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Les opérations de marché découlant essentiellement des opérations sur ce que l’on appelle, chez les banques, les «titres de transaction» ont vu leur part dans le produit net bancaire progresser. Cela est dû, pour une bonne partie, à la prépondérance des bons du Trésor.

L’activité de marché a toujours représenté une source de revenus indéniable pour les banques de la place. L’année 2016 a d’ailleurs permis, aux banques ayant lancé un appel public à l’épargne (les banques cotées en Bourse en plus du Crédit agricole du Maroc), de générer un résultat global des activités de marché de l’ordre de 8,27 MMDH contre 6,69 MMDH en 2015. Ces revenus représentent 14% du produit net bancaire (PNB) global des 7 banques. Une performance tirée par des portefeuilles à dominante trading. C’est le cas, surtout, d’Attijariwafa bank, de BCP et de BMCE, précisent les analystes de Crédit du Maroc Capital (CDMC) dans leur note sur le secteur bancaire. Ils soulignent par ailleurs qu’a contrario, les portefeuilles des banques à capitaux français témoignent plutôt d'une aversion au risque, tandis que le CIH et le Crédit agricole du Maroc affichent une nouvelle configuration de leurs portefeuilles. Dans le détail, on notera que les portefeuilles titres d’Attijariwafa bank, de la BCP et de BMCE sont majoritairement transactionnels.

Par ce terme, on désigne les titres acquis ou vendus avec l'intention de les revendre ou de les racheter à court terme dans le but d’en tirer un profit, détenus par l’établissement de crédit dans le cadre de son activité de mainteneur de marché. Chez Attijariwafa bank, 85,4% du portefeuille est composé de titres de transaction. Ceux-ci se composent de bons du Trésor (54,9%), de titres de propriété (42%), des autres TCN (1,8%) et des obligations (1,3%). Pour ce qui est de la BCP, les titres transactionnels représentent 65% du portefeuille global de la banque. À l’image d’Attijariwafa bank, le portefeuille transactionnel de la BCP est dominé par les bons du Trésor qui y représentent 53,6%. Les autres TCN y pèsent 45,4% et les obligations 1%. Pour ce qui est de la BMCE, elle est la banque dont les titres de transactions pèsent le plus avec un 89,9%. À cela s’ajoute le fait que son portefeuille titres de transaction est le plus risqué, compte tenu la prédominance des titres de propriété. Ceux-ci y représentent 50,4%, suivi des bons du Trésor avec 41,3%, les autres TCN avec 4,3% et les obligations avec 3,9%.

Crédit Agricole et CIH vers plus de trading
Pour ce qui est du Crédit agricole du Maroc (CAM) et du CIH, les analystes de CDMC soulignent que les deux banques ont fortement enrichi leurs portefeuilles trading en 2016. Ainsi, chez CAM, les titres de transaction pèsent 42,5% et chez CIH 28,8%. Quant à leur composition, elle est limitée aux bons du Trésor et aux titres de propriété dans des proportions différentes. En effet, le portefeuille transactionnel de CAM est composé, essentiellement, de titres de propriété alors que celui du CIH est dominé par les bons du Trésor. Du côté des banques à capitaux français, plus frileuses vis-à-vis du risque, le constat est que les portefeuilles de transaction sont cantonnés au minimum possible. Chez Crédit du Maroc, ce portefeuille ne pèse que 30,2%. Chez BMCI, son poids est limité à 6,3%, tandis qu’au niveau de Société Générale, il ne représente que 2,1%. Quant à la composition de ce même portefeuille chez les deux premières banques (dont seul ce détail est disponible), elle se limite aux bons du Trésor (66,3% et 88,8% respectivement) et aux TCN (33,7% et 11,2% respectivement). Toujours dans cette logique d’aversion au risque, les analystes relatent l’absence de titres de propriété des portefeuilles titres des trois banques françaises et de la prédominance des titres de placements dans ces mêmes portefeuilles. Ceux-ci pèsent d’ailleurs 69,8% chez Crédit du Maroc, 93,7% chez BMCI et 97,9% chez Société Générale Maroc.

Pour rappel, selon la nomenclature du Plan comptable des établissements de crédit (PCEC), un titre de placement est un titre à revenu fixe ou à revenu variable détenu dans une optique de placement pour une période indéterminée et que l’établissement peut être amené à céder à tout moment, alors qu’un titre d’investissement est un titre de créance assorti d’une échéance fixée avec l’intention manifeste de le détenir jusqu’à son échéance. Au niveau des banques à capitaux marocains, les portefeuilles dans lesquels pèsent davantage les titres d’investissement sont ceux du CIH, où ils représentent 62,3%, et du CAM (25,7%). Quant aux titres de placements, ils sont plus représentés chez le Crédit Agricole du Maroc avec 31,8% et chez BCP avec 9,8%.

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