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Finances

 

À peine acquise le 3 mai dernier, le poids de Barclays bank Egypt, désormais appelée Attijariwafa bank Egypt, commence déjà à se faire sentir dans les résultats consolidés.

Tout porte à croire que la contribution de la nouvelle filiale égyptienne sera fortement significative dans les futurs résultats consolidés du groupe Attijariwafa bank. Certes Attijariwafa bank Egypt est aujourd’hui sixième au classement des contributeurs à l’issue du premier semestre 2017 avec un Résultat net part du groupe (RNPG) de 111 MDH, mais ce montant ne correspond en réalité qu’aux deux mois de mai et de juin comptabilisés dans le périmètre de consolidation, soit exactement depuis le dénouement définitif de la transaction, le 3 mai dernier. Autrement dit, si le résultat de cette filiale était intégré totalement (du 1er janvier au 30 juin), Attijariwafa bank Egypt aurait pu être propulsée au deuxième rang des contributeurs, bien avant Wafa Assurance (la part du groupe dans le capital de la compagnie d’assurance a été ramenée de 80% à 40%) et juste après la banque Maroc qui, elle, demeure le vaisseau amiral du groupe avec une contribution de l’ordre 54% au RNPG consolidé. Grâce à la nouvelle acquisition en Égypte, la contribution de la Banque de détail à l’international (BDI) au rnpg s’élève à 30% et aurait pu atteindre 34% si ce résultat consolidé avait intégré les résultats de la banque égyptienne sur un semestre plein.

Lors de la présentation des résultats semestriels, mardi 19 septembre à Casablanca, le management s’est longtemps arrêté sur les spécificités et surtout «la qualité» de ce nouvel actif acquis en Égypte. «Nous avons trouvé une banque propre en termes de qualité de portefeuille, avec une gestion de risque rigoureuse, dirigée par une équipe de qualité à laquelle nous avons ajouté quelques responsables qui vont aider à l’intégration et au transfert de certaines pratiques, en particulier dans le domaine du retail. C’est une banque dont la rentabilité est extrêmement élevée», témoigne Ismail Douiri, directeur général en charge du pôle finances, technologie et opérations. En effet, le retour sur actifs (ROA) est de 4% alors qu’il tourne au Maroc autour d’une moyenne de 1%. Encore faut-il souligner que l’essentiel des revenus d’Attijariwafa bank Egypt provient des bons du Trésor. «Le marché de la dette de l’État égyptien est très rémunérateur et contribue d’ailleurs au résultat de l’ensemble des banques égyptiennes.

L’encours des crédits a également bien progressé durant le premier semestre grâce à un certain nombre d’opérations commerciales. D’autres actions de rationalisation vont suivre, de sorte à améliorer la rentabilité qui va être encore meilleure par rapport à la précédente gestion. Aussi, nous menons actuellement une réflexion stratégique sur un plan de développement à l’horizon 2022», ajoute Boubker Jai, DG responsable du pôle banque de financement et investissement de marchés des capitaux et filiales financières.

Sinistralité en baisse
Mis à part le dénouement de l’acquisition de l’Ex-Barclays Egypt, le premier semestre chez le groupe a été marqué par une forte dépréciation de la monnaie tunisienne (affectant le résultat d’Attijari bank Tunisie) et une faible croissance des économies de certains pays d’Afrique centrale (en particulier le Congo et le Gabon). L’activité bancaire au Maroc a, quant à elle, été caractérisée par une concurrence très intense, se traduisant par une croissance faible de la marge sur commissions. D’un point de vue commercial, AWB préserve sa double qualité de premier collecteur de l’épargne (423 MMDH sous forme de dépôts clientèle, en cours de gestion d’actifs et bancassurance) et de premier financeur de l’économie avec un total de crédits distribués de l’ordre de 282 MMDH. Le principal indicateur de l’activité bancaire, soit le produit net bancaire, s’élève à 10,5 MMDH, en hausse de 4% en glissement annuel. Les indicateurs financiers ne sont pas en reste, le groupe affiche un résultat d’exploitation de 4,8 MMDH, soit un bond de 9%. En définitive, le RNPG consolidé culmine à 2,6 MMDH (+5,4%).

Par ailleurs, le management de la banque se félicite de la baisse de 17% du coût du risque, ce dernier se situant à 912 MDH, soit un taux de sinistralité de 7,1%. On retient aussi la baisse du résultat des activités de marché d’environ 200 MDH, en lien avec l’environnement changeant des taux d’intérêt. En effet, si le premier semestre 2016 a été marqué par la baisse de la courbe des taux et donc un résultat favorable du trading obligataire, la situation s’est inversée au premier semestre 2017 avec quelques mouvements de hausse de taux.

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