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Finances

Cette semaine, le groupe Addoha a fait face au désaveu des investisseurs suite à la publication d’un profit warning portant sur ses résultats semestriels. Le holding, qui affiche de solides fondamentaux, a mis en avant les chantiers et projets sur les quels il compte miser dans le cadre de son plan stratégique.

L’annonce du groupe Addoha, la semaine dernière, a semé le trouble sur un marché déjà en désarroi depuis le début de cette année. L’immobilière en proie à une conjoncture peu favorable a émis un profit warning sur ses résultats semestriels. Résultat: le titre a perdu près de 14% en cinq séances pour s’échanger à moins 15 DH. L’impact de cette annonce est tel que tout le secteur en pâtît.

Il faut dire que les autres opérateurs évoluent dans le même contexte qu’Addoha. La léthargie semble bien installée sur l’ensemble de la chaîne. Les transactions immobilières tournent au ralenti. L’encours des prêts immobiliers affiche de son côté une décélération de croissance d’une année à l’autre. Et cela est perceptible surtout au niveau des crédits à l’habitat (+3,3% après +4,6%), selon les chiffres de la DEPF, sans oublier le ralentissement de la production de logements reflété par la baisse des ventes du ciment durant les six premiers mois de l’année. La consommation nationale sur cette période s’est limitée à 6,57 millions de tonnes, soit un recul de 2,88% comparativement au premier semestre 2017. À cela, s’ajoute une demande de plus en plus exigeante au niveau des prestations des différents promoteurs. La solution pour Addoha reste donc la reconfiguration de certains projets budgétés en 2018, particulièrement pour les programmes de haut standing, ce qui devrait entraîner un décalage dans leur exécution. Une situation assez délicate pour le promoteur qui vient de se lancer dans un nouveau plan stratégique «PAC 2020» et qui avait de grandes ambitions pour les années à venir. Au 30 juin 2018, le chiffre d’affaires connaîtra une baisse de près de 15% comparativement à la même période de l’année précédente, affectant en conséquence le résultat net consolidé et le cash flow opérationnel. Néanmoins, Addoha reste confiante. Sa structure financière et ses fondamentaux demeurent solides. Les fonds propres représentent plus de 2 fois la capitalisation boursière de la société et l’endettement net reste maîtrisé permettant d’afficher un gearing inférieur à 33%, conforme aux objectifs du groupe fixés dans le cadre de son plan stratégique. Une politique qui a fait ses preuves avec son programme triennal entamé en 2015 «Plan Génération Cash».

En effet, compte tenu des dernières évolutions du secteur, l’immobilière a privilégié les cash flows à la croissance sur le court terme. La nouvelle formule serait de ce fait axée sur le développement des relais de croissance à forte valeur ajoutée, dont le moyen standing et l’Afrique subsaharienne. Le groupe Addoha mise ainsi sur la montée en puissance de sa marque moyen standing Coralia et du développement de son offre de logement sur la Côte d’Ivoire, le Sénégal et la Guinée Conakry.


Selima Mrabet
Analyste chez  Alpha Mena

La publication d’un profit warning au terme du premier semestre 2018 a renforcé les craintes des investisseurs et n’a fait qu’accentuer les doutes sur la réalisation des objectifs élaborés dans le cadre de son plan «Priorité au cash 2020». Le titre a perdu la moitié de sa valeur depuis le début de l’année, une baisse à nos yeux exagérée tenant compte même des résultats décevants de 2017 et d’un dividende réduit de moitié par rapport à l’année 2016, s’élevant à 1,2 MAD/action. En dépit d’un contexte pénible, le groupe Addoha continue de bénéficier d’une structure bilancielle relativement solide. Son gearing est passé de 85,8% en 2014 à 53,6% en 2017. À ce stade, nous pensons que le promoteur immobilier s’en est bien sorti surtout après l’annonce d’un gearing de 33% conforme aux objectifs du PAC 2020 au premier semestre 2018. Néanmoins, le marathon de la génération de cash est encore loin de la ligne d’arrivée surtout que les promoteurs marocains ont ciblé les mêmes stratégies (Focus sur le moyen standing et la quête de l’Afrique) et ont opté pour les mêmes moyens (Restructuration de la dette…). Autrement dit, la concurrence est rude sauf que l’offre dépasse largement la demande au Maroc et ceci présente tout de même un des plus grands risques opérationnels encourus. Le groupe multiplie ses efforts de commercialisation avec l’espoir de se remettre sur pied. Nous avons prévu que la génération de cash se fera moindre tout au long du PAC2020. Toutefois, ceci ne remet pas en question la capacité du groupe à soutenir une distribution de dividende respectable à 384 MDH pour 2018 et 2019, notamment grâce à un FCF (avant dividende) prévu de 587 MDH et 931 MDH respectivement. Bien évidemment, une demande atone reste le vrai problème pour le secteur et qui pourrait ralentir la reprise annoncée/prévue par Addoha. Nous sommes à l’«Achat» mais avec un potentiel qui sera considérablement réduit par rapport à l’actuel (+107%).

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