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Le Malawi, un pays d’Afrique australe riche en ressources naturelles, mise essentiellement sur l’agriculture et les services pour relancer sa croissance en 2017.

Au Malawi, la croissance a diminué en 2016, suite aux conditions climatiques défavorables induites par El Niño, renforçant la crise alimentaire et ayant conduit les autorités à déclarer l’état de catastrophe nationale en avril 2016. En effet, le secteur agricole représente 30% du PIB. Ainsi, même si elle restera conditionnée à un climat favorable, la hausse de la production de tabac et d’autres produits agricoles devrait tirer la croissance en 2017. De plus, l’expansion du secteur tertiaire, notamment à travers l’introduction de nouvelles technologies comme les services bancaires mobiles, devrait aussi participer à la reprise de l’activité.

Demande intérieure
En outre, malgré la suspension de la production d’uranium à Kayelekera depuis 2014, la découverte de nouveaux gisements de minéraux en août 2015 pourrait améliorer les perspectives du secteur minier. Des discussions en vue de faire évoluer la législation du secteur ont débuté en 2016 afin de valoriser ce potentiel. La baisse des dépenses publiques et de l’investissement, à cause des ressources budgétaires limitées, demeure un frein à la croissance. La demande resterait pénalisée par la forte inflation et les taux d’intérêt élevés. Elle s’inscrit toutefois dans une tendance baissière. Sa baisse devrait se poursuivre en 2017, du fait de la normalisation de la disponibilité alimentaire et la poursuite d’une politique monétaire très restrictive.

Chute des aides
Alors que l’économie est très dépendante de l’aide internationale, les relations avec les donateurs se sont tendues suite au scandale de détournement de fonds qui a éclaboussé le gouvernement en octobre 2013. Pour faire face à la baisse des aides, le gouvernement a adopté un budget d’austérité pour 2015/2016. Cette politique budgétaire restrictive est reconduite pour l’exercice fiscal 2016/2017. Les autorités espèrent faire croître les recettes grâce aux réformes administratives et limiter les dépenses notamment par la réduction des subventions agricoles et des salaires du secteur public. Cependant, la mise en œuvre de ces mesures d’austérité sera difficile dans un contexte de crise alimentaire et de revendication de revalorisation des salaires publics face à une forte inflation. Le décaissement d’une tranche d’aide par le FMI durant l’été 2016 dans le cadre du programme de facilité élargie de crédit (FEC) devrait néanmoins soutenir le budget et favoriser un retour progressif des aides.

Exportations
Le déficit courant, en partie financé par les aides, devrait se réduire tout en restant à un niveau élevé. La balance commerciale s’améliorerait en raison de la non-reconduction d’importations massives de maïs après l’épisode sévère d’insécurité alimentaire de 2016. Les exportations devraient recommencer à croître en 2017, grâce à la reprise de la production agricole. Les réserves de changes, équivalentes à environ 3 mois d’importations resteraient faibles. Les pressions à la baisse sur le kwacha devraient perdurer car le déficit courant est toujours élevé alors que les flux d’IDE demeurent restreints. 


Fiche pays
Malawi

Taille
18,1 millions de consommateurs

Monnaie
Kwacha malawien

PIB/Hbt
353 dollars

Croissance
 2,7% (2016p.), 4,5% (2017p.)

Région économique
SADC

Note Coface
D

Doing business 2017
133e/189 


Maroc-Malawi : Coopération envisagée dans plusieurs domaines

Le ministre malawien des Affaires étrangères, Francis Kasaila, était au Maroc le 5 mai. À l’issue de son audience avec son homologue marocain, Nasser Bourita, il a annoncé que son pays retirait sa reconnaissance de la «RASD». Désormais, Rabat et Lilongwe mettent le cap sur une nouvelle ère de coopération bilatérale. Les deux pays devraient ainsi signer, très prochainement, des conventions bilatérales pour entreprendre des projets communs. Les secteurs productifs tels que le tourisme, l’agriculture et les investissements figurent en tête des priorités des deux gouvernements. Au sujet de la coordination politique, Francis Kasaila a souligné que les deux pays ont convenu de la consolider pour servir les intérêts du continent africain et promouvoir la stabilité, la paix et la sécurité régionales.

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