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C’est le message distillé lors de l’ouverture de la COP23, au début de la semaine à Bonn en Allemagne. Tous les intervenants qui se sont succédés à la tribune l’ont unanimement rappelé : il est urgent d’agir pour atteindre les objectifs de l’Accord de Paris ratifié à ce jour par 169 pays.

Agir et agir d’urgence » ! C’est le mot d’ordre qui a rythmé les différentes interventions faites lors de l’ouverture de la 23ème Conférence des Parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (COP23), en début de semaine à Bonn, ce qui en dit long sur l’esprit d’inquiétude générale qui prévaut actuellement suite à la multiplication des catastrophes enregistrées cette année. Les rapports alarmants publiés la semaine dernière par le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) et l’Organisation météorologique mondiale (OMM) étaient ainsi au centre des discours des divers intervenants, notamment pour rappeler qu’il s’agit là de signes tangibles des effets du changement climatique face auxquels il faut faire vite et davantage pour les stopper en réduisant le plus rapidement possible les émissions de gaz à effet de serre, conformément aux dispositions de l’Accord de Paris. «J’ai une pensée émue pour les victimes des terribles catastrophes qui ont endeuillées, cette année, les Caraïbes et les États-Unis en passant par de nombreux autres pays. Cela nous rappelle, encore une fois, l’urgence d’agir», a souligné Salaheddine Mezouar, le président sortant de la COP22, dans son allocution d’ouverture de la Conférence.

Avant de passer le témoin de la présidence de la COP aux Iles Fidji, notamment pour prendre en charge les dossiers relatifs au climat, Mezouar a également fait part à l’assistance d’une de ses autres inquiétudes: «comme le souligne le rapport du PNUE, la mise en œuvre des Contributions Déterminées des Pays au niveau National ne pourrait permettre de parcourir que le tiers du chemin pour atteindre l’objectif de l’Accord de Paris qui est de 2°C à l’horizon 2050». Face à cette menace, le président sortant de la COP a martelé que « cet état de fait est tout simplement inacceptable pour notre planète et en particulier les plus vulnérables». Tout en rappelant que         «malgré les efforts positifs consentis par l’ensemble des Parties, nous devons en faire davantage », Mezouar fait un clin d’œil aux acteurs non-étatiques notamment pour leur rappeler qu’ils ont un important rôle à jouer pour que les objectifs de l’Accord de Paris soient atteints. Succédant à Mezouar à la tribune et à la présidence de la COP, le Premier ministre fidjien Frank Bainimarama (photo) a abondé dans le même sens : "notre demande collective au monde, c’est qu’il maintienne le cap fixé à Paris" ! Tout en se déclarant honoré de prendre les commandes de l’action climatique après la présidence marocaine, Bainimarama a souligné l’importance d’accélérer, sous son mandat, la mise en œuvre de l’Accord de Paris au vu des effets néfastes des phénomènes climatiques extrêmes que connait le monde actuellement, comme les ouragans et les inondations qui menacent la sécurité alimentaire. S’inscrivant dans la continuité de l’esprit de Marrakech, la présidence fidjienne de la COP23 accorde une place prioritaire à la préservation du consensus multilatéral dégagé dans le cadre de l’Accord de Paris pour des réductions substantielles des émissions de carbone, avec l’ambition de maintenir l’élan actuel pour la mise en œuvre de l’Accord par le biais d’une vague d’actions climatiques qui requiert l’implication de tous. Pour Patricia Espinosa, la Secrétaire exécutive de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC), le message est clair. «Nous n’avons plus le luxe de jouer le temps. Nous devons agir maintenant car des millions de personnes souffrent des phénomènes climatiques extrêmes», a-t-elle insisté, avant de remercier publiquement le leadership de la présidence marocaine de la COP22 pour le travail mené jusqu’ici dans le cadre de cette conférence, la seconde COP après l’entrée en vigueur de l’Accord de Paris.

