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Il s'agit d’entreprises à fort potentiel opérant dans différents domaines d’activité, notamment le secteur industriel, l’agro-alimentaire, l’électro-ménager, les télécommunications, d’après les explications fournies par les responsables de la place casablancaise.

"Elite Maroc est passé aujourd’hui de 35 à 48 entreprises, soit un chiffre d’affaires consolidé de l’ordre de 14 milliards de dirhams (MMDH)", a indiqué Karim Hajji, directeur général de la Bourse de Casablanca, précisant que ces entités opèrent dans 16 secteurs variés et emploient plus de 11.000 personnes.

Elite est un programme développé par le London Stock Exchange Group et déployé pour la 1ère fois en 2012 par sa filiale Borsa Italiana (Italie), en vue d’accompagner le développement des PME sur le marché financier.

Adapté et mis en place au Royaume Uni en 2014, il fera son entrée dans plusieurs pays d’Europe une année plus tard. Le Maroc est le 1er pays non européen où ELITE a été déployé.

Depuis son lancement dans le Royaume en avril 2016, le programme Elite offre aux PME des modules de formation afin de les aider à appréhender les outils nécessaires pour améliorer leur gouvernance, leur business plan, ainsi que leur visibilité vis-à-vis des investisseurs.

La cérémonie a également été l’occasion pour 3 entreprises de la 1ère Cohorte d’Elite d’obtenir la certification «ELITE», en l'occurrence 10 Rajeb, Energy Transfo et Iwaco.

Cette certification leur garantit une visibilité certaine auprès des investisseurs nationaux et internationaux et leur facilite le financement, surtout qu’elles ont accès à une plateforme digitale visible à plus de 600 investisseurs, 180 fonds d’investissements et une centaine de partenaires d’Elite, a précisé le directeur général de la Bourse.

Concernant les critères de sélection de ces entreprises, M. Hajji a fait savoir que le tri se fait non seulement par rapport aux aspects purement financiers, mais il prend aussi en compte "les ambitions affichées par les entreprises qui décident de rejoindre notre programme".

De son côté, Luca Peyrano, PDG d’Elite, s'est félicité du succès de cette expérience au Maroc, en mettant la lumière sur les entreprises marocaines les plus prometteuses.

Le programme "accompagne désormais l’émergence du Maroc en tant que hub financier", a-t-il assuré, saluant l’engagement de la Bourse de Casablanca à accompagner les PME du pays.


Karim Hajji
DG de la Bourse de Casablanca

Les ÉCO : Comment se décline cette nouvelle cohorte ?
Karim Hajji : La 4ème cohorte porte à 48 le nombre d’entreprises qui ont intégré le programme Elite. Ce sont des entreprises qui représentent ensemble 14 MMDH de chiffres d’affaires, 11.000 emplois et 16 secteurs d’activités différents. Ce sont de belles entreprises qui sont souvent leader dans leurs secteurs respectifs d’activités et qui ont des ambitions de croissance qui grâce à Elite pourraient être concrétisé.

Le programme ELITE gagne en notoriété, l’effort de prospection est toujours maintenu ou ce sont les entreprises qui viennent vers vous ?
C’est vrai qu’aujourd’hui les entreprises sont demandeuses d’intégrer le programme Elite. Nous accueillons leurs doléances mais la cinquième cohorte prévue pour avril 2018 est déjà prête. Une douzaine d’entreprises ont été sélectionnées pour atteindre 60 au total depuis le lancement du programme l’année dernière.

Chaque édition, il y a certains secteurs qui prédominent. Est-ce toujours le cas aujourd’hui ?
C’est assez diversifié. On trouve encore une fois le secteur des IT, les matériaux de construction ou l’agroalimentaire. Il n’y a pas de secteurs dominants. On garde l’esprit du programme. C’est ce qui ce fait aussi en Italie et Londres..

Le président de la LSE affirme que Casablanca fait partie du trio de tête…
En effet, la plateforme Elite de la Bourse de Casablanca occupe la troisième place après l’Angleterre et Londres. On est ravi de voir que le programme est apprécié par les entreprises parce que notre but est de contribuer à l’expression par les entreprises de leurs ambitions, de leurs donner les moyens de les concrétiser grâce à un accompagnement à travers un écosystème et plusieurs formations. Vous savez, le programme accueille cinq entreprises du même groupe (ndlr : Ynna Holding), c’est dire l’intérêt qui est porté à cette plateforme.

Vous comptez soutenir également les PME africaines, où en sont les négociations ?
Oui, on compte bien aider les PME africaines (notamment en Afrique de l’Ouest) à se développer, on est toujours en discussion avec la BRVM…Pour l’Afrique anglophone ce n’est pas encore le cas, mais ca va venir aussi. 

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