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La reprise de la croissance de l’économie burkinabè s’explique par la bonne tenue des secteurs miniers et de la construction. Le PIB devrait atteindre 6,5% en 2018.

Au Burkina Faso, la croissance a repris en 2016 et en 2017, après deux années d’instabilité politique, de mauvaise pluviométrie et de cours assez faibles des matières premières. En 2018, elle se maintiendra à un niveau élevé de 6,5%, poussée par la production aurifère et les investissements publics. La construction d’une route reliant les capitales de la Côte d’Ivoire et du Burkina Faso (Yamoussoukro et Ouagadougou) devrait débuter en 2018. Le coût estimé du projet côté burkinabé est de 1.200 milliards de francs CFA (1,83 milliard d’euros) et sera vraisemblablement financé dans le cadre d’un partenariat public-privé (PPP). Les réformes pour favoriser ce type de contrat ont eu lieu en 2017 et davantage de services publics devraient être assurés par des entreprises privées dans les années à venir.

Grands projets
La consolidation, en 2018, du secteur du bâtiment et travaux publics semble donc à l’ordre du jour et les chefs d’entreprises du secteur sont confiants. Par ailleurs, la Banque africaine de développement (BAD) a approuvé le Document de stratégie pays (DSP) 2017-2021, qui entre dans le cadre du Plan national de développement et social (PNDES) 2016-2020, qui favorisera la croissance en développant les secteurs de l’énergie et de l’agriculture. Ce dernier secteur sera favorisé par la mise en fonctionnement d’agropoles à Samendéni-Sourou et Bagrépôle. La centrale solaire de Zagtouli, inaugurée fin 2017, dont le financement a bénéficié des prêts de la BAD et de l’Agence française pour le développement (AFD), va permettre au pays de produire plus de 100 megawatts d’électricité par an. L’activité aurifère, la plus importante du pays, devrait continuer à être dynamique avec les résultats positifs des nouveaux entrants sur le marché en 2017. La consommation privée sera soutenue par la stabilité des prix des denrées alimentaires, la baisse du chômage et la hausse des salaires réels.

Exportations
L’inflation, très sensible aux variations des prix alimentaires, donc aux conditions climatiques, devrait légèrement augmenter en 2018, mais sera contenue par la politique monétaire de l’UEMOA. Le déficit budgétaire devrait cesser de se creuser et se maintenir à un niveau raisonnable en 2018, grâce aux dons, qui représentaient 18% des recettes de l’État en 2016. Les recettes sont en constante croissance, notamment les taxes sur les biens et services. Le gouvernement peine à atteindre les critères de convergence de l’UEMOA en termes de déficit budgétaire, de masse salariale et de pression fiscale. Malgré l’augmentation des commandes de biens intermédiaires et d’équipements dans le cadre du PNDES, la facture d’importation ne devrait pas fortement augmenter car elle dépend majoritairement du cours du pétrole, ainsi que de celui des produits alimentaires. L’or et le coton sont les deux principales exportations du pays (respectivement 64% et 16,1% en 2016). La dette extérieure publique (23,2% du PIB en 2016) reste principalement financée par des prêts concessionnels de bailleurs de fonds internationaux.  


Fiche pays
Burkina Faso

Taille
18,4 millions de consommateurs

Monnaie
Franc CFA

PIB/Hbt
658 dollars

Croissance
6,5% (2018 p.)

Région économique
CEDEAO/UEMOA

Note Coface
C

Doing business 2017
146e/189 


Défi sécuritaire

Roch Marc Christian Kaboré a été élu président avec 53,5% des voix à fin 2015. Son parti, le Mouvement pour le progrès du peuple (MPP), a remporté les élections locales en 2016. La mauvaise qualité des infrastructures, la difficulté d’accès au crédit et la fragilité du système financier contribuent à un environnement des affaires difficile (146e sur 190 selon l’étude Doing Business 2017 de la Banque mondiale). La sécurité régionale demeure un des principaux défis du pays, attaqué plusieurs fois depuis 2015, notamment au nord et récemment au cœur de sa capitale, Ouagadougou. La menace présentée par les groupes jihadistes dans le Sahel constitue un défi à la stabilité politique et un frein à l’investissement, globalement en progrès. Afin de lutter contre Al Qaida au Maghreb Islamique (AQMI), les pays du G5 du Sahel (Mali, Mauritanie, Niger, Tchad et Burkina Faso) ont décidé, en 2017, de créer une force anti-terroriste qui bénéficiera de la formation et du soutien logistique du Maroc ainsi que du soutien financier de l’Union européenne (50 millions d'euros).

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