Patricia Espinosa a également déclaré qu’elle compte sur la COP23 pour qu’elle soit aussi une étape décisive pour accélérer la mise en œuvre complète de l’Accord de Paris et relever ses ambitions.«Nous sommes appelés à terminer le travail entamé, pour que la promesse de Paris, faite à l’humanité, soit une réalité», a-t-elle lancé en souhaitant plein succès à la COP23. Succédant à la Secrétaire exécutif de la CNUCC, le Secrétaire général de l’Organisation météorologique mondiale (OMM), Petteri Taalas, a quant à lui axé son discours sur les pics climatiques enregistrés ces dernières années. «Les trois dernières années sont les plus chaudes qui aient jamais été enregistrées et s’inscrivent dans la tendance au réchauffement à long terme de la planète», a-t-il mis en garde, révélant ainsi la substance du rapport de l’OMM sur l’état du climat mondial, publié le même jour à Bonn (Voir article page 15). Pour la ministre allemande de l’environnement, Barbara Hendricks, le transfert de la présidence de la COP aux îles Fidji, un État insulaire qui représente les pays du Pacifique fortement vulnérables aux effets des changements climatiques, est porteur d’un message fort quant à la prise de conscience de l’impératif d’une action collective et solidaire pour faire face à la menace planétaire que représente le phénomène du réchauffement climatique. Convaincue que l’Accord de Paris est irréversible, elle a annoncé que l’Allemagne a décidé de relever sa contribution au Fonds vert pour le climat de l’ONU avec un montant additionnel de 50 millions d’euros en 2017.

De son côté, le maire de Bonn, Ashok-Alexander Sridharan, a souligné l’impératif pour tous les pays du monde de s’unir pour agir d’urgence afin de faire face aux effets néfastes des changements climatiques, relevant en particulier la nécessité d’associer les acteurs locaux. Il a cité à cet égard plusieurs événements que sa ville s’apprête accueillir en marge de la COP23 qui se poursuit jusqu’au 17 novembre, pour sensibiliser sur les enjeux de la lutte contre les effets du changement climatique et promouvoir les initiatives vertes. Entre 25.000 et 35.000 participants, parmi lesquels les représentants de plus de 500 ONG et plus d’un millier de journalistes, prennent part à la Conférence de Bonn, où les pays chercheront à avancer dans l’élaboration du règlement d’opérationnalisation de l’Accord de Paris. Un Accord stratégique, adopté par 196 Parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC) en décembre 2015 à Paris, qui appelle les pays à lutter contre le changement climatique en visant à limiter la hausse de la température mondiale en-dessous de 2°C, voire 1,5°C à l’horizon 2050, notamment en associant à ce combat les acteurs non-étatiques. Rappelons que lors de la COP22, tenue à Marrakech en novembre 2016, ce partenariat entre Etats et acteurs non-étatique édicté par l’Accord de Paris, a été scellé à travers le Marrakech Partnership for Global Action. À Bonn, le Maroc fera tout pour que ce cadre de travail commun, confirmé lors du 2e Climate Chance organisé à Agadir, prenne son envol  ! 


 Programme chargé   

Le Secrétariat d’État chargé du Développement durable a indiqué dans un communiqué que le Maroc participe activement à la 23e Conférence des Parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (COP23), qui se tient du 6 au 17 novembre à Bonn, en Allemagne, et qui constitue une occasion de consacrer les résultats du Sommet de Marrakech. En marge des travaux de cette conférence, une galerie marocaine sera organisée pour présenter les réalisations nationales dans le domaine de la lutte contre les changements climatiques, à travers l’organisation d’environ 40 activités parallèles, sous forme d’ateliers qui seront animés par divers acteurs nationaux, avec la participation de certains partenaires internationaux, indique le Secrétariat d’État. Par ailleurs, ce dernier organisera 7 ateliers de travail axés principalement sur la présentation de la stratégie nationale du développement durable et la mise en oeuvre de la contribution spécifique nationale à la réduction des émissions de gaz à effet de serre, outre la coopération Sud-Sud, notamment avec le continent africain.


 UNE BONNE dynamique enclenchée à Marrakech   

L’Union européenne table sur la 23e Conférence des Parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (COP23) pour conforter la dynamique enclenchée par la COP22 à Marrakech dans la perspective d’atteindre les objectifs de l’Accord de Paris sur le climat. Dans ses conclusions en prévision de la Conférence de Bonn, le Conseil de l’UE a appelé tous les partenaires à maintenir l’élan de Marrakech en vue «d’obtenir des résultats positifs lors de la COP23, de la COP24 (qui se déroulera en Pologne, à Katowice, en 2018) et au-delà», espérant que la COP 23 «se déroulera dans un esprit constructif» avec notamment «un renforcement du rôle des acteurs non étatiques» dans les efforts de lutte contre les effets du changement climatique. Après les «progrès accomplis» dans la mise en œuvre du programme de travail de Paris, grâce à la COP22 de Marrakech et aux réunions des organismes subsidiaires tenues à Bonn en mai dernier, le Conseil de l’UE souligne que la COP23 est appelée à réaliser particulièrement des avancées «sous la forme de projets de décisions ou d’éléments textuels sur tous les aspects prioritaires du programme de travail de Paris, en vue de garantir l’adoption de décisions lors de la COP24».

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