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Les Cahiers des ÉCO / Afrique

Les chefs d’État des pays membres de la CEDEAO sont favorables à l’adhésion du Maroc à leur groupement sous-régional. Après ce feu vert politique, place aux étapes juridiques et techniques.

Le Maroc est le bienvenu dans la CEDEAO. Tel est le message délivré par le sommet des chefs d’État de la communauté économique ouest-africaine, à l’issue de sa 51V session tenue ce dimanche 4 juin dans la capitale libérienne, Monrovia. En réponse à la candidature d’adhésion marocaine déposée fin février dernier, les présidents des pays membres de la CEDEAO ont donné leur «accord de principe». Par ce feu vert exprimé dans le communiqué final qui a sanctionné leurs travaux, les leaders ouest-africains acceptent la possibilité d’une intégration du Maroc à leur groupement sous-régional, «eu égard aux liens forts et multidimensionnels de coopération» qu’ils entretiennent avec le royaume. Dans le processus d’adhésion du Maroc à la CEDEAO, un premier palier vient donc d’être franchi avec succès.

Phase 2
Après cette étape politique, place désormais aux phases juridiques et techniques. En effet, la conférence des chefs d’État a instruit la commission de la CEDEAO «d’examiner les implications d’une telle adhésion conformément aux dispositions du traité révisé de la CEDEAO et de soumettre les résultats à sa prochaine session». Celle-ci est prévue en décembre à Lomé, capitale du Togo, dont le président Faure Gnassingbé est élu à la présidence tournante de l’organisation pour un an. Le roi Mohammed VI, qui a annulé sa participation au sommet de Monrovia en raison de la présence du premier ministre israélien Benyamin Nethanyahou, pourrait prendre part à cette prochaine session à Lomé, puisqu’une invitation lui a été adressée par ses homologues ouest-africains.

Complexité
Quant à l’étape technique, très cruciale, elle permettra aux deux parties de négocier les modalités de cette adhésion et d’évaluer les conséquences économiques de l’intégration du Maroc à cet espace sous-régional de 15 États aux 320 millions de consommateurs. Cette phase pourrait prendre du temps et s’avérer complexe, en raison des craintes exprimées par les opérateurs économiques de plusieurs pays membres de la CEDEAO sur une éventuelle concurrence des produits marocains.


Nasser Bourita,
Ministre des Affaires étrangères et de la coopération internationale

Après le retour du royaume au sein de l’Union africaine en janvier dernier, la décision prise aujourd’hui par les chefs d’État membres de la CEDEAO conforte le Maroc et le roi dans la politique africaine du royaume et dans cette priorité accordée par le souverain à l’Afrique, qui se trouve au cœur de la politique étrangère du royaume».

Mohamed Benhammou
Président du Centre marocain des études stratégiques (CMES)

La présence du Maroc en tant que membre au sein de ce groupement régional va donner encore plus de poids, de force et de dynamisme à ce groupement et le hisser encore plus haut, que ce soit par son rang et son poids économiques ou par sa place en tant que marché».

Jean-Paul Dias
Ancien président du Conseil des ministres de la CEDEAO

S’il rejoint la CEDEAO, le Maroc se verrait offrir un vaste marché. En outre, étant mieux organisé que le Nigeria, il se révélerait le pays le plus fort de la zone et se positionnerait favorablement dans la perspective de capter toutes les retombées issues de la mise en œuvre des APE avec l’Europe».


Quid de la Tunisie et de la Mauritanie ?

À Monrovia, les chefs d’État de la CEDEAO n’avaient pas qu’à trancher sur les dossiers préoccupant leur sous-région. En effet, il était beaucoup question du Maghreb lors de leurs échanges. En plus de la candidature du Maroc, la CEDEAO devait apporter des réponses aux requêtes de la Tunisie et de la Mauritanie. Ces deux voisins du Maroc sollicitaient respectivement le statut d’observateur et d’associé. Si la Tunisie a reçu une réponse favorable, la Mauritanie a été, elle, invitée à reprendre à zéro avec la CEDEAO. Nouakchott, qui court derrière un accord d’association, est appelé à «présenter une demande de pleine adhésion», après avoir pourtant quitté cette même organisation en 2000, lui préférant l’Union du Maghreb arabe (UMA). Mais aujourd’hui, la flamme de l’intégration maghrébine s’est bel et bien éteinte, obligeant ses pays membres à aller frapper aux portes d’autres organisations sous-régionales. Si seulement cette situation paradoxale pouvait servir de leçon et raviver cette flamme si nécessaire à l’essor économique du Maghreb.

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