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Pour se faire connaître dans le domaine de la mobilité durable où le Maroc est un grand chantier ouvert, le leader technologique suisse ABB a présenté ses solutions aux principaux opérateurs du secteur lors d’une conférence-débat tenue hier à Casablanca.

La multinationale suisse ABB veut se faire connaître dans le domaine de la mobilité durable au Maroc ! Pour mieux appréhender les besoins du Royaume dans ce domaine où elle entend se faire une place de choix, son staff dirigeant a organisé, mercredi à Casablanca, avec l’appui de la Chambre de Commerce Suisse au Maroc, une conférence-débat sur le thème «Transport ferroviaire et mobilité durable au Maroc». À cette occasion, pratiquement tous les intervenants du transport en général et du rail en particulier ont été invités pour, d’une part, présenter leurs plans de développement respectifs dans le domaine de la mobilité durable et, d’autre part, écouter les différents intervenants d’ABB venus leur donner une idée détaillée sur leur offre de produits.

C’est à ce titre que tour à tour, des représentants du ministère de l’Intérieur, de la Fédération du transport et de la logistique, de l’ONCF (Office national des chemins de fer), de la Société du tramway de Rabat, de Casa Transport et de l’IRESEN (Institut de recherche en énergie solaire et énergies nouvelles) se sont succédé à la tribune pour présenter leurs feuilles de route. Et là, que découvre-t-on ? On se rend compte que le Maroc du transport en général et celui du rail en particulier bascule progressivement vers la modernité, c’est-à-dire vers la transition énergétique et la mobilité durable synonymes de développement suivant les principes du développement durable. En effet, en plus de ses réalisations faites durant ces quinze dernières années, le ministère de l’Équipement s’est doté d’un Plan Rail 2040 très ambitieux où, entre la LGV (Ligne à Grande Vitesse), le Train classique et le RER, il ambitionne d’ajouter à cette échéance 2700 km de rail aux 2.100 actuellement opérationnels. En matière de mobilité durable, le ministère a également une stratégie sur 2017/2021 qui vise à développer des systèmes de transport économiquement et socialement plus efficaces et plus sûrs et respectueux de l’environnement. L’objectif de cette stratégie est de réduire les émissions de gaz à effet de serre du secteur du transport qui en est responsable à hauteur de 23%. Pour cela, des actions ont également commencé, avec notamment l’adoption d’une norme de dépollution équivalente à la norme «EU IV», la généralisation du système de gestion de l’environnement, l’aménagement d’espaces verts le long du réseau ferroviaire et le lancement de deux études. Une étude sur le shift modal de la route vers le rail qui vise à faire basculer l’actuel transport de marchandises de la route vers le rail. Et une étude pour le lancement de la mise en œuvre d’une stratégie de développement et de mise à niveau du transport collectif urbain à laquelle il a consacré une enveloppe de 300 millions DH.

L’ONCF, qui est sous la tutelle du ministère de l’Équipement, du transport, de la logistique et de l’eau, n’est pas en reste. Le transporteur ferroviaire national nourrit de sérieuses ambitions en matière de mobilité durable. Selon Said Chandid, directeur stratégie et communication, qui a présenté la feuille du transporteur, «l’ONCF se projette pour être le leader national de la mobilité durable en 2025». Dans son Plan Rail 2040, où la mobilité durable est l’un des 5 axes majeurs de sa stratégie de développement, l’Office vise la création d’une dizaine de hub qui sont de futurs centres multimodaux où ses filiales de transport routier Supratours et de transport routier de marchandises Carre seront fortement transformées et mises à contribution. Parallèlement, l’Office vient de boucler son second bilan carbone et poursuit ses investissements dans son secteur très peu polluant. Des investissements qui ont été multipliés par 7 en l’espace de 15 ans, passant de 5,2 milliards DH entre 1996-2000 à 34 milliards entre 2010-2015. Sans oublier les projets en cours qui vont nécessiter la mobilisation d’une enveloppe de 42 milliards DH, avec une grande part absorbée par la LGV qui devra entrer en service dans la seconde moitié de l’année prochaine. Succédant au Directeur Stratégie et Communication de l’ONCF à la tribune, Loubna Boutaleb, la Directrice de la Société du Tramway de Rabat a également exposé les chantiers qui seront très prochainement mis en œuvre pour l’extension de la desserte du tramway de Rabat.

