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L’expérience camerounaise appelée des vœux du gestionnaire des ports n’a pas abouti, mais Marsa Maroc reste confiant quant à retrouver une autre opportunité d’investissement sur le continent.

La société d’exploitation des ports Marsa Maroc a clôturé le premier semestre 2019 sur de bonnes réalisations financières. Son chiffre d’affaires consolidé s’est élevé à 1,44 MMDH à fin juin 2019, en hausse de 4% par rapport à la même période de l’année dernière. Une progression qui a été globalement soutenue par l’augmentation du volume de l’activité. Dans le détail, le segment conteneurs s’est distingué durant ce semestre avec une hausse de 42 MDH de son chiffre d’affaires en raison de la hausse des volumes traités (+34 EVP). Idem pour le vrac liquide qui voit son chiffre d’affaires augmenter de 8 MDH. Les revenus du trafic conventionnel se sont renforcés de 11 MDH grâce notamment aux produits sidérurgiques traités aux ports de Casablanca, Jorf Lasfar et Nador. Quant au vrac solide, son chiffre d’affaires est resté inchangé suite à la hausse du CA charbon (+17 MDH) et soufre (+17 MDH) conjuguée à une baisse du CA céréales (-18 MDH) et clinker (-11 MDH).

Au niveau opérationnel, le résultat d’exploitation a totalisé 471 MDH, en augmentation de 2 MDH comparativement à une année plus tôt. Sur les six premiers mois de l’année en cours, la société a dégagé un excédent brut d’exploitation (EBE) de 680 MDH, en hausse de 6% en glissement annuel. Même progression au niveau du résultat net part du groupe (RNPG) qui s’élève à 343 MDH à fin juin 2019 contre 325 MDH un an auparavant. Une amélioration qui demeure liée à la hausse du chiffre d’affaires (+4%) et à la maîtrise des charges hors dotations d’exploitation (+2%). Cette performance a, par ailleurs, entraîné une augmentation de la marge brute d’exploitation, qui passe de 46% à fin juin 2018 à 47% une année plus tard. Pour sa part, l’endettement net du groupe a totalisé -583 MDH. Celui-ci est composé de 953 MDH de dettes de financement et 1,53 MMDH de disponibilités.

Selon le top management de Marsa Maroc, l’amélioration de l’endettement net par rapport au premier semestre 2018 s’explique principalement par le décalage de distribution de dividendes de 682 MDH qui a eu lieu en juillet 2019, alors qu’en 2018, les dividendes de 785 MDH avaient été servis en juin. Concernant les dettes de financement, celles-ci englobent entre autres un encours de 742 MDH destiné au financement projet porté par la filiale TC3PC, soit une diminution de 19 MDH par rapport à fin 2018 suite au remboursement de l’échéance de mars 2019. À cela s’ajoute un encours de 162 MDH sur le financement projet porté par la filiale SMA, outre le reliquat d’un prêt concessionnel porté par la SODEP d’un montant de 50 MDH. Cet emprunt arrive à terme en 2027. Par ailleurs, les investissements engagés au titre du premier semestre 2019 s’élèvent à 370 MDH dont 281 MDH au titre des participations financières (apport en capital MINTT).

D’ailleurs, Mohammed Abdeljalil, président du directoire de Marsa Maroc, a apporté quelques éclairages concernant les différents projets engagés par le gestionnaire des ports, notamment le projet d’extension du projet Tanger Med. «Tous les investissements sont engagés», explique Abdeljalil, notant que les principaux investissements concernent l’équipement portuaire et industriel. La société aurait même anticipé les résultats de l’appel d’offres (mars 2019) en commandant les équipements dès le début de cette année.

«Les associés et partenaires de Marsa Maroc avaient la certitude de décrocher le projet avant même que l’accord soit finalisé. Ils ont donc pris une option sur les machines en cours de construction en Europe», affirme le président du directoire.

Les premières livraisons de ces machines sont attendues au cours du mois de décembre 2019. Quant à la seconde partie de l’investissement, celle-ci concerne la partie du génie civil. La construction de la plateforme aurait même été lancée depuis un mois. «Les premiers tests pour le traitement des bateaux ont été fixés au second semestre 2020», espère Abdeljalil.

De ce fait, le montage du dossier semble en cours et c’est la dette privée qui a été privilégiée. «Nous avons consulté et présélectionné nos principaux prêteurs nationaux et internationaux qui nous formuleront ensuite leur proposition», déclare-t-il, soulignant que ce sont des prêts principalement liés à des contrats de concessions. Cela laisse présager que le dossier de financement sera bouclé lors du début d’exploitation. En d’autres termes, les actionnaires devront préfinancer le projet en attendant que le financement se mette en place. Quant à l’ambition africaine annoncée par Marsa Maroc à travers une expérience camerounaise qui n’a pas abouti, le président du directoire assure que la société reste à la recherche d’autres opportunités sur le continent. «Notre objectif est d’investir dans des infrastructures publiques, et les projets portuaires ne sont pas très nombreux… C’est un travail de longue haleine», conclut Abdeljalil. 

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