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L'invité des ÉCO

Thierry Divoux, Expert et chercheur en Ethernet

Dans le cadre d’une série de conférences dans les différents campus de l’ISGA sur le thème «Ethernet, l'épopée d'un réseau universel», Thierry Divoux, expert et chercheur reconnu mondialement en Ethernet, a séjourné au Maroc du 23 au 27 mars. Dans une interview exclusive accordée aux Inspirations ÉCO, il tente d'analyser le marché national des coupleurs Ethernet.

Les Inspirations ÉCO : Dans quel contexte venez-vous faire cette conférence au Maroc ?
Thierry Divoux : Je coopère avec les collègues de l'ISGA depuis 22 ans, dans le cadre d'un partenariat pérenne avec l'Université de Lorraine. Nous avons commencé par la délocalisation de diplômes de master, puis nous avons participé à la formation de permanents de cette école qui sont venus préparer leur thèse de doctorat au sein de mon laboratoire. Aujourd'hui, nous accompagnons l'ISGA dans le développement de son centre de recherche.

On compte aujourd'hui près de 4 milliards de coupleurs Ethernet dans le monde, mais les besoins en la matière sont en constante hausse. Qu’est-ce qui explique cela ?
Il y a encore de nouvelles installations d'usage classique d'Ethernet (construction de nouveaux immeubles de bureaux, etc.), mais aussi de nouveaux usages de ce réseau qu'on implémente aujourd'hui dans l'industrie (ateliers de production, chaînes de montage, etc.) ou qu'on utilise, embarqué, dans l'aéronautique (A380), ou par les opérateurs de télécoms dans leur cœur de réseau. Le titre de ma conférence, «Ethernet, l'épopée d'un réseau universel», illustre cette extension des usages: j'y présente les évolutions qui ont conduit à cette hégémonie, et en particulier mes propres travaux de recherche, qui consistent à qualifier Ethernet pour être embarqué dans les futurs lanceurs spatiaux. Il faut pour cela lui conférer des propriétés satisfaisantes et des exigences très dures (temps réel, reconfiguration rapide, tolérance à la séparation d'étages, observabilité, etc.), et je décris les intérêts stratégiques et financiers d'une telle orientation.

Dans ces conditions, faut-il développer de nouveaux protocoles pour répondre à la forte demande ?
Non, mais faire évoluer l'existant dans le cadre d'une compatibilité ascendante: ce qui fait la force d'Ethernet, c'est son statut de standard mondial (comme IP par exemple). Il faut donc seulement faire évoluer la norme pour qu'elle prenne en compte les nouveaux usages.

Qu’en est-t-il du Maroc ?
Comme tous les pays «émergents», le Maroc fait des sauts technologiques: il ne suit pas l'évolution plus progressive des pays développés, et quand il développe un nouvel usage, il passe tout de suite à la technologie la plus récente: les nouveaux opérateurs comme Inwi par exemple ont sans doute directement déployé Ethernet dans leur cœur de réseau.

Les coupleurs d’Ethernet, de par leur utilité, sont très prisés par les opérateurs qui les utilisent comme cœur de réseau. Quelle devrait être leur valeur ajoutée pour les entreprises marocaines ?
Pas que pour le Maroc! L'intérêt majeur réside dans la continuité technologique de bout en bout: entre 2 ordinateurs de chaque côté de la planète, on respecte une seule et même pile protocolaire: TCP-IP sur Ethernet.

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