Selon elle, les deux lignes actuellement en service connaîtront très prochainement des extensions, et seront renforcées avec la création de trois nouvelles lignes supplémentaires. En attendant, a-t-elle ajouté, «les parkings relais que nous avons mis en place connaissent beaucoup de succès puisqu’ils sont remplis à hauteur de 90%. D’ailleurs, nous sommes en train de réfléchir à la mise en place d’un parking à Sale dédié aux deux roues». Poursuivant son exposé, Loubna Boutaleb a aussi révélé que la ville de Rabat se prépare actuellement au lancement de son Plan de Déplacement Urbain (PDU) qui couvrira la période 2017-2024. Dans ce cadre, 4 lignes de bus électriques seront mises en place. La société qu’elle dirige prévoit également deux principaux projets : la création de pôles multimodaux et la desserte de la future gare LGV de Rabat Agdal. S’agissant de Casa Transport, la SDL (Société de Développement Local) qui gère le tramway de la capitale économique du royaume s’est doté d’un plan de développement 2015-2020, avec un budget de 33,6 milliards DH dont 18 milliards dédiés à la mobilité durable. Cette enveloppe servira à financer une vision de mobilité intégrée où il est prévu 4 nouvelles lignes de tramway sur 78 km qui desservent les gares ferroviaires et les lieux de vie de la ville, 2 lignes de BHNS (Bus à Haut Niveau de Service) sur 24 km et 10 pôles d’échanges multimodaux sur 100 km. Rappelons que les marchés d’exploitation et d’entretien des lignes du tramway T3 et T4 ainsi que la mise en service des lignes L5 et L6 des BHNS en 2020 ont été récemment confiés à RATP DEv, suite à un appel d’offres international. Le contrat court sur 12 ans dont deux années optionnelles. Parallèlement à ces chantiers, Casa Transport est impliqué dans plusieurs projets d’infrastructures routières. Par exemple, la trémie Azbane récemment mis en service, la trémie des Almohades…et le pont à haubans de Sidi Maâarouf en cours de construction. Des infrastructures qui vont à terme complètement changer le visage de Casablanca en l’inscrivant dans la modernité et la mobilité durable. À la suite du passage du représentant de Casa Transport, c’était au tour de l’IRESEN de présenter ses projets en matière de mobilité durable.

L’occasion pour Rachid M’Rabet de montrer à l’assistance que l’Institut dirigé par Badr Ikken est fortement impliqué dans ce domaine où il mène des projets très innovants comme par exemple le SIME (Services et infrastructures pour la mobilité électrique), à travers l’installation d’un premier lot de 37 bornes de recharge accessibles et visibles pour les usagers des autoroutes. Après avoir écouté les besoins des uns et les prouesses des autres, les représentants d’ABB sont arrivés à la tribune pour présenter leurs solutions en matière de mobilité durable peu connues au Maroc.

Dans le rail, l’offre ABB couvre les équipements électriques pour l'ensemble du véhicule et de la chaîne de traction. Pour les installations fixes, ABB propose des solutions haute, moyenne et basse tensions et des automatismes associés comme des robots industriels pour la fabrication des trains et des solution de stockage d’énergie de freinage et réutilisation qui engendrent des gains de 30% en énergie. Pour les véhicules électriques, ABB fabrique des bornes en courant continu de 50kW qui seront prochainement portées à 150/300kW . Ces dernières sont compatibles avec tous les véhicules utilisant les standards CHAdeMO 1.0 et CCS2. Mieux, avec le système TOSA, les bus électriques fonctionnent sans lignes de contact et se rechargent à certains arrêts en station en seulement 15 secondes. Les bus 100% électriques équipés de ce dispositif circulent actuellement à Genève. ABB a également équipé 50 concessions Volkswagen et Audi ainsi que leur nouveau siège à Roissy. ABB a également développé des solutions pour réduire les consommations d’énergie et les émissions de gaz à effet de serre dans les domaines de la marine et de l’industrie. 

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