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Finances

La Chambre de commerce britannique au Maroc avec le Crédit Agricole à travers son club (CAM Trade) a tenu au profit de ses adhérents et opérateurs économiques une conférence-débat pour discuter de l’écosystème de la
finance participative au Maroc.

Soucieuse de mettre sa communauté au diapason des mutations que vit le Maroc, la Chambre de commerce britannique au Maroc (BritCham) a tenu mardi 19 décembre courant, en partenariat avec le Crédit Agricole à travers son Club (CAM Trade), une conférence débat autour de «L’écosystème de la finance participative au Maroc : spécificités, opportunités et défis». À l’ordre du jour, le modèle marocain de la finance participative, l’offre des banques participatives, le projet d’Assurances Takaful, les sukuk à la lumière de la refonte en cours de la loi sur la titrisation ou encore le marché des capitaux à l’heure de la finance participative et à la fin un retour sur les résultats du sondage réalisé par Kantar-TNS

Création d’emploi
Pour Saïd Amaghdir, président de l’Association marocaine pour les professionnels de la finance participative (AMFP), la mise en place de cette nouvelle industrie financière permettra la création de nouveaux emplois. Rien que les banques - qui ont ouvert en moyenne 10 agences au démarrage -disposent d’équipes comptant plusieurs dizaines de personne. À cette phase, les banques participatives ont ainsi créé plusieurs centaines d’emplois. Un chiffre qui ira en grandissant d’ici 5 ans, échéanciers que se donnent ces banques pour porter le nombre d’agences, chacune, à 100 en moyenne. À cela s’ajouterait le lancement prochain d’au moins 4 compagnies d’assurance, précise le professionnel qui a été un haut cadre d’une compagnie d’assurance de la place.

Cotation des sukuk du GCC
L’expert a aussi souligné qu’avec le partenariat qui lie la Bourse de Casablanca aux London Stock Exchange, sans oublier la plateforme qu’a adoptée la boursière marocaine et qui n’est autre que celle dont dispose son homologue britannique, il serait possible pour la place marocaine d’accueillir la cotation des Sukuk souverains. «Les sukuk souverains des États du GCC (Conseil de coopération du Golfe) sont cotés à Londres. Grâce au partenariat qu’a noué la Bourse de Casablanca avec celle de Londres, il est possible que ces sukuk se fassent aussi coter à Casablanca», précise Amaghdir.

Nouveaux placements
Pour sa part, Houda Chafil, directeur général de Maghreb Titrisation, est revenue sur le mode de fonctionnement des sukuk et les apports de la refonte en cours. Elle estime, par ailleurs, le gisement des investisseurs potentiels dans les sukuk à 48 MMDH. Un montant qui correspond aux investissements actuels dans différents véhicules de placement. S’agissant toujours des placements, Ikhlass Metioui, directrice de la gestion de l’épargne à l’Autorité marocaine du marché des capitaux (AMMC) a précisé que les OPCVM sont habilités à se vêtir du «label» participatif en investissant dans des actions charia compliant ainsi que dans des sukuk (à un niveau limité pour les sukuk).

Les produits d’épargne demandés
Du côté des banques, Fouad Harraze, directeur général d’Akhdar Bank a précisé qu’au-delà des produits disponibles actuellement (voir la page 2), les clients sont impatients et réclament même des produits d’épargne. Il a, par ailleurs, précisé que pour ce qui est des demandes de financement Mourabaha immobilière en l’absence de Takaful, la banque qu’il dirige joue davantage un rôle de conseiller et temporise les dossiers des clients qui peuvent courir un risque en cette absence. Koudama Zeroual, directeur général du projet assurances Takaful chez Wafa-Assurances, table sur le modèle de cette assurance basé sur la mutualité pour faire progresser le taux de pénétration des produits d’assurance au niveau de 3,5% actuellement. Les résultats du sondage de Kantar-TNS ne peuvent, quant à eux, que conforter cette vision d’une industrie en cours de construction et tant attendue au moins par 25% des sondés.

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