essentiellement la volonté marocaine d’organiser cette conférence continentale sur les statistiques.

Expériences nationales
L’utilité de cette rencontre porte sur sa contribution à placer les statistiques et leur mise à niveau, parmi les priorités des gouvernements africains. Car, à en croire les déclarations de certains directeurs de statistiques ayant pris part aux échanges de Marrakech, ce domaine est encore à la traîne dans plusieurs pays du continent. La représentante de la Tanzanie a par exemple fait savoir, lors des débats, que se posait un sérieux problème de «volonté politique» pour promouvoir ce domaine si essentiel à la planification économique et sociale. La diffusion des outils des statistiques figure également parmi les actions attendues. Cette requête a été émise par le bureau Afristate, qui s’active dans l’univers des études et de collection des données. À Djibouti, les inquiétudes portent sur l’absence de données face au phénomène de la migration. C’est du moins le constat fait par son représentant qui appelle à «s’intéresser aux mesures de la migration». Son collègue de la Guinée équatoriale s’est pour sa part attardé sur les besoins de financements. «Il faut accorder des budgets suffisants aux instituts de statistique et leur faciliter les financements afin qu’ils mènent à bien leur mission», a-t-il plaidé.

Le cas du Maroc
Dans ce concert de demandes et de constats plutôt alarmants, le Mali s’est distingué par ses «avancées» en la matière. À en croire le représentant malien, son pays a déjà créé un Fonds national de développement de la statistique. Cet outil opérationnel bénéficie d’une part assez importante dans le budget de l’État. «Nous sommes donc disposés à partager notre expérience», dira-t-il à ses homologues du continent. En parlant d’expérience, le cas du Maroc a été cité en exemple. De nombreux pays ont, en filigrane, manifesté leur souhait d’en bénéficier. D’ailleurs, dans son discours d’ouverture, le Haut commissaire au plan, Ahmed Lahlimi Alami, qui se considère comme le «patriarche» de la statistique sur le continent, est revenu sur les avancées réalisées par son institution. Plus important encore, Lahlimi a insisté sur l’urgence, pour les pays africains, d’ériger le domaine des statistiques au rang de priorité. «Si nous ne le faisons pas, d’autres viendront le faire à notre place et se permettront même de nous dicter les données portant sur nos propres pays», a-t-il alerté. In fine, l’ensemble des idées émises lors de cette rencontre devraient être prises en compte en vue des préparatifs de la conférence continentale sur le «Rôle de la statistique dans le processus de l’intégration de l’Afrique» que le Maroc est désormais chargé d’accueillir en 2019.  


Ahmed Lahlimi Alami
Haut commissaire au Plan

Nous appelons à la mise en place d’une académie africaine des sciences, de la statistique et de l’économie appliquée, ainsi que de mener une réflexion théorique de haut niveau sur les théories de développement pour adapter les concepts et les approches avec les réalités africaines.

Pedro Luis do Nascimento Silva
Président sortant de l’Institut  international des statistiques (ISI)

L’ISI s’est engagé à appuyer et soutenir l’appel lancé en faveur du développement de la statistique en Afrique. Nous saluons les efforts considérables menés par le HCP et les organisateurs pour assurer la réussite de ce congrès au Maroc.


Aligner les statistiques sur les ODD et l’Agenda 2063

La mise en œuvre de l’Agenda 2063 et la réalisation des Objectifs du millénaire pour le développement (ODD) nécessitent le renforcement des systèmes de statistiques nationaux et la coordination entre ces systèmes. C’est dans ce cadre que la réunion des directeurs généraux des instituts africains de statistique est importante: afin de lister les préoccupations des différents pays. Avec l’appui de la CEA et des bailleurs de fonds comme la Banque africaine de développement, une nouvelle dynamique continentale est attendue afin de mettre à niveau les systèmes nationaux de statistiques. Après la réunion de Marrakech, les directeurs africains des instituts de statistique devraient se retrouver courant 2017 au Soudan, puis en Zambie en 2018, afin de poursuivre leur réflexion sur les défis de leur domaine. Entre-temps, le Maroc se préparera activement à abriter la conférence continentale de 2019 !

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