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Finances

Malgré l’atonie qui caractérise le marché boursier et la morosité du secteur immobilier, certains analystes de la place recommandent l’achat des valeurs immobilières. Pour eux, «c’est le bon timing».

C’est un fait, la conjoncture actuelle est peu favorable pour les immobilières. Les valeurs cotées en Bourse évoluent dans un environnement marqué par une morosité ambiante sur tous les plans, soit de la production à la vente. Si les derniers chiffres du ciment révèlent une baisse des ventes durant le premier semestre, les transactions immobilières, de leur côté, se font au compte-goutte.

Addoha, l’un des opérateurs immobiliers de la place a subi les désagréments de cette conjoncture, ce qui l’a poussé à émettre un profit warning sur ses résultats semestriels. La réponse du marché ne s’est pas faite attendre. Le titre a perdu plus de 14% de sa valeur pour s’échanger à moins de 15DH. «Pourtant, le problème est conjoncturel et non structurel», commente un professionnel de la place. Ceci dit, le groupe devrait connaître un repli des résultats prévus dans son nouveau plan stratégique à l'horizon 2020. Une reconfiguration de certains projets du groupe - budgétés en 2018 - a même été planifiée. Pour un analyste consulté, le profit warning ne devait pas avoir cet effet sur la valeur. Pour lui, la valeur Addoha comme les autres opérateurs, présenteraient un potentiel intéressant dans un marché atone. «Ces valeurs, normalement, ont déjà intégré la baisse du secteur et du marché». Selon un autre analyste, «c’est la fin d’un cycle baissier et la remontée est imminente».

Les investisseurs devraient se focaliser sur les projets et les business model que présente chaque opérateur. Ces derniers tentent en effet de se réinventer dans un contexte marqué par l’essoufflement du social. Addoha, tout en se concentrant sur la génération de flux de trésorerie ainsi que l’épuration de ses dettes, se positionne davantage sur le moyen standing. D’autant plus que le titre présente un des plus bas PE de près de 8, soit un des plus bas du marché. Alliances, de son côté, s’est déjà attelé à l’assainissement du niveau d’endettement et tente de générer de la croissance tout en maîtrisant ses charges. D’ailleurs, le groupe avait déjà annoncé avoir sécurisé d’importants projets à travers le Maroc au niveau de l’activité «Social & moyen standing» tout en restant attentif aux opportunités de marché pour le segment «Haut standing». Résidences Dar Saada, quant à elle, «avance de façon prudente». Le promoteur présente une importante réserve foncière (de près de 1.000 ha) avec une situation financière «maîtrisée» et une bonne couverture géographique (présence sur 8 villes du royaume). À cela s’ajoute le lancement de sa marque Palm Immobilier dédiée au moyen standing ainsi que son développement en Afrique subsaharienne.

De plus, le secteur immobilier devrait profiter aujourd’hui de plusieurs opportunités dont les mesures incitatives pour le logement social jusqu’en 2020. Il devrait également compter sur une éventuelle mise en place d’incitations pour le segment moyen-standing. Le projet serait toujours en cours d’étude. Au final, selon les analystes, ces promoteurs devraient essentiellement s’appliquer pour préserver une bonne gouvernance, s’adapter à ce contexte difficile mais aussi beaucoup miser sur l’innovation. 

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