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Ce constat est valable pour l’ensemble du secteur, qui doit composer avec un ratio S/P non vie de 68,4% en 2018 contre 66,1% en 2017. La compagnie, tout comme le secteur, redouble d’efforts afin de contrer cette dégradation de la rentabilité. Côté commercial, Saham Assurance enregistre de bonnes performances à fin 2018. Détails.

«Le secteur a enregistré un chiffre d’affaires en hausse, mais une rentabilité en dégradation». Le constat émane de Christophe Buso, nouveau directeur général de Saham Assurance. À la tête de la compagnie depuis quelques mois, le directeur rend compte d’un état qui grève la performance du secteur. «La dégradation de la rentabilité est devenue une tendance de fond depuis quelques années», alerte Buso, pour qui la fraude est la principale cause à incriminer. Si les primes globales du secteur ressortent à 38,1 MMDH, en amélioration de 6% d’une année à une autre, le S/P global, quant à lui, s’élève à 85,9% à fin 2018, soit 2,6 pbs de plus qu’en 2017. Le S/P non vie du secteur, quant à lui, grimpe à 68,4% en 2018 contre 66,1% l’année précédente. Un phénomène qui n’est certes pas propre au marché marocain, mais il prend tout de même de plus en plus d’ampleur. Saham Assurance n’est pas épargnée au vu des ratios de sinistralité qui ressortent en hausse année après année. Le ratio S/P brut a atteint 68,92% en 2018, contre 65,36% un an auparavant. L’activité automobile étant le terreau fertile pour les fraudeurs, fait ainsi grimper le ratio combiné de la non vie. Celui-ci crève le plafond à fin 2018, tutoyant les 99,68% contre 95,57%. «La rentabilité est à un niveau tellement faible qu’il faut agir», souligne Buso.

Pour y remédier, la compagnie part en guerre contre ce type d’agissements en «investissant lourdement dans des outils de lutte anti-fraude». Ainsi, en interne, une centaine de protocoles ont été mis en place. L’effort est aussi conséquent au niveau du secteur. «L’ensemble des opérateurs ont travaillé de concert pour élaborer une sorte de centrale de données… Opérationnelle depuis quelques mois, cette plateforme permet de lister les fraudeurs notoires. Elle nous a permis d’en épingler quelques-uns, déjà», nous confie Mohamed Afifi, directeur général délégué de la compagnie. Pour 2019 et les années à venir, le mot d’ordre est clair: rétablir la rentabilité tout en améliorant le service client. Assurer une croissance profitable devient ainsi une condition préalable, nécessaire au développement de la compagnie. C’est ce qui ressort en effet des perspectives présentées par le management du groupe. Leader en non vie, Saham Assurance entend maintenir cette position et renforcer son orientation client en faisant de l’innovation son fer de lance. Le groupe a d’ailleurs investi plus de 10 millions d’euros pour mettre sur pied la Digital Factory, espace où des experts en digital travailleront sur l’accélération de la transformation digitale et l’élaboration de solutions pour une expérience client optimale. La compagnie entend également capitaliser sur le savoir-faire du groupe Sanlam qui a à son actif 100 ans d’expertise. Cela promet de nouvelles perspectives basées sur une complémentarité parfaite entre Sanlam, leader dans la vie, et Saham Assurance leader dans la non vie. «Sanlam propose aujourd’hui des solutions pour PME-PMI dont nous pouvons nous inspirer pour le marché marocain», souligne Buso. Le potentiel y est puisque cette catégorie d’entreprises représente plus de 90% du tissu économique national.

Contrôle fiscal de 60 MDH
Le management de la compagnie a dévoilé, lors de la présentation des résultats tenue ce mardi 27 février, un chiffre d’affaires global en hausse de 7,8%, à 5,2 MMDH à fin décembre 2018. Leader de la non vie, l’assureur enregistre sur cette branche un revenu de 4,17 MMDH, en amélioration de 9,3%. Pour la branche vie, la performance a également été au rendez-vous. La compagnie a réalisé un chiffre d’affaires assorti d'une hausse de 2,1% à 1,04 MMDH. L’on retient également, de cette présentation, le retour de la bancassurance. L’activité a été reboostée depuis la signature du partenariat avec Crédit du Maroc deux ans et demi auparavant. L’encours sur ce segment dépasse désormais les 2,5 MMDH. Le résultat financier a connu une progression de 17% à 615 MDH, suite à la bonne stratégie de placement du groupe. Notons que le MASI a essuyé une perte de 8,27% à fin 2018. Le résultat technique a, quant à lui, été rattrapé par la montée de la sinistralité. Il recule de 3,7%, à 576,7 MDH, «sous l’effet de la sinistralité automobile qui érode chaque année la rentabilité de la compagnie», rappelle Buso. Le résultat net, quant à lui, s’est limité à 402,9 MDH, en repli de 8,5%, en raison du repli du résultat technique mais surtout d’un contrôle fiscal de 60 MDH dont la compagnie a dû s’acquitter en 2018. «Sans cet élément exceptionnel, le résultat net se serait inscrit en augmentation de 5,1% à 462 MDH», rassure Buso. 

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