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À quelques jours du Sommet de la CEDEAO à Monrovia, la diplomatie marocaine poursuit son opération séduction auprès des chefs d’État de la sous-région ouest-africaine. Le ministre des Affaires étrangères et de la coopération se dit «confiant» quant à l’acceptation de la candidature marocaine.

Dernier virage avant le verdict final. À 4 jours du Sommet tant attendu des chefs d’État des pays membres de la CEDEAO, le Maroc continue de défendre sa candidature dans la sous-région ouest-africaine. Le ministre des Affaires étrangères et de la coopération internationale, Nasser Bourita, a ainsi effectué une ultime tournée auprès de certains présidents de l’Afrique de l’Ouest. Le chef de la diplomatie marocaine a ainsi été reçu, jeudi 25 mai à Abidjan, par le président ivoirien, Alassane Ouattara, avant de poursuivre son périple au Togo, avec une audience à Lomé avec le chef d’État Faure Gnassingbé. Aussi bien dans la capitale ivoirienne que togolaise, il a été question, à en croire les déclarations à la presse du ministre marocain, du prochain Sommet de la CEDEAO, prévu ce dimanche 4 juin à Monrovia, capitale du Liberia.

Soutien unanime?
Ces nouveaux déplacements de la diplomatie marocaine interviennent au moment où des voix font état de réticences de la part de certains poids lourds de la sous-région, notamment de la part du Nigeria, sur l’adhésion du Maroc à la CEDEAO. Sur ce point, Nasser Bourita a récemment fait savoir, lors d’un entretien accordé à RFI, qu’«il n’y a pas de pays réticent à l’intégration du Maroc à la CEDEAO. Au contraire, beaucoup de pays se sont exprimés soit oralement, soit par écrit en soutien à la candidature marocaine». Une chose est sûre: l’entrée du royaume, en tant que 16e État-membre de la CEDEAO, est donc fort probable. Il reste à savoir quel en sera le procédé d’acceptation. S’agira-t-il d’un vote par consensus ou à la majorité simple? En tout cas, pour la CEDEAO, qui n’a jamais été confrontée à pareille situation, c’est aussi un vrai test pour sa cohésion, surtout pour une communauté sous-régionale réputée être la plus intégrée sur le continent.


Nasser Bourita
Ministre des Affaires étrangères et de la coopération internationale

Il n’y a pas de pays réticent à l’intégration du Maroc à la CEDEAO. Au contraire, beaucoup de pays se sont exprimés soit oralement, soit par écrit en soutien à la candidature marocaine».

Marcel Alain de Souza
Président de la Commission de la CEDEAO

Le Maroc étant situé un peu loin de notre zone géographique, nous ne pouvons pas forcément dire qu’il peut intégrer la CEDEAO, mais nous pouvons mettre en place un partenariat gagnant-gagnant».


Une impulsion aux exportations selon CMC

Dans son numéro du mois de mai de «Maroc Conjoncture», le Centre marocain de conjoncture (CMC) se penche sur la candidature du royaume à la CEDEAO. Analysant les répercussions d’une éventuelle adhésion du Maroc, le CMC estime que l’impact économique de cette entrée au sein du groupement régional peut être évalué à travers la dynamique d’exportation. «Dans l’éventualité que l’admission du Maroc au sein de la CEDEAO donne lieu à une forte impulsion aux exportations dans la région, l’effet multiplicateur sur l’ensemble de l’activité peut être assez significatif», écrit le CMC. À plus long terme, poursuit le document, «on peut également ajouter l’intensification des flux d’investissement et leur incidence sur les capacités productives, sachant que le Maroc figure déjà, à l’heure actuelle, parmi les premiers investisseurs de la zone». En somme, le CMC estime que l’impact économique de l’adhésion du royaume à la CEDEAO peut être mesuré par l’effet multiplicateur du surcroît de la demande adressée au Maroc par les pays de la région sur la production, la valeur ajoutée et l’emploi.

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