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Les analystes d’Attijari Intermédiation, confortés par la performance de la récolte sucrière en ce début d’année, recommandent d’acheter le titre Cosumar pour un potentiel de hausse de 10%.

La valeur splittée courant janvier 2015, traitait à des cours entre 160 DH et 200 DH, jusqu’à fin septembre 2016. De cette date et jusqu’à décembre 2016, le titre s’est envolé à 300 DH, voire les dépassant pour atteindre les 420 DH. Une envolée qui se justifie grandement par la performance des récoltes «sucrières». Ce premier trimestre n’est pas une exception. Les analystes d’Attijari Intermédiation soulignent qu’à son terme «Cosumar affiche des performances opérationnelles positives dans un contexte international et local favorable» et recommandent d’acheter la valeur pour un cours objectif de 430 DH, soit un potentiel haussier de 10%.

Selon eux, les exportations du sucre raffiné affichent une progression de 132%, passant de 54.000 tonnes, au premier trimestre de 2016, à 126.000 tonnes au premier trimestre de l’année en cours. «Avec un tel rythme, l’opérateur devrait atteindre l’objectif des 400.000 tonnes dès cette année», précisent-ils. Parallèlement à cette hausse de production qui devrait permettre à la raffinerie de Cosumar d’afficher des taux d’utilisation optimaux, le prix de vente moyen à l’export a aussi connu une hausse. D’après les analystes, il est passé de 4.031 DH la tonne à fin mars 2016, à 5.695 DH la tonne à fin mars 2017, soit une hausse de 41,3%. Les analystes estiment par ailleurs que «malgré la récente correction des cours, le prix moyen du sucre blanc devrait réaliser une performance positive au premier semestre de l’année en raison d’un effet de base faible en 2016».

Pourtant les cours actuels du sucre blanc sont à 444,2 euros la tonne sur la Bourse de Londres (soit près de 4.800 DH) et certains analystes internationaux craignent même un effondrement des cours, passant en deçà des 200 euros (près de 2.100 DH), en raison notamment de la fin des quotas sur le marché européen qui «aura pour conséquences directes la diminution des cours du fait d’un déséquilibre entre offre et demande dans l’UE, une baisse de la demande européenne (importation d’isoglucose) et un plus grand recours aux exportations sur le marché international avec une grande volatilité des prix», peut-on lire dans un article de commoprices.com, datant de juillet 2016. Pour sa part, la Confédération générale des planteurs de betteraves française, précise, dans sa note, datant du 9 mai courant, que les stocks mondiaux restent bas, et que toutes les prévisions pointent le manque de sucre indien. Le pays devrait, en effet, ouvrir ses importations d’ici la fin de l’année. «Avec la demande chinoise, qui reste vive, il n’y a pas de raison tangible pour une poursuite de la baisse des cours (le mois de mai marque le septième mois de baisse consécutive, ndlr). Mais les spéculateurs restent imprévisibles, et il est tout à fait possible que le désengagement se poursuive, même jusqu’à des positions net-vendeurs».

Sur le plan opérationnel, les analystes d’Attijari Intermédiation soulignent que la marge de raffinage s’inscrit en amélioration de 10,6%, à 94 dollars la tonne, durant la même période, équivalente à un taux de marge brut de 18% au premier trimestre de l’année en cours. «Parallèlement, la transition énergétique de l’opérateur vers le charbon, aux dépens du fuel, permettrait, selon nos estimations, une économie de charge supérieure à 50 MDH durant le premier semestre 2017», précisent-ils. En raison de ces performances, les analystes s’attendent à ce que le chiffre d’affaires de Cosumar s’inscrive au premier semestre de l’année en cours en hausse de 16,9%, porté justement par l’activité export. Celle-ci afficherait une forte progression de 99,8% à 1.175 MDH.

Parallèlement, le résultat net part du groupe s’apprécierait de 20,2% à 620 MDH sur la même période soutenu par deux effets. Il s’agit notamment de l’économie d’énergie suite à la transition vers le charbon et l’économie d’impôt sous l’effet de la montée de l’activité export à 27% dans le chiffre d’affaires consolidé.

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