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Sonasid, affiche des résultats en nette progression au terme du premier semestre 2017, malgré un marché national en surcapacité et un repli de la consommation locale en acier. Pour le sidérurgiste, la menace actuelle reste le flux entrant des produits en provenance de Chine....

«Le marché marocain se doit d'être protégé», commente Amin Abrak, directeur général de Sonasid. Sur le marché, les avis convergent vers un seul constat. Les mesures de sauvegarde en vigueur actuellement ne sont pas assez suffisantes. Les mesures antidumping restent partielles et assez limitées. D’ailleurs, celles-ci devraient prendre fin en 2018. La source des maux, la Chine qui représente 50% de la production mondiale en acier et qui déverse une grande partie sur le continent africain, dont le Maroc. Les autres pays ne sont pas en reste. Les États-Unis, par exemple, appliquent des droits variant allant de 100% et dépassant les 200% sur les produits en acier provenant de Chine.

D’ailleurs, Sonasid a su tirer profit de cette situation pour pouvoir atteindre le marché américain. «Nous avons réalisé 20.000 tonnes d'exportations vers les Etats-Unis au premier semestre 2017», annonce fièrement Abrak, lors de la présentation des résultats semestriels. Cela représente deux bateaux de fil machine. Une opération que le sidérurgiste souhaite réitérer, puisque «les clients ont été satisfaits». Sonasid s’ouvre doucement à l’international pour palier en quelques sortes à la stagnation du secteur du BTP sur le marché local. «L’Afrique de l’Ouest pourrait représenter un marché potentiel surtout avec la facilitation des échanges prévus dans le cadre de l’intégration du Maroc dans la CEDEAO», remarque le DG. En attendant, le secteur sidérurgique national se prépare en valorisant le savoir-faire de l’industrie marocaine par des actions normatives et tarifaires, à l’image de ce qui se pratique dans le monde en raison des dysfonctionnements que connaît le secteur. «Les autorités ont pris conscience des enjeux que cela représente», souligne Abrak. Surtout que le marché national est en surcapacité et que la consommation locale s’affiche en retrait. Le sidérurgiste est parvenu tout de même à enregistrer, au terme de ce premier semestre, des indicateurs financiers et opérationnels en progression. Les revenus de Sonasid ont dépassé 1,7 MMDH à fin juin 2017, soit une progression de 7%. Une hausse attribuable à la hausse du prix de vente moyen, soutenue par l’augmentation des prix de la ferraille et du rond à béton à l’échelle internationale.

L’EBITDA a été multiplié par 7 pour atteindre 136 MDH. Le résultat net part du groupe parvient à se redresser pour s’établir à 21 MDH à fin juin 2017, contre un déficit de 61 MDH un an auparavant. «Mais il y a encore beaucoup de travail à faire», souligne le DGA du groupe, Abdelilah Filali. Des efforts à fournir donc surtout dans un contexte où les conditions du marché devraient -selon le management- demeurer très concurrentielles dans le secteur du bâtiment conjuguées à des projets de travaux publics très en retard. Pour y remédier, le sidérurgiste se doit de poursuivre ses efforts de rationalisation des coûts et ses initiatives de développement de la distribution nationale et internationale. Le management se penche également sur d’autres canaux de croissance. À cet effet, Sonasid souhaite étoffer son offre de produits en visant d’autres secteurs d’activité. «Des secteurs comme l’automobile, l’aéronautique ou encore l’agriculture nous intéresse également», nous confie Filali.

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