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Finances

Les analystes de Crédit du Maroc Capital (CDMC) passent en revue les performances des huit grandes banques marocaines. Décryptage.

À fin 2016, le secteur bancaire -du moins les huit banques passées en revue par les analystes de Crédit du Maroc Capital  (CDMC) dans leur récente étude- affiche un produit net bancaire (PNB) en comptes sociaux de l’ordre de 47,42 MMDH, ce qui représente une hausse de 10,09%. Les experts de CDMC viennent d’analyser les résultats des huit plus grandes banques royaume. (Attijariwafa bank, BCP, BMCE Bank of Africa, Crédit Agricole du Maroc, CIH, Société Générale Maroc, BMCI et Crédit du Maroc).

Dans ce lot, Attijariwafa bank affiche la plus forte hausse du PNB, de l’ordre de 31,3%, en raison de la montée des dividendes, opérée suite à l’opération stratégique avec la SNI dans le capital de Wafa Assurance. Elle est talonnée par BMCE Bank of Africa qui accroît son PNB de 14,2%. Vient ensuite Crédit Agricole du Maroc, avec une croissance de 12,5%. CIH affiche une hausse de 3,8%, soit plus que la médiane du marché qui se fixe aussi à 3,8%. Crédit du Maroc clôt le palmarès de hausse avec une légère amélioration de 3,1%. Cette dernière est la seule banque française qui voit son PNB en hausse. Les deux autres banques françaises, en revanche, affichent des baisses de 4% pour BMCI et de 6,3% pour Société Générale Maroc. En plus de ces deux banques, BCP aussi n’arrive pas à hausser son PNB et affiche plutôt un repli de 0,3%.

Les charges en hausse
Parallèlement à l’évolution du PNB des différentes banques, les charges générales d’exploitation ont évolué de manière disparate. L’évolution des charges générales d’exploitation est plus marquée chez BMCE et CIH avec, respectivement, une hausse de 7,1% et de 5,9%. Société Générale Maroc est la seule banque qui réussit à stabiliser ses charges générales d’exploitation. Toutefois, malgré cette stabilisation la filiale de la société française affiche, à côté de BCP et BMCI, une progression du PNB moins rapide que celle des charges générales d’exploitation, réduisant ainsi leurs performances. Avec de telles réalisations, le coefficient d’exploitation marque une hausse quasi-généralisée dans l’ensemble des huit banques étudiées. Le coefficient le plus bas est affiché par Attijariwafa bank, reflétant ainsi sa dynamique de maîtrise des charges. A contrario, CIH est la banque qui dispose du coefficient d’exploitation le plus élevé du panel bancaire. Du côté des banques françaises, Société Générale Maroc est celle qui possède le coefficient d’exploitation le moins élevé, en comparaison avec Crédit du Maroc et BMCI.

Les créances douteuses aussi
Avec des créances douteuses et litigieuses qui ne cessent de progresser, se fixant à 62,8 MMDH, malgré l’amélioration de la conjoncture économique les banques ne sont pas sur le même pied d’égalité. Les analystes soulignent que Crédit du Maroc et CIH sont parvenus à réduire leur taux de contentieux en 2016. Par ailleurs, Société Générale Maroc dispose du taux de contentialité le plus élevé de l’échantillon alors que BMCE possède le taux de sinistralité le plus bas. Pour ce qui est du coût du risque, les analystes précisent que CIH affiche toujours un coût du risque social négatif. BMCI en revanche est en tête de liste des banques qui subissent le coût du risque le plus élevé. Crédit du Maroc est la banque qui améliore le mieux son coût du risque en 2016 de 65 points de base. Enfin, en termes de rentabilité jugée de par les niveaux de ROE et ROA de chaque banque, les analystes soulignent qu’Attijariwafa bank, Crédit du Maroc et Société Générale ont réussit à augmenter leur rentabilité financière alors que Crédit Agricole du Maroc, BMCI, CIH, BoA et BCP ne sont pas parvenus à améliorer la richesse générée par leurs actifs bancaires.


Chaises musicales pour les parts de marché

Les analystes soulignent qu’en 2016, Attijariwafa bank, CIH et Crédit Agricole du Maroc ont amélioré leurs parts de marché dans la globalité des créances à 24,1%, 4,4% et 9%, respectivement, au moment où BMCE, Crédit du Maroc, Société Générale Maroc, BMCI et BCP réduisent leurs poids à 15,6%, 5,2%, 8,3%, 6% et 23,7%. Du côté des dépôts, BMCE et CIH voient leurs parts de marché augmenter de 72 points de base et de 29 points de base respectifs à 14,9% et 3,1%. Il s’agit des seules deux banques à afficher une hausse de leurs parts de marché ; les autres banques la voient se rétracter. La perte la plus importante est du côté de BMCI qui cède 24 pbs à 4,9% de parts de marché, elle est suivie de Société Générale qui perd 22 pbs à 6,9%. BCP cède 19 pbs à 26,8%, Attijariwafa bank se déleste de 14 pbs à 24,4%, Crédit du Maroc de 14 pbs à 4,6% et Crédit Agricole du Maroc de 10 pbs à 7,7%.

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