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Le chiffre d’affaires a avoisiné les 1,4 MMDH à fin juin 2018, en hausse de 9% en glissement annuel. Une amélioration attribuée principalement à l’augmentation du trafic conteneurs conjuguée à une hausse de leur recette moyenne. L’opérateur a, par ailleurs,  des vues sur l'Afrique.

Marsa Maroc a bouclé un premier semestre en grande forme et compte la maintenir pour le reste de l’année. Le groupe anticipe en effet une croissance de 7% de son chiffre d’affaires au terme de 2018. Pour ce qui est du premier semestre, le chiffre d’affaires est ressorti en progression de 9% en glissement annuel à 1,3 MMDH. Cette performance s’explique par l’augmentation du trafic conteneurs, qui a totalisé 470.000 EVP (+8,5%), conjugué à la recette moyenne des conteneurs.

L’activité de Marsa Maroc a été, notamment, boostée par l’augmentation des importations de charbon au port de Nador ainsi que le trafic de soufre au port de Jorf Lasfar. «L’avantage de Marsa Maroc est qu’il est un opérateur multitrafic non spécialisé, ce qui permet de compenser la baisse d’un des segments des trafics par l'évolution positive des autres», commente le top management de la société portuaire.

En effet, le trafic de conteneur de vrac solide a été orienté à la hausse, tandis que le vrac liquide et le trafic conventionnel se sont plutôt inscrits à la baisse. Ces derniers ont été impactés par la baisse importante du trafic de produits sidérurgiques, notamment au port de Casablanca, avec un recul de 18% suite à la mise en place de mesures antidumping. Le port de Jorf Lasfar marque également une baisse du trafic de billettes de fer suite à l'arrêt de l’activité d’un client. Quant au vrac liquide, le volume a connu une baisse de près de 9% suite à la diminution globale du marché de 5% (hors Tanger Med) ainsi qu'au recul du trafic fuel au port de Mohammédia, après le démarrage d’une nouvelle unité de la centrale thermique à charbon de Jerada. Pour Tanger Med -dont le démarrage a été prévu en 2020- le top management espère devancer cette date, «Nous avons la conviction que Tanger Med débutera bientôt».

Au niveau des résultats d’exploitation, la hausse de l’activité a entraîné une sensible augmentation des charges. Celles-ci ont en effet connu une hausse de 5,9% à 965 MDH. Cependant, le résultat d’exploitation consolidé a également enregistré une forte hausse de 26% à 469 MDH, grâce à une augmentation du chiffre d’affaires plus importante que celle des coûts d’exploitation. Dans ce contexte, la société portuaire dégage un bénéfice de 325 MDH, soit une hausse de 26% en glissement annuel. Quant à la situation financière, les comptes de Marsa Maroc ont été grevés de 44 MDH. Cette dette nette a été enregistrée suite à la baisse des titres et valeurs de placement (-364 MDH) qui ont été mobilisés afin de financer le paiement des dividendes relatifs à l’exercice 2017, combinée à l’augmentation des dettes de financement de 32 MDH depuis décembre 2017. Au final, le groupe totalise des dettes de financement de 998 MDH en raison d’un encours de 780 MDH sur la dette long terme portée par la filiale TC3PC, dont les premiers remboursements ont démarré en mars 2018. À cela s’ajoutent un volume de 162 MDH sur le financement projet, porté par la filiale SMA, de même que le reliquat d’un prêt de 56 MDH concessionnel contracté en euro par la SODEP auprès de Natixis.

Le terme de cet emprunt est prévu pour 2027. Par ailleurs, Marsa Maroc confirme sa vision à l’international, notamment sur le continent africain. «Nous avons l’ambition d’être présents dans au moins deux pays en Afrique», souligne Mohamed Benabdeljalil, président du directoire de Marsa Maroc. Pour l’heure, la société portuaire a, semble-t-il, tourné la page du Ghana puisque l’opérateur n’a toujours pas eu de retour par rapport à ce dossier. «Il semblerait que des négociations aient déjà été entamées… mais nous n’en faisons pas partie. Je suppose donc que nous n’avons pas été retenus», affirme Benabdeljalil. Le président du directoire est désormais tourné vers un autre marché, au Cameroun cette fois-ci. Marsa Maroc a d’ailleurs été shortlistée avec 4 autres candidats pour répondre à l’appel d’offres restreint relatif à la désignation du futur concessionnaire d’un terminal polyvalent au Port autonome de Kribi. Celui-ci, précise le management, avait déjà fait l’objet d’un appel d’offres en 2015, attribué à un consortium composé de 9 opérateurs camerounais et d'un français, Necotrans; cependant, il vient de subir un redressement judiciaire puis une liquidation. Cela a conduit à l’annulation de l’ancien appel d’offres en février 2018 puis au lancement d'un nouveau. 

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