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De gauche à droite (Issam Ayari, directeur de Tunisie Valeurs. Bachir Tazi, directeur adjoint CFG Bank Capital Markets. Mohamed Essakali,
directeur CFG Bank Capital Markets. Souad Benbachir, administrateur,  directeur général de CFG Bank. Younes Benjelloun, administrateur,
directeur général de CFG Bank)

Si l’événement annuel de CFG Bank Capital Market est plutôt réservé aux investisseurs étrangers, les investisseurs locaux se renforcent encore davantage chaque année. Leur nombre a quasiment doublé lors de cette édition. 

L’on peut dire que le rendez-vous annuel de CFG Bank Capital Markets n’est plus à présenter. Au bout de seulement cinq années, le One on One est devenu un évènement incontournable de la place boursière de Casablanca et ceci à l’instar des rendez-vous mythiques tels EFG Hermes au niveau de l’Égypte et du Moyen-Orient ou encore des meetings de l’Afrique du Sud. L’initiative est telle qu’elle a fait des émules en Afrique de l’Ouest. «Nous avions invité des investisseurs ivoiriens l’année dernière et ils ont fini par recréer pratiquement le même évènement chez eux», souligne Souad Benbachir, administrateur, directeur général de CFG Bank. L’engouement que suscite ce type d’évènements sur le continent pousserait même la banque d’affaires à réfléchir à un nouveau format qui regrouperait l’ensemble des places financières. Une idée partagée avec Issam Ayari, directeur de Tunisie Valeurs, qui trouve le concept «très intéressant» dans le sens où le fait de regrouper des investisseurs et des émetteurs, permettrait de partager une information de première et qui pourrait être déterminante dans la décision d’investissements. «Élargir le scope de cette conférence aux autres régions du continent ouvrirait plus d’opportunités de placement», remarque-t-il. L'objectif étant aussi de gagner en notoriété au sein du marché frontières et de pouvoir paraître dans les radars des investisseurs étrangers issus des marchés émergents», confie Mohammed Essakali, directeur CFG Bank Capital Markets. Dans cette édition de 2018, ce sont 65 investisseurs de 14 pays qui ont fait le déplacement. Parmi eux, l’on trouve essentiellement des investisseurs institutionnels, des gestionnaires de fonds en provenance des pays du Golfe, du Royaume-Uni, des États-Unis, d’Afrique du Sud...et fait assez exceptionnel cette année, un investisseur venu de France. Celui-ci affirme vouloir faire une visite exploratoire par manque de connaissance du marché marocain.

Les valeurs vedettes
En effet, «les pays occidentaux comme la France, l’Espagne ou l’Italie sont plus intéressés par les marchés financiers asiatiques», souligne Issam Ayari. «En Afrique, leur politique de placement se base sur un investissement direct dans un projet défini, contrairement aux Anglo-Saxons qui sont friands des marchés de la région», renchérit Youness Benjelloun avant d’ajouter que «le Maroc avait de toute façon besoin des deux types d’investissements». De plus, ce sont 25 investisseurs locaux (invités pour la seconde année consécutive) qui ont pu répondre à l’appel. Leur nombre a quasiment doublé d’une année à l’autre. «Ils en profitent pour avoir des réponses à des questions précises et n’ayant pas eu de réponses claires auprès des émetteurs lors de leurs conférences d’analyses», rappelle Souad Benbachir. «L’idée aussi est de faire un suivi sur les stratégies et plans d’actions annoncés par ces sociétés», relance Younes Benjelloun, administrateur directeur général de CFG Bank.

Face à ces investisseurs, ce sont 27 émetteurs de différents secteurs (24 marocains et 4 tunisiens) qui ont accepté de jouer le jeu. D’ailleurs, sur les 500 rendez-vous programmés durant ces 48h, ce sont - sans surprise - ceux des Bluechips (tels que Attijariwafa bank, Banque Centrale Populaire ou encore Maroc Telecom) qui ont été les plus prisés mais les petites et moyennes capitalisations ont également été approchées. L’agroalimentaire et la grande distribution (Brasseries du Maroc, Dari Couspate, Label'Vie) ont également fait partie de ces valeurs vedettes. Certains ont eu, de leur côté, une préférence pour des titres comme Salafin ou encore HPS. Aussi, au-delà des rendez-vous qui se sont enchaînés (soit un peu plus de 8 rencontres de 50 min par jour), les investisseurs ont eu la possibilité de visiter des sites industriels. Cette année, ils ont pu visiter le site de l’OCP à Jorf Lasfar. «Nous avons voulu leur montrer de quoi le Maroc était capable en termes d’infrastructures. Ceux qui n’ont jamais été au Maroc - tout comme les habitués - ont été impressionnés par le site», remarque Souad Benbachir.

Cette tournée permet ainsi d’éclipser une caractéristique qui a la peau dure. Certains investisseurs trouvent le marché marocain relativement cher (P/E de 16 à 18) alors que le marché tunisien est à 14 et l’Égypte en est à 11. Pour d’autres, le manque de liquidité reste un point crucial à régler sur le marché marocain. Aussi, le marché actions qui s’est effrité cette année a également été pointé du doigt. Alors que les résultats attendus pour 2018 devraient connaître une croissance de 3 à 4%, le marché enregistre de son côté une baisse de 8% de sa capitalisation boursière totale. Sachant qu’en 2017, la Bourse de Casablanca avait enregistré une hausse de 6% grâce notamment à l’amélioration de 12% des résultats des sociétés cotées. Pour le top management de CFG Bank, cette baisse serait ainsi le fruit d’une sur-correction du marché, liée plus à des facteurs psychologiques - et dont les effets commencent à s’estomper - qu’à des fondamentaux macroéconomiques. Consciente de ces problématiques, la banque d’affaires tente de mettre en avant la stabilité monétaire, macroéconomique et politique du royaume, les avancées en termes de réglementation ainsi que les transferts de fonds. Aussi, le maintien des taux à leurs niveaux actuels - historiquement bas - devraient continuer à favoriser le marché actions dans les choix d’allocations d’actifs des investisseurs institutionnels notamment. De son côté, CFG Bank Capital Markets mise sur les perspectives de croissance à moyen terme que peut offrir ce même marché actions. D’ailleurs, en glissement annuel, CFG25 devrait augmenter d’environ 5%, tiré principalement par la croissance de la masse bénéficiaire (+3 à 4% pour l’exercice 2018) et dans une moindre mesure par un léger réajustement à la hausse des multiples de valorisation du marché.  

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