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La forte hausse affichée par le marché actions, alimentée par les performances des sociétés cotées, a induit un renchérissement de la cote et le repli du rendement moyen de place. Les titres qui ne justifieront pas de ces niveaux de valorisation par la croissance risquent de se voir sanctionnés par le marché.

Attijari Intermédiation vient de livrer sa lecture du marché actions à la lumière des résultats annuels de 2016. Pour les analystes de la société de Bourse, «l’exercice 2016 atteste d’une nette amélioration des fondamentaux des sociétés cotées». Ces performances positives ont par ailleurs été intégrées au niveau des cours en Bourse.

En effet, durant les 6 mois ayant précédé la période de publication des résultats, le marché actions a connu une hausse significative de 28,4%. Par conséquent, les multiples de valorisation induits ont rejoint leurs niveaux normatifs observés ces 7 dernières années, expliquent les analystes.

Risque de baisse future
Ces performances, ainsi intégrées dans les cours, ont toutefois induit un renchérissement de la place. Le PER s’est établi à 19,1 fois les bénéfices en avril 2017 au lieu de 14,8 fois en décembre 2015 après un passage à 19,7 fois en décembre 2016. «Ce niveau de valorisation demeure ainsi 11% supérieur au P/E moyen de la cote sur les 7 dernières années (17,2x)», relatent les analystes. De même, le niveau des rendements des dividendes s’est légèrement dégradé. En effet, le dividende yield à avril 2017 se chiffre à 4% contre 5% en décembre 2015. Celui-ci s’aligne désormais sur sa moyenne historique de 7 ans, soit autour des 4%. Pour les analystes, «la hausse significative du marché actions durant les derniers mois refléterait un niveau d’exigence élevé des investisseurs envers les résultats futurs des sociétés cotées. Par conséquent, les valeurs ne pouvant justifier de leur niveau de valorisation actuel risquent d’être sévèrement sanctionnées à l’avenir». Ainsi, le seul garant de la performance boursière future des titres est leur capacité à générer de la croissance, expliquent les analystes.

Quatre valeurs de quatre secteurs
Dans cette vague, les analystes rappellent que quatre secteurs ont su se distinguer. Il s’agit en l’occurrence de la gestion portuaire, de l’agroalimentaire, de la distribution et des mines. À eux seuls, ils cumulent plus de 50% du résultat net part du groupe affiché par toute la place, soit 1,24 MMDH. La croissance de ces secteurs est drainée par quatre valeurs phares. Marsa Maroc, unique valeur du secteur de la gestion portuaire, a fait progresser sa capacité financière de 54,6% «sous l’effet d’un gain de parts de marché couplé à la bonne dynamique du trafic portuaire», expliquent les analystes.

Dans le secteur agroalimentaire -qui enregistre une hausse de 24,3% de ses profits- c’est Cosumar qui se distingue le plus. La société a, en effet, franchi les 900 MDH de bénéfice grâce à la montée en puissance de son activité export. Le secteur de la distribution, porté par Total Maroc, améliore ses bénéfices de 22%.

En effet, Total Maroc a su tirer profit de la libéralisation du secteur et de la nouvelle dynamique du parc automobile au Maroc à travers notamment le réajustement haussier de ses marges. Le secteur minier, pour sa part, affiche une progression considérable de l’ordre de 18,2% grâce à l’augmentation progressive de ses niveaux de production, mais surtout grâce au revirement de tendance des cours à l’international. En effet, les cours des métaux ont entamé un nouveau cycle haussier durant le dernier trimestre de 2016.


Portefeuille «conviction» d’Attijari Intermédiation

Le paramètre de performance bénéficiaire constitue le socle du portefeuille d’Attijari Intermédiation baptisé «conviction» et publié en décembre 2016. Ledit portefeuille est composé de 10 valeurs exerçant dans des secteurs d’activité porteurs, disposant d’une stratégie de développement claire et offrant un profil de croissance supérieur à celui du marché. Durant les 5 derniers mois, ce portefeuille a surperformé le marché actions tout au long de ses phase d’évolution. Au terme de la période étudiée, il affiche une performance boursière cumulée 3 fois supérieure à celle de l’indice MASI, soit 20% contre 6%.

Ce portefeuille est composé de Cosumar, de Marsa Maroc, de Managem, de Compagnie minière de Touissit, de Résidences Dar Saada, d'Addoha, de Total Maroc, de Delta Holding, d'Attijariwafa bank et de Wafa Assurance. Selon les prévisions des analystes, la croissance bénéficiaire moyenne des sociétés retenues s’élèverait à 11% par an sur la période 2017-2018 contre 5% pour l’ensemble de la cote.

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