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Finances

Pour le reste de l’année en cours, les analystes d’Attijari Intermédiation s’attendent à ce que les taux monétaires tout comme ceux obligataires demeurent stables. Cependant, la survenance d’éventuels évènements pourraient les orienter soit à la hausse, soit à la baisse. Détails.

2017 serait l’année de la stabilité. C’est ce qu’il faut retenir de la dernière note d’Attijari Intermédiation au sujet des perspectives des marchés monétaire et obligataire durant cette année en cours. Pour les analystes sur le marché monétaire, il est plus que probable que Bank Al-Maghrib maintienne son taux directeur à 2,25%. «Les taux interbancaires devraient ainsi s’échanger autour du taux directeur à 2,25%», précisent les analystes. Une telle décision serait parfaitement justifiée estiment les analystes en raison notamment de l’évolution de l’inflation et de la liquidité bancaire. En matière d’inflation, les analystes rappellent que son niveau demeurant modéré, BAM n’a pas besoin de modifier sa politique monétaire. Le taux d’inflation s’est, en effet, établi à 1,6% et devrait baisser à 0,9% en 2017 pour revenir à 1,6% en 2018. «En effet, les cours du pétrole brut devraient se maintenir en dessous des 60$/bbl en 2017, écartant tout risque inflationniste importé. De plus, la bonne dynamique de la demande domestique associée à une bonne année agricole devraient dissiper les pressions sur les prix alimentaires survenues en 2016», rappellent les analystes. Avant d’ajouter que les projections de la croissance économique en 2017 et le rythme d’évolution des crédits ne requièrent pas forcément un interventionnisme monétaire.

Pas de pression sur les taux obligataires...
Pour ce qui est du marché obligataire, compte tenu de la situation des finances publiques et en l’absence de pression significative sur la liquidité bancaire sur le dernier trimestre de l’année en cours, le financement du déficit public devrait s’opérer sans tensions particulières sur les taux obligataires en général, précisent les analystes. Si le premier semestre s’est caractérisé par une inscription en tendance haussière des taux, cette tendance devrait s’affaiblir au cours de ce second semestre en raison notamment de l’amélioration du contexte macroéconomique global, soulignent les analystes.

D’après ces derniers, la tension haussière s’explique par une certaine méfiance des investisseurs à l’égard de la politique budgétaire du Trésor. Plus concrètement, il s’agit d’une aversion au risque des opérateurs, alimentée par le retard de la formation du nouveau gouvernement ainsi que le recours massif du Trésor au marché primaire. Pour ce qui est du second semestre, la légère atténuation du déficit de liquidité bancaire attendue permettrait de stabiliser la demande des investisseurs en bons de Trésor à un niveau satisfaisant, notamment sur le moyen et le long termes. Le déficit de liquidité bancaire se fixe à plus de 40 MMDH au terme du premier semestre, mais d’après les estimations de la Banque centrale, il devrait se réduire à 34,6 MMDH au terme de l’année 2017.

Par ailleurs, les analystes soulignent qu’«à l’analyse des finances publiques en 2017, nous ne relevons pas de pression sur les besoins de financement du Trésor. Ces derniers restent maîtrisés et ne devraient pas favoriser une tendance haussière des taux obligataires d’ici la fin de l’année».

...Mais ça peut changer
Cependant, si les analystes prévoient une stabilité des deux marchés, ils n’omettent pas d’inclure dans leur scénario les facteurs de risques qui pourront orienter les taux dans un sens comme dans un autre. Le facteur qui risquerait d’orienter davantage les taux des deux marchés vers la hausse est celui des cours pétroliers. Une hausse importante des prix du pétrole à l’international induirait une hausse de la facture énergétique et ainsi des liquidités. Du côté du budget, les charges de compensation du gaz vont grimper. De plus, l’exacerbation des tensions géopolitiques risque d’avoir le même impact. Dans une moindre mesure, les facteurs susceptibles d’exercer une pression haussière, toutefois modérée, sont le ralentissement de la croissance européenne, principal partenaire économique du royaume, ou encore le glissement significatif du dirham. A contrario, l’émission à l’international tirerait les taux vers le bas. 

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