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Finances

En ce premier trimestre 2017, les crédits bancaires affichent un regain de santé grâce à un dynamisme qui animent toutes les branches de crédits.

Au terme des trois premiers mois de l’année en cours, les crédits bancaires s’inscrivent en hausse que ce soit d’un trimestre à l’autre ou d’un mois à l’autre. En effet, l’encours des crédits bancaires progresse de 4,5% à fin mars 2017 comparativement à fin mars 2016 et de 1,3% entre février et mars 2017. L’encours global se chiffre ainsi à 804,27 MMDH. La hausse du crédit bancaire reflète celle de l’ensemble de ses composantes à l’exception des prêts à l’équipement qui ont enregistré une baisse de 0,6% en ligne d’ailleurs avec les résultats de l’enquête de conjoncture que réalise la Banque centrale trimestriellement. Ladite enquête a fait, en effet, ressortir une stagnation des dépenses d’investissement pour 50% des industriels et en augmentation pour seulement 41%.

Concernant le deuxième trimestre, l’enquête relate une attente à une stagnation chez 55% des industriels et une continuité dans la tendance haussière chez seulement 30% des industriels sondés. Avec les remboursements, il faudrait s’attendre à ce que les crédits à l’équipement s’inscrivent en baisse au cours du second trimestre de l’année en cours. Parallèlement, les industriels gageant d’un accès au financement bancaire jugé normal et d’un coût de crédit en stagnation selon la grande majorité des entreprises, l’encours des facilités de trésorerie marque une hausse mensuelle de 1,9%, la plus élevée des évolutions des crédits. Les concours à l’immobilier pour leurs parts avancent de 0,6%. Ses deux composantes, les crédits à l’habitat et les crédits aux promoteurs immobiliers avancent du même pas, à savoir 0,6%. Les crédits à la consommation avancent pour leur part de 0,3%. Quant aux créances en souffrances, elles reculent de 0,4% grâce entre autres aux efforts de recouvrement consentis par les banques.

Le rythme s’accélère
En glissement annuel, le rythme de progression du crédit bancaire a accéléré à 4,5% après 3,7% le mois précédent. Par objet économique, l’accélération de la croissance annuelle du crédit bancaire résulte essentiellement de l’accroissement de 4,2% après 3,8% des crédits immobiliers avec une progression de 2,4% des prêts à la promotion immobilière, la première depuis janvier 2014. Une croissance qui reflète le regain de confiance envers des promoteurs après leurs efforts d’assainissement. Toutefois, le secteur n’est pas sorti de l’auberge étant donné que le taux d’accroissement des crédits à l’habitat est revenu, quant à lui, de 4,9% à 4,7% ce qui pourrait continuer à freiner la liquidation des stocks d’unités invendues à ce jour. En revanche, le rythme de progression des concours à l’équipement a décéléré à 6,3% après 6,6% et celui des crédits à la consommation à 4,4% après 5,2%. S’agissant des facilités de trésorerie, elles ont maintenu leur baisse à 3,2%. Par secteur institutionnel, le taux de progression des crédits au secteur non financier s’est établi à 2,9% au lieu de 3,1% le mois précédent, reflétant essentiellement le ralentissement de la croissance des concours aux sociétés non financières publiques à 4,1% après 14,5% et de ceux aux ménages à 3,2% après 4,2% en février. En revanche, le taux de croissance des prêts aux sociétés non financières privées s’est accru de 2,2% après 0,4%.

L’industrie contribue à l’accélération de la hausse
Les données trimestrielles du crédit bancaire par branche d’activité font ressortir une accélération en glissement annuel de la croissance du crédit bancaire à 4,5% en mars 2017 après 4,2% en décembre 2016, attribuable essentiellement à l’atténuation de la baisse des concours aux «industries manufacturières» à 2,2% après 3,9% et ceux alloués aux «hôtels et restaurants» à 0,6% au lieu de 2,8%. En revanche, les prêts au «transport et communication» ont vu leur taux de progression revenir à 5,9% après 7,3% et de ceux au «commerce» à 2,1% après 9,5%. Les crédits aux «bâtiment et travaux publics» ont, quant à eux, enregistré une baisse de 8,9% après celle de 4,5% en décembre. 

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