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CIH Bank vient de dépasser la barre symbolique d’un million de clients. Pourtant les bénéfices du groupe se sont inscrits en baisse, en raison de la hausse du coût du risque. Le scénario serait-il le même au second semestre. Selon Sekkat, les résultats de 2019 seraient au même niveau que 2018. Détails.

«Le résultat net estimé serait de 325 MDH en 2019, soit une diminution de 20,7% comparé à 2018», pouvait-on lire dans la dernière note d’information relative à l’augmentation de capital de 500 MDH initiée par CIH Bank en août dernier. Or, lors de la présentation des résultats semestriels, le nouveau P-DG du groupe bancaire, Lotfi Sekkat, a décidé de relativiser en soulignant que le résultat devrait rester en ligne avec les réalisations de l’exercice précédent. Il note, par ailleurs, que les résultats de l’année dernière avaient intégré une opération exceptionnelle liée à l’assainissement des comptes et qui a rapporté à la banque une centaine de millions de DH.

«Nous avons quelques opérations dans le pipe, qui ne sont pas récurrentes et dont le dénouement pourrait se faire durant ce second semestre…Ce qui pourrait impacter les bénéfices du groupe, mais peut-être pas au point des -20% annoncés», explique Sekkat.

Pour l’heure, la banque qui a déclaré avoir dépassé le 1 million de clients actifs, affirme réaliser durant le premier semestre 2019 un Résultat net part du groupe (RNPG) de 151,2 MDH, en retrait de 47,7% par rapport à la même période de l’année précédente. Le résultat d’exploitation s’est placé, quant à lui, à 238,5 MDH, en retrait de 25,3% en glissement annuel. Et ce, malgré une dynamique commerciale avérée lors du premier semestre. Cela s’expliquerait, selon le top management, par les frais liés à la gestion du risque, ainsi que les frais de gestion qui ont progressé de 14,5%. En effet, le coût du risque a augmenté de 52% pour atteindre 169,5 MDH.

«Nous avons augmenté l’effort de provisionnement pour anticiper un certain nombre de risques», remarquait Sekkat, avant de souligner que celui-ci se maintient toutefois à un taux normal par rapport au marché, et se place à 0,33% dans ce sens. Il est à noter que les dépôts clientèle ont progressé de 18,3%, s’établissant à 40,6 MMDH à fin juin 2019. Une performance portée par la hausse de 11% des dépôts à vue et de 40,4% des dépôts à terme. Les crédits à la clientèle ont de leur côté progressé de 14,5%, soit 49,5 MMDH au premier semestre 2019. Les crédits hors immobilier se sont établis à 22,1 MMDH, soit une progression de 40,8%, accompagnée par une hausse de 39% des crédits aux entreprises et de 15,7% pour les crédits à la consommation. Par ailleurs, les crédits hors immobilier ont progressé pour leur part de 44,6% au premier semestre 2019. Pour ce qui est des perspectives du groupe, celui-ci compte poursuivre la diversification de ses offres, au niveau national et international, ainsi que de consolider son offre digitale, à travers le lancement de nouveaux produits bancaires sur mobile.


Ranya Gnaba
Analyste chez Alpha Mena

CIH annonce un RNPG en fort repli sur ce S1 (-47% en glissement annuel à 151 MDH). Cette régression s’explique essentiellement par l’important effort de couverture (coût du risque à 169,5 MDH soit une hausse de 47% en glissement annuel). Les réalisations de la banque sont inférieures à nos attentes notamment en termes de rentabilité imposant une révision à la baisse du modèle. Toutefois, nous maintenons nos hypothèses de croissance des revenus inchangés (qui ressortent en ligne avec les chiffres du premier semestre 2019). Nous apprécions l’effort commercial de la banque (collecte de dépôts et octroi des crédits) mais un contexte de taux très bas devrait freiner la génération des revenus. En effet, le reste de l’année sera difficile pour l’ensemble du secteur au vu de la baisse continue des taux d’intérêt soutenue par la stagnation du taux directeur à 2,25% et le repli des taux des bons du Trésor (comparé à l’année 2018). Ce contexte est plus que favorable à l’intensification de la concurrence qui implique également la compression des marges des banques. La révision à la baisse de notre modèle renforcera notre avis défavorable sur le titre CIH. 

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