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15-11-2018 09:17

LGV, les pertes et profits

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Finances

L’opérateur pharmaceutique s’attend à une nouvelle baisse de son résultat net à fin juin 2018. Celui-ci devrait reculer de 16 MDH à cause du repli des ventes durant les six premiers mois de l’année. Même si l’entreprise s’attend à ce que l’activité renoue avec une croissance du chiffre d’affaires au deuxième semestre, le résultat net annuel empruntera le chemin inverse avec une baisse de 13 MDH à 19 MDH.

Encore un profit warning pour le producteur pharmaceutique Promopharm. La société cotée à la Bourse de Casablanca avait déjà alerté sur un recul de 25% de ses bénéfices au terme de 2017. Six mois plus tard, la baisse est toujours d’actualité. Le résultat net de l’entreprise à fin juin 2018 devrait se replier de 16,5 MDH par rapport à la même période de l’exercice précédent. Celui-ci était limité à 25 MDH à fin juin 2017 (contre 33 MDH à la même période en 2016). Un situation qui serait essentiellement imputable au repli des ventes, chose qui s'explique par une diminution du chiffre d'affaires des marchés publics suite à un rééchelonnement des dates de livraison, à la résiliation d'un des contrats de distribution et à une intensification de la concurrence sur certains segments du marché privé des génériques.

«Les marchés publics ont sûrement dû être mis en stand-by depuis l’arrivée d’Anas Doukkali à la tête du ministère de la Santé en ce début d’année», présume un professionnel du marché. Quelques mois plus tard, le marché apprend l’éviction du directeur de la Direction du médicament et de la pharmacie, Omar Bouazza. Ce dernier aurait été limogé suite à son implication dans une affaire de racket -des industriels des médicaments- durant les dix années passées à ce poste. Auparavant, cinq acteurs de l’industrie pharmaceutique ont dû faire face à l'annulation d'appels d'offres pour un marché de 200 MDH, se retrouvant ainsi avec des stocks de médicaments qu'ils ne pouvaient plus écouler auprès du client qu'est le ministère de la Santé.

«Le secteur a été affecté par plusieurs événements durant les derniers mois, ce qui expliquerait en partie le décalage pressenti sur les livraisons», poursuit le professionnel. Pour ce qui est de la compétitivité du marché privé, la législation favorisant le recours aux génériques octroie au Maroc de bonnes perspectives. D’ailleurs, selon les derniers chiffres du marché privé, la croissance se situerait autour de 4%. Entre mai 2017 et mai 2018, le marché a réalisé une croissance de 4,9% de la valeur. À la même période de l’année 2015, la croissance était d’à peine 0,8%. Les génériques contribuent à cette croissance avec une évolution de 8,7% contre 2,6% pour les princeps.

À noter que le secteur industriel pharmaceutique au Maroc se caractérise par une extrême fragmentation. Une trentaine d'acteurs se partagent un marché annuel d’un peu plus de 1 milliard d'euros. Ceci étant, «la détérioration du chiffre d'affaires au premier semestre n'a pas impacté le niveau de taux de marge opérationnelle selon le management», souligne le top management de Promopharm. Malgré le recul de l’activité, la société a maintenu sa stratégie de développement via le déploiement de nouveaux produits, appuyée par des investissements forts en publicité et marketing opérationnel. Cela explique l’augmentation des charges externes de l’ordre de 3 MDH, et la diminution, en conséquence, de l’EBE. L’entreprise s'attend par ailleurs à ce que l'activité renoue avec la croissance du chiffre d'affaires au deuxième semestre. Malgré cette évolution, le résultat net annuel de l’année 2018 devrait s’inscrire en baisse de 13 MDH à 19 MDH par rapport à 2017. Dans ce contexte, la société demeure confiante dans la solidité de ses fondamentaux et continue à développer de nouveaux médicaments constituant des relais de croissance pour le futur. 

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