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Production biologique, permaculture, réduction et recyclage des déchets, produits cosmétiques à naturels, le village des initiatives de la 2e édition du Chant des colibris Maroc, tenu les 5 et 6 octobre derniers à Casablanca, a réuni de nombreuses initiatives écologiques, faisant la promotion d’un mode de consommation et de vie donnant la priorité à la préservation des ressources naturelles. Coup de projecteur sur des promoteurs d’un mode de vie sain et soucieux de la défense de l’environnement au Maroc.

Retour à la terre
Oumaïma Abba avait une carrière bien tracée dans le monde de la communication et du digital. Elle a tout laissé tomber pour se lancer dans une aventure éco-entrepreneuriale. «Il y a deux ans, j’ai créé la marque Oummey dédiée aux produits cosmétiques alternatifs», explique-t-elle. Son ambition : «proposer à des personnes qui veulent mener une transition vers des produits naturels, tout en sensibilisant à des actes d’achat réfléchis et responsables. Depuis six ans, j’utilise moi-même ce type de produits et j’essaie de passer le message autour de moi». Ayant bénéficié de l’accompagnement de l’incubateur Bidaya, Oumaïma a transformé cette ambition en un projet : «les débuts sont difficiles mais quand on est passionné, on peut dépasser ces difficultés».

Le Chant des colibris offre l’occasion à Oumaïma et aux autres exposants de convaincre de nouvelles personnes à changer de mode de production et de consommation. Kamal Atila est membre du collectif Colibris Maroc, il est à l’initiative de ce rendez-vous annuel : «le collectif est composé de citoyens marocains voulant construire un monde respectueux de l’environnement, un Maroc où il fait bon vivre. Nous sommes tout insatisfaits de la qualité de l’air à Casablanca, nous agissons pour changer les choses chacun à son niveau et rappeler que le mode de consommation actuel n’est pas viable pour nous et pour notre planète». Cette deuxième édition a réuni 60 exposants contre 40 l’an dernier. Ces rencontres de deux journées se tiennent en partenariat avec l’Institut français de Casablanca.

Seddik Kebbaj a emprunté le chemin du retour à la terre. «Je suis à Tizourelt, c’est le bout du monde en langue amazighe», lance-t-il en rigolant. «Il y a dix ans, j’ai quitté Rabat et je me suis installé près d’Ifrane pour cultiver de la pomme bio», se rappelle-t-il. Sa motivation : «Je n’accepte pas de mettre des poisons dans l’assiette de ma famille ou d’autrui». Son combat depuis une décennie est de maintenir en activité cette terre : «Il fallait batailler dur. C’est le fruit le plus difficile à produire en bio. J’ai pris le risque de planter 2.500 arbres fruitiers». Ce choix fait qu’il a une production 50 fois moins élevée que celle de l’agriculture conventionnelle. C’est ce qu’on appelle une agriculture raisonnée. Wissal Benssmoussa a également fait le chemin inverse de la ville vers la campagne. Cette ingénieur en agro-industrie a investi dans un domaine agricole à Guelmin pour faire de l’agro-écologie et de la permaculture. «J’ai dû tout réapprendre», confie-t-elle. Avec son frère, elle porte le challenge de faire de l’agriculture biologique dans une zone saharienne. «Au départ, c’était une volonté familiale de réinvestir ce terrain. Par la suite, nous voulions promouvoir une agriculture saine et éthique. Tout en démontrant qu’une autre agriculture est possible dans un terrain saharien». La première année de ce projet a été consacrée à la réhabilitation des sols et à la réalisation de nombreux tests.

«Nous sommes très fiers des premiers résultats», se réjouit Wissal. Et d’ajouter : «nous avons présenté nos produits aux agriculteurs locaux pour leur montrer que oui c’est possible. L’objectif est aussi de créer un réseau d’agriculteurs dans la région pouvant changer de mode de production». Cette jeune agricultrice est motivée par l’engouement rencontré pour ses produits auprès de professionnels de la restauration à Agadir et Casablanca.

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