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Finances

Selon les analystes du Crédit du Maroc Capital, la tendance du marché au quatrième trimestre de cette année devrait se faire en fonction des dispositions de la Loi de finances 2019. Sachant que le marché s’est placé sur une trajectoire baissière depuis le début d’année marquée par des performances en berne des sociétés cotées et d’une situation macroéconomique peu favorable.

Les investisseurs semblent bouder le marché boursier. La léthargie entamée en ce début d’année persiste. Le Masi affiche une contreperformance annuelle de -9,67% (au terme de la séance du 08/10/2018). Après un premier semestre 2018 négatif, couronné, notamment, par une perte annuelle de - 4,12%, l’indice de toutes les valeurs ne parvient pas à se détacher de sa trajectoire baissière et clôture le troisième trimestre dans le rouge. La torpeur de la place boursière casablancaise durant le troisième émane, principalement, des contre-performances signées par un nombre, non négligeable, de Blue-chips, à l’image d’Addoha (-16,71%), Ciments du Maroc (-14,89%), BMCE Bank (-8,21%), Wafa Assurance (-7,21%) et Cosumar (-5,55%). Ces cinq valeurs ont contribué, à hauteur de -1,66%, dans la perte du MASI durant ces trois derniers mois.

L’absence des investisseurs sur le marché s’est fait également ressentir au niveau des échanges. Le volume transactionnel quotidien moyen s’est limité, en effet, à 87,03 MDH durant ce troisième trimestre contre 175,57 MDH au deuxième trimestre 2018 ou encore 137,7 MDH en glissement annuel. La capitalisation globale du marché a également perdu en substance en une seule année. Elle passe ainsi de 615 MMDH à fin septembre 2017 à 578,7 MMDH actuellement, soit un repli de 6%. Cette tendance à la baisse trouve son origine dans la conjonction de plusieurs événements, dont la détérioration de la masse bénéficiaire des sociétés cotées de -5,3% à 15,3 MMDH au titre du premier semestre 2018. La croissance en berne et un contexte social tendu ont eu raison des bénéfices de plusieurs entreprises. Certaines ont même dû revoir leurs résultats semestriels à la baisse (entre autres Centrale Danone, Les Eaux minérales de Oulmès, SMI, AFMA, Colorado et Wafa Assurance).

Sur le plan macroéconomique, le maintien du taux directeur à 2,25% par le Conseil de Bank Al-Maghrib suite à une prévision d’inflation en ligne avec l’objectif de stabilité des prix, maintient les investisseurs en alerte. Ces derniers surveillent également l’évolution de la demande en ciment, sachant que la consommation du ciment a accusé à fin août un repli de - 4,86% À la lumière de ce qui précède, les analystes de Crédit du Maroc Capital estiment que l’évolution de la Bourse de Casablanca durant le quatrième trimestre 2018 devrait se dessiner en fonction, notamment, des orientations exprimées par le nouveau gouvernement dans le cadre de la Loi de finances 2019. En effet, le marché casablancais reste en attente d’une volonté politique à même de l’inscrire dans une croissance solide et pérenne. 